Les outils de recueils et de traitement de l'information - Spé Mercatique - Terminale STMG

Les outils de recueils et de traitement de l'information - Spé Mercatique - Terminale STMG

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Les outils de recueils et de traitement de l'information - Spé Mercatique - Terminale STMG

Le contenu du document

Le but de toute entreprise est de s’installer sur un marché rentable. La mercatique aide l’entreprise à s’installer, de façon pérenne, sur ce type de marché. Pour y parvenir, le client doit se positionner au cœur de sa démarche.

Or, la mondialisation de l’économie, l’apparition de nouveaux produits et de nouveaux marchés, l’abondance de l’offre, perturbent cet ordre établi et remettent en question la place du consommateur et de ses besoins au sein de la démarche mercatique.

Aussi, doit-on se demander qui influence l’autre : est-ce que la mercatique répond toujours aux besoins déclarés (par le biais des études de marché) des individus ? Ou bien cherche-t-il à créer de nouveaux besoins pour répondre à l’évolution de l’économie mondiale ?

PRÉREQUIS

  • Maîtriser les concepts et mécanismes de base spécifiques aux sciences de gestion étudiés en 1ère STMG dans les différents thèmes.
  • Maîtriser le thème 1 du programme : « Le consommateur est-il toujours rationnel dans ses choix ? ».

OBJECTIFS

À l’issu de la lecture de la leçon, je sais :

  • Identifier les types d’études mises en œuvre.
  • Différencier les types d’études mises en œuvre.
  • Porter un regard critique sur la méthodologie d’une étude.
  • Analyser les résultats d’une étude.
  • Repérer la contribution du SIM à la connaissance du consommateur.

Notions clés : Veille mercatique et commerciale ; étude documentaire ; étude qualitative ; étude quantitative ; SIM (Système d’Information Mercatique).

Introduction

Pour connaître et comprendre le consommateur et prévoir son comportement, il faut pouvoir recueillir son opinion, savoir ce qu’il pense.

Pour y parvenir, la mercatique dispose d’outils tels que les études de marché. Quelles soient qualitatives ou quantitatives, celles-ci permettent de répondre à des questions précises et de mettre en évidence les intentions du consommateur par rapport à tel ou tel objet d’étude.

I. L’ÉTAT D’ESPRIT MERCATIQUE

A. Définition

« Marketing » se traduit en français par « mercatique ». La mercatique est l’ensemble des actions qui ont pour objet de prévoir, constater, stimuler ou renouveler les besoins du consommateur. Autrement dit, la mercatique consiste à adapter la production et la distribution aux besoins des consommateurs. Ainsi le besoin du consommateur est au centre de la démarche mercatique. 

Avoir un « état d’esprit » mercatique, c’est être capable de se placer du point de vue du consommateur de façon à répondre au mieux à ses besoins.

L’entreprise doit donc à la fois satisfaire les besoins des consommateurs, tout en sauvegardant ses intérêts.  À cela s’ajoute la nécessité de conserver la clientèle en la fidélisant, ce qui suppose que le consommateur soit pleinement satisfait de son achat.

L’ « état d’esprit » mercatique évolue constamment.

LE CONSOMMATEUR -> A DES BESOINS -> QUE LA MERCATIQUE CHERCHE À SATISFAIRE.

L’entreprise doit connaître le consommateur pour mieux l’influencer.

À RETENIR.  Avoir l’esprit mercatique, c’est agir en fonction du consommateur.

B. Connaître et satisfaire les besoins des consommateurs

La mercatique part de la connaissance des besoins pour proposer une offre adaptée. C’est donc à partir de la réflexion sur le consommateur et sur ses besoins que découle le choix de la production et non l’inverse. Autrement dit, il s’agit de produire ce que souhaite le consommateur et non pas ce qui convient à l’entreprise.

La réponse de l’entreprise aux besoins exprimés sur le marché se définit par l’ensemble des actions portant sur : le produit, le prix, la distribution, la communication (mercatique mix).

C. Mise en œuvre des actions mercatiques

La mise en œuvre des actions mercatiques s’appuie sur une démarche rigoureuse axée autour d’une notion clé : le besoin. L’analyse du marché permet de détecter les besoins et d’identifier les concurrents et leurs actions.

Connaître le marché permet d’anticiper, de s’adapter et de mieux répondre aux besoins des consommateurs et de faire mieux que la concurrence.

ILLUSTRATION 1. Mise en œuvres des actions mercatiques.

