Les décisions de gestion rendent-elles toujours une organisation plus performante ? - Sciences de Gestion - Première STMG

Les décisions de gestion rendent-elles toujours une organisation plus performante ? - Sciences de Gestion - Première STMG

Découvrez ce cours de Sciences de Gestion niveau 1ère STMG, rédigé par notre professeur, consacré au chapitre "Les décisions de gestion rendent-elles toujours une organisation plus efficace ?". Ce cours fait parti du thème "Evaluation et performance".

Les objectifs de ce cours sont de pouvoir analyser la relation entre le coût et le prix d'un produit ou d'un service, d'analyser la relation entre le prix, le coût et le niveau de qualité d'un produit ou d'un service, et d'analyser comment en privilégiant certains indicateurs, d'autres indicateurs peuvent être dégradés. Les thèmes associés à ce chapitre sont donc le prix, le coût, la marge, la qualité et la performance.

Téléchargez gratuitement ci-dessous ce cours de Sciences de Gestion intitulé "Les décisions de gestion rendent-elles toujours une organisation plus performante ?".

Les décisions de gestion rendent-elles toujours une organisation plus performante ? - Sciences de Gestion - Première STMG

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I. Les coûts, les prix et la marge

Les coûts représentent l’ensemble des charges indispensables à la production de biens ou services, quelle que soit l’organisation. Certaines charges sont dites variables, car elles évoluent proportionnellement avec l'activité tandis que d’autres sont dites fixes, car indépendantes du volume d’activité. Par exemple, une pizzéria crée des produits finis (pizzas) à partir de matières premières (sauce tomate, poivrons…). Les matières premières et fournitures représentent un coût qu’on qualifie de coût d’achat, auquel il faut ajouter le coût de production correspondant au coût lié à l’activité de transformation ; et enfin le coût de distribution (livraison par exemple) pour obtenir le coût de revient de cette pizza. A cela vous pouvez ajouter une boisson à votre commande, que la pizzéria ne produit pas, mais qu’elle achète à d’autres entreprises pour la revendre en l’état : c’est une marchandise. Il faudra ajouter au coût d’achat de cette boisson le coût de distribution afin d’obtenir le coût de revient de la marchandise vendue.

Si la pizzéria vend sa pizza en moyenne 10 euros hors taxes (12 euros TTC), elle gagne 5 euros par pizza si son coût de revient est de 5 euros, c’est sa marge. La détermination de la marge doit tenir compte du prix maximum que sont prêts à payer les clients. En effet, personne ne paierait une pizza 40 ou 50 euros, à moins que… Si la pizzéria vend 100 pizzas par jour, son chiffre d’affaires (hors taxes) est alors de 1 000 euros par jour.

Dans le cas de revente de marchandises, on parle de marge commerciale. Par exemple, un magasin de sports achète des baskets 50 euros HT et les revend 100 euros HT. La marge est alors de 50 euros. Le taux de marge, qui est le rapport entre la marge commerciale et le coût d’achat sera de 100% (50/50). Cela veut dire qu’à chaque paire de baskets vendue, l’entreprise dégage une marge équivalente à son coût d’achat.

Le calcul du coût de revient n’est pas qu’une préoccupation des entreprises. Une organisation publique peut également calcul le coût de revient d’un service non marchand comme les soins dans les hôpitaux, dans le but de mieux gérer l’argent public.


II. La qualité

Selon l’Afnor, « un produit ou un service de qualité est un produit dont les caractéristiques lui permettent de satisfaire les besoins exprimés ou explicites des consommateurs ». La qualité ne concerne pas seulement que les entreprises, mais aussi les organisations publiques et les associations, qui mettent en place une démarche qualité pour satisfaire les besoins des usagers et adhérents. Cela passe par l’amélioration des processus de production, ce qui réduira les coûts (efficience).

La qualité représente un coût pour l’organisation, il faut donc que le gain soit supérieur au coût de la qualité, en termes financiers mais aussi en termes d’image, de réputation. Elle doit effectuer un arbitrage entre les deux. Un produit de mauvaise qualité engendrera des coûts supplémentaires pour l’entreprise, par exemple avec plus de retours produits au service après-vente, et une détérioration de son image. Il ne faut donc pas qu’elle économise trop sur les matières premières ou les étapes du processus de production. De plus, un produit de qualité réelle supérieure peut représenter un coût trop important pour l’entreprise, car il n’induit pas forcément plus de ventes si les clients ne perçoivent par cette qualité supérieure et la valorisent.

La qualité est donc directement liée au coût et au prix. En effet, lorsque le client achète, le prix est pour lui un indicateur de qualité, et il cherchera à optimiser pour un prix donné cette dernière. Le rapport qualité/prix est fortement influencé par les représentations qu’il se fait du produit et de l’entreprise.

Dans sa prise en compte des variables prix, coût et marge, l’organisation peut être amenée à faire différents choix.

Elle peut réduire au maximum ses coûts, quitte à ce que la qualité soit très basse, dans un objectif de volume de ventes. Sa marge unitaire sera très faible, mais sera compensée par le volume important des ventes. C’est ce qu’a fait Free en 2012 en proposant un abonnement à 19,99 euros, pour gagner une part de marché en volume importante sur le marché de la téléphonie mobile, face à des concurrents puissants comme Orange ou SFR.

L’organisation peut décider de rechercher une forte qualité, quitte à avoir des coûts élevés et donc proposer des prix élevés. Dans ce cas, l’entreprise cherchera à atteindre un nombre relativement réduit de clients, sensibles à la qualité, prêts à dépenser plus. L’entreprise vendra moins, mais sa marge unitaire sera plus importante, ce qui compensera la faiblesse des ventes. C’est ce que propose la marque danoise d’équipements électroniques Bang & Olufsen qui propose des enceintes sans fil à plus de 1 000 euros.

Enfin, l’organisation peut choisir un prix optimal, qui concilie les deux exigences (coût et qualité). C’est le cas de bon nombre de produits vendus sur le marché, comme la pâte à tartiner Nutella, du groupe Ferrero.

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