 

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Les informations tirées du marché sont indispensables pour concevoir, communiquer et distribuer l’offre. Pour les recueillir, l’entreprise doit mettre en place un système performant de collecte et de traitement de ces informations : le SIM.

II. CONTRIBUTION DU SIM (SYSTÈME D’INFORMATION MERCATIQUE) À LA VEILLE MERCATIQUE ET COMMERCIALE

L’adoption d’un SIM par les entreprises résulte de la prise de conscience de l’importance de l’information et de la difficulté à la recueillir, la transmettre, la classer et la diffuser. L’information est une donnée essentielle pour le contrôle, la panification et, d’une manière générale, pour toutes les décisions prises par l’entreprise. 

D’autant plus que, plus une entreprise est importante, plus la quantité d’information nécessaire pour contrôler sa politique mercatique et toutes ses activités se révèle être considérable.

L’entreprise se trouve parfois à la tête d’informations inutiles :

  • soit parce que ces informations sont insuffisantes ou incomplètes ;
  • soit parce que, au contraire, elles sont trop abondantes et, faute d’être classées, elles sont perdues et donc inutilisables ;
  • soit parce que l’information est dispersée.

Tout cela a conduit les entreprises à adopter et à mettre en place des SIM.

DÉFINITION : SIM. Le SIM est, pour une entreprise, un processus organisé de recueils (collecte), de traitement (regroupement, actualisation…), de diffusion (constitution de rapports) et d’exploitation des informations destinées à servir de base aux décisions mercatique.

Le SIM est, à la fois, une mémoire de l’entreprise, un réseau de communication mercatique et un outil d’aide à a décision.

Le SIM, regroupe l’ensemble des ressources matérielles (logiciels, données procédures), permettant de collecter, de stocker, de traiter et de diffuser les informations pertinentes relatives à la demande, aux clients, à la concurrence et à l'environnement. Le plus souvent, le SIM est abordé sous forme informatique. Il doit souvent être actualisé afin d’aider à la prise de décisions.

À RETENIR. Le SIM constitue un outil d’aide pour les décisions de routine, de pilotage à court terme ou de stratégie à long terme. L’utilisation de logiciels experts permet de réaliser des simulations.

La clé d’une gestion réussie du SIM est l’actualisation (la mise à jour) des informations.

A. Les composantes du SIM

  • Ressources humaines ;
  • Ressources matérielles ;
  • Logiciels (veille, PGI) ;
  • Procédures (organisation de la veille).

B. Les fonctions du SIM, finalité

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Fournir des informations commerciales pertinentes à la prise de décision mercatique.

C. La validité des informations

Le SIM doit être mis à jour régulièrement et de façon automatique, afin de donner aux entreprises les informations les plus actuelles et les plus pertinentes afin d’aider à la prise de décision. Ces informations doivent être :

  • Actuelles ;
  • Pertinentes ;
  • Disponibles ;
  • Fiables.

III. LA VEILLE

La veille découle d’une prise de conscience au sein des entreprises de la nécessité de mettre en place une nouvelle forme de gestion de l’information axée sur des notions de qualité et non plus de quantité.  Il faut apporter une valeur ajoutée à l’information. 

Submerger d’informations, les entreprises n’arrivent plus à dégager les données dont elles ont besoin pour anticiper les marchés, c’est-à-dire d’avoir recours à une information stratégique génératrice de décisions et d’action sur son environnement socio-économique.

La veille s’appuie sur des moteurs de recherches, des forums de discussions… Une masse d’informations circule sur le net. Grâce à la veille, ces informations pourront être collectées, traitées et diffusées afin de permettre à une organisation de disposer d’informations optimales sur toutes les facettes de l’environnement dans lequel elle évolue. 

Elle permettra également, dans le cadre d’une démarche prospective, de repérer les signaux du marché qui permettront d’anticiper les changements nécessaires.

On effectue une veille sur Internet pour :

  • Suivre l’offre des concurrents ;
  • Connaître l’opinion des internautes sur les produits ;
  • Détecter les tendances émergentes de consommation ;
  • Suivre les changements d’orientation d’un domaine d’activité ;
  • Recevoir toutes les publications sur un sujet ou sur une marque précise.

Le but d’une veille est de fournir des informations validées, structurées, et immédiatement opérationnelles. La veille est une sorte de film qui permet de visualiser les évolutions dans le temps d’une étude en la réactualisant à intervalles réguliers. Une veille constante du marché apporte une avance informationnelle sur l’ensemble des parties prenantes et permet d’adapter la stratégie en fonction des évolutions perceptibles.

La veille n’est liée ni à la taille de l’entreprise, ni à un secteur d’activité particulier, mais est un état d’esprit tourné vers l’extérieur. Elle ne se limite pas à une classique surveillance de l’environnement mais nécessite une volonté d’innovation. Son domaine s’étend de la recherche d’informations jusqu’à leur interprétation pour créer une vision de l’environnement.

Quels sont les objectifs de la veille mercatique et commerciale ?

L’optimisation des choix commerciaux pousse l’entreprise à être à l’écoute permanente de son marché. Elle sonde ses moindres transformations, essaye d’anticiper ses évolutions. Pour cela elle doit organiser une veille lui permettant de collecter les informations indispensables pour une prise de décision fiable.

1. La veille mercatique et commerciale

Lorsqu’elle est commerciale et mercatique, elle porte sur l’environnement commercial, le marché et les parties prenantes de l’entreprise tels que les clients et les fournisseurs. Elle utilise des méthodes d’investigation et de recherche de type qualitatifs et quantitatifs.

2. Enjeux de la veille mercatique et commerciale

Elle permet d’anticiper les évolutions de l’environnement en profitant des opportunités commerciales et en contournant les obstacles et contraintes de ce dernier. Grâce à la veille mercatique et commerciale, l’entreprise peut :

  • Identifier de nouveaux marchés ;
  • Positionner ses produits en fonction des besoins ou comportements ;
  • Anticiper les modes et tendances et proposer des produits innovants ;
  • Surveiller la santé économique de ses clients et fournisseurs ;
  • Conserver sa position concurrentielle, ses parts de marché et ses facteurs clés de succès ;
  • Préserver son image par une communication adaptée ;
  • Maintenir et augmenter sa notoriété et son rayonnement.

Le rôle de la veille mercatique et commerciale est d’observer, surveiller de façon régulière les différentes variables relatives à l’environnement de l’entreprise et au marché, (concurrents, clients, consommateurs…) afin d’en anticiper les évolutions. Il sera donc nécessaire de mettre en place un SIM (système d’information mercatique) afin d’analyser la demande et la concurrence.

3. Les objectifs de la veille mercatique

La veille mercatique implique l’observation, la surveillance et l’anticipation de :

  • L’évolution de marché ;
  • La veille technologique ;
  • Le comportement des consommateurs ;
  • Les acteurs du marché (concurrents…).

4. Les objectifs de la veille commerciale

La veille commerciale implique l’observation et la surveillance :

  • Des clients (actualité, besoins, politiques tarifaires…) ;
  • Les prospects ;
  • Appels d’offres privées et publiques ;
  • Des fournisseurs et des nouveaux produits (qualité, santé financière, politiques tarifaires…) ;
  • Des distributeurs ;
  • Des concurrents.

À partir de l’analyse des points 1 & 2, seront prises des décisions mercatiques et commerciales.

5. Quels sont les moyens de la veille mercatique et commerciale ?

La veille mercatique et commerciale est mise en place grâce à différents types d’étude.

À RETENIR. La veille mercatique et commerciale dans une entreprise est indispensable afin d’évoluer avec le marché, ses clients, ses fournisseurs et observer la concurrence afin de pouvoir adapter son offre pour pouvoir garder un certain positionnement sur le marché cible, ou dans la branche concernée. Pour cela, différents outils sont utilisés et mis à jour de façon régulière pour permettre la collecte d’informations pertinentes, actuelles et fiables. Chaque entreprise possède sa propre méthode de veille.

6. Types d’information à collecter

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IV. LES ÉTUDES DE MARCHÉ

La recherche d’information constitue une étape préalable indispensable à toute décision commerciale. Une « bonne » décision nécessite une bonne connaissance de l’état du marché et de son environnement ainsi que des comportements et des réactions éventuelles des publics concernés.

A. Définition

DÉFINITION : Études de marché. Diverses activités organisées de collecte et d’analyse d’informations (enquêtes…), qui permettent de recueillir toutes les informations pertinentes sur les possibilités de vente d’un produit (offre et demande) :
- telles qu’elles se manifestent dans un espace géographique donné, à une époque donnée ;
- telles qu’elles sont susceptibles d’évoluer dans un avenir plus ou moins éloigné.

Ce sont donc, à la fois, un outil de diagnostic, d’analyse d’une situation (étude du présent) et un outil d’aide à la décision permettant d’élaborer les stratégies et les plans d’action (prévision du futur).

Les études de marché ont ainsi pour objet de réunir les informations nécessaires à la prise de décision en mercatique. Il peut s’agir :

  • … d’analyser le macro environnement. Étude de l’environnement économique, juridique, technologique, socio-culturel.
  • … de décrire le marché. Taille, répartition et évolution des différentes catégories de consommateurs et des différentes marques en présence…
  • … d’étudier les consommateurs. Il s’agit de repérer leurs motivations, leurs attitudes, leurs comportements et, de façon générale, leurs processus de choix.
  • … d’étudier la distribution. Les canaux de distribution utilisés et leur évolution, attitudes et comportements des consommateurs vis à vis de ces canaux, stratégies des distributeurs.
  • … d’étudier les concurrents. Identification, analyse de leurs stratégies et de leurs résultats.

B. Les sources d’information internes et externes

Pour connaître son marché et prendre des décisions, l’entreprise a besoin d’informations. Nous l’avons vu avec le SIM. Les informations nécessaires sont collectées auprès de différentes sources que l’on peut classer en sources internes et sources externes.

1. Les sources internes à l’entreprise

Les informations internes sont issues de l’entreprise elle-même. Les informations internes sont généralement moins coûteuses, plus faciles et plus rapides à obtenir que les informations externes. Mais elles peuvent être aussi moins objectives et plus partielles. Citons :

  • Fichiers clients ;
  • Fichiers fournisseurs ;
  • Réclamations et suggestions (clients, fournisseurs…) ;
  • Rapport des commerciaux ;
  • Informations concurrence ;
  • Documents comptables et financiers ;
  • Statistiques ;
  • Etc.

Ils permettent d’analyser les performances de l’entreprise, la situer sur le marché au sein de sa branche professionnelle. Les données sont principalement quantitatives et non qualitatives.

2. Les sources externes de l’entreprise

Les informations externes doivent être recherchées à l’extérieur. Par exemple, il peut s’agir de statistiques (de l’INSEE ou de syndicats professionnels) ; de données de panels, ou encore de résultats d’enquêtes auprès des consommateurs. Citons :

  • Organismes internationaux. ONU, UNESCO etc. ;
  • Organismes nationaux publics. INSEE, INPI, AFNOR, Chambre des métiers, Chambre de commerce, syndicats, fédérations professionnelles etc. ;
  • Organismes nationaux privés. UFC, FEVAD, Eurostaf etc. ;
  • Presse spécialisée. LSA, point de vente, divers magazines d’actualité etc. ;
  • Instituts d’étude. Médiamétrie, IFOP, Ubi France etc. ;
  • Annuaires d’entreprises. KOMPASS, CNIL, bottin etc.

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À RETENIR. Parmi les sources externes, on trouve : les sources secondaires et les sources primaires.

3. Les informations secondaires et primaires

Avant de se lancer dans une étude de marché, quelle qu’elle soit, il faut, au préalable, définir clairement les informations à recueillir. Ces données peuvent être classées en deux grandes catégories : les données secondaires et les données primaires.

Les données secondaires : lorsque l’on recherche une information sur un sujet donné, le plus simple est de commencer par se demander si l’information a déjà été recherchée par une autre personne ou un autre organisme.

À RETENIR. Les informations secondaires préexistent à l’étude de marché. Ce sont des données qui ont déjà été recherchées par d’autres personnes et qui peuvent donc être publiées, ou en tout cas accessibles. On pourra ainsi les utiliser une « seconde » fois : d’où le nom de « données secondaires ».

Ces données sont réunies à partir d’études documentaires. La recherche documentaire consiste à rechercher des informations secondaires, c’est à dire pré-existantes et qui devront être adaptées au problème à résoudre.  

Elle peut être réalisée par le SIM de l’entreprise sous la forme de consultation de bases de données, de revues professionnelles, d’ouvrages, documentations, de recherches sur Internet… Par exemple, les séries de mesures du PNB ou encore de la consommation nationale effectuées par l’INSEE.

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La collecte d’information secondaire présente quelques inconvénients :

  • Les informations obtenues sont souvent quantitatives ; 
  • Elles n'apportent pas assez d’explications sur les comportements et les motivations des consommateurs ;
  • Elles peuvent se révéler insuffisantes, ou inadaptées, ou peu pertinentes par rapport à la problématique que l’entreprise cherche à résoudre ;
  • Elles se révèlent parfois peu fiables, dépassées ou volontairement inexactes.

4. Les données primaires

Dans la mesure où les informations nécessaires n’ont pas pu être recueillies complètement à partir des sources internes ou documentaires, l’entreprise doit envisager de faire effectuer une étude sur les points à préciser. Les informations primaires sont créées au cours de l’étude de marché. Elles sont collectées pour un problème spécifique.

V. LES TYPES D’ÉTUDES : LES ÉTUDES QUALITATIVES ET QUANTITATIVES

D’une façon générale, on peut classer les études en deux grands types : les études qualitatives et les études quantitatives.

A. Les études qualitatives

Les études qualitatives sont parfois appelées « études de motivation » ou « études en profondeur ».  Elles permettent d’analyser, « en profondeur », les comportements mentaux d’un individu.

Les études qualitatives ont pour objectif d’expliquer les mécanismes psychologiques qui sous-tendent le comportement des individus. Elles concernent les motivations, les perceptions, les attitudes, les processus de décision. Il s’agit de repérer les principaux éléments du processus du comportement du consommateur ainsi que les facteurs qui peuvent l’influencer.

S’Il est important, en mercatique, de connaître les comportements des consommateurs (c’est à dire ce qu’ils achètent ou n’achètent pas, consomment ou ne consomment pas), il est tout aussi important de connaître les motivations de ces consommateurs et de connaître le « pourquoi » de leur comportement.

Les informations qualitatives répondent, en effet, à la question « pourquoi ». Autrement dit, elles permettent de comprendre le « pourquoi » du comportement des consommateurs et leur processus de décision. Elles cherchent essentiellement à éclaircir les raisons du comportement des publics étudiés.

Ces études portent sur un nombre réduit d’individu : petits échantillons 10 à 20 personnes en général qui ne sont pas forcément représentatifs mais qui doivent intégrer des individus de catégories très diverses de manière à mettre en évidence la plupart des motivations qui peuvent se rencontrer et les différents types du processus de choix.

Les résultats d’une étude qualitative ne sont pas extrapolables à la population parce qu’elles se déroulent sur un petit nombre d’individu qui ne constitue pas nécessairement un échantillon représentatif du public étudié. 

Les informations fournies par les études qualitatives permettent de produire des hypothèses, des concepts… concernant les comportements possibles. Hypothèses qui pourront être affinées, ensuite, par le biais d’une étude quantitative réalisée sur un échantillon plus vaste. 

Les informations fournies par les études qualitatives sont généralement plus difficiles à recueillir et à vérifier que les informations quantitatives.

Le but de cette étude, est de comprendre le comportement d’achat des consommateurs.  Dans ce cas, les entreprises utilisent plusieurs méthodes comme :

  • Des entretiens individuels ;
  • Des réunions de groupe ;
  • Des guides d’entretien aidant les entreprises à faire ressortir chez le consommateur ses motivations et freins à l’achat.

Il existe plusieurs techniques d’investigation qualitative.

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B. Les études quantitatives

Les études quantitatives permettent de rassembler des données chiffrées à partir d’un échantillon représentatif. Dans ces études, on s’intéresse aux faits, aux opinions émises, aux comportements.

L’outil utilisé pour la collecte des informations est le sondage, qui s’appuie sur un questionnaire. Elle permet d’obtenir des informations chiffrées représentatives de l’ensemble d’une population. Elles concernent le comportement manifeste des publics qui intéresse l’entreprise. 

Par exemple, en ce qui concerne les consommateurs, ces informations peuvent porter sur la notoriété des marques, les modes d’information utilisés, la possession des produits, les quantités achetées, les lieux et les fréquences d’achat etc.

Les informations quantitatives répondent aux questions : « qui ?», « quoi ?», « comment ?» et « combien ?». Les résultats sont extrapolables à la population.

Dans ce cas-ci, il s’agit de quantifier la fréquence des comportements des consommateurs (ex : comportement d’achat). Pour cela, plusieurs outils sont utilisés :

  • Panel. Étude sur un échantillon permanent.
  • Baromètre. Souvent, sous forme de questionnaire.
  • Recensement.
  • Sondage. Étude ponctuelle sur un échantillon.

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VI. MÉTHODE DE CRÉATION D’UNE ENQUÊTE

  • Définir ses objectifs ;
  • Type d’étude choisie ;
  • Définir les contraintes ;
  • Déterminer son échantillon (cibles potentielles) ;
  • Conception du questionnaire ;
  • Administration du questionnaire ;
  • Analyse des résultats.

VII. L’ENQUÊTE PAR QUESTIONNAIRE

A. Les étapes de l’enquête

  • Étape 1 : La phase préliminaire.
    • Définir l’objectif de l’étude (confirmer une hypothèse ou recueillir une information manquante).
    • Déterminer les contraintes et les moyens (date, délai, budget).
    • Déterminer le maître d’œuvre (réalisation par l’entreprise ou par un cabinet).

  • Étape 2 : Détermination de la population de base et l’échantillon.
    • La taille de l’échantillon sera déterminée en fonction du degré de précision souhaité et en fonction du budget disponible.
  • Étape 3 : Réalisation et administration du questionnaire.
    • Rédaction de questions et choix du procédé d’enquête (dans la rue, par téléphone).
  • Étape 4 : Dépouillement et analyse de résultats.
    • Traitement grâce à un logiciel SPHINX ou ETHNOS et rédaction d’un rapport.

  • Étape 5 : Diffusion et exploitation des résultats.

VIII. LES MÉTHODES D’ÉCHANTILLONNAGE

Avant de déterminer l’échantillon à interroger, il convient de déterminer la base de sondage, c’est à dire déterminer la population qui sera concernée par l’étude. On l’appelle population mère. Il s’agit souvent d’un sous-ensemble de la population totale. 

Par exemple : si on veut étudier les habitudes de consommation du tabac chez les jeunes, la population concernée sera les jeunes fumeurs. C’est à partir de cette population que sera prélevé un échantillon représentatif à interroger (il sera composé de collégiens, lycéens, étudiants, filles, garçons, citadins, ruraux, appartenance CSP). Il existe deux principales méthodes d'échantillonnage.

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Seul l’échantillon est interrogé, et les résultats seront extrapolés à la population mère.

A. Détermination de la base du sondage

La base du sondage est formée par la population que l’on veut étudier, c’est à dire la population mère. La population mère correspond au sous-ensemble de la population sur laquelle sera effectué le sondage.

IMPORTANT. Le choix de la base de sondage permet de répondre à la question : « qui interroger » ?

Par exemple, pour faire une étude de marché concernant une nouvelle marque de CD, la population mère pourra être constituée de l’ensemble des possesseurs de lecteurs laser.

B. Détermination de l’unité de sondage

La définition de la base de sondage implique que l’on précise l’unité d’échantillonnage. Il s’agit de définir des entités sur lesquelles portera l’enquête. Cela dépend du problème étudié : les unités de sondage peuvent être l’individu, la famille, voire même l’entreprise, la commune… Bien identifier les unités de sondage évite les risques de confusion dans l’interprétation des résultats.

En résumé :

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Conclusion

Pour comprendre le comportement du consommateur et parvenir à l’influencer, la mercatique dispose de différents outils. Les informations qu’elle possède doivent être régulièrement mises à jour pour être exploitables et servir à piloter l’entreprise. C’est la raison pour laquelle, une entreprise doit mettre régulièrement en place des techniques appropriées pour la collecte et le traitement des informations disponibles.

LE PETIT + DANS TA COPIE

  • Montrer que vous avez l’esprit mercatique.
  • Bien faire la différence entre les informations primaire et secondaire, interne et externe.
  • Connaître les endroits où trouver les informations est un plus apprécié des correcteurs.
  • Connaître les étapes d’une étude de marché peut vous aider.
  • Connaître la différence entre une étude qualitative et quantitative est essentiel et surtout savoir laquelle est extrapolable ou pas à la population.

POUR ALLER PLUS LOIN …

  • BD Astérix et Obélix : « Le domaine des Dieux » qui montre l’opposition entre le village gaulois et la société nouvelle.
  • À comparer avec « la Société de Consommation » de Jean Baudrillard qui explique que la société de consommation ne cherche pas à répondre aux besoins physiologiques (voir la pyramide de Maslow) mais cherche plutôt à offrir des biens ayant une signification sociale permettant de différencier leur possesseur de la masse.
  • Regarder les vidéos proposées par digiSchool sur les différentes notions abordées dans ce cours.
    • La démarche meratique
    • Le SIM
    • La veille
    • Les études de marché
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