La prise en compte du temps modifie-t-elle la décision ? - Sciences de Gestion - Première STMG

La prise en compte du temps modifie-t-elle la décision ? - Sciences de Gestion - Première STMG

digiSchool Bac STMG met à votre disposition ce cours de Sciences de Gestion de 1ère STMG, rédigé par notre professeur, sur le chapitre "La prise en compte du temps modifie-t-elle la décision ?". Ce cours est issu du thème "Temps et risque".

Ce cours est axé sur les contraintes temporelles auxquelles fait face l'organisation. Les objectifs de cette fiche sont d'expliquer en quoi le temps est source d'incertitude ; d'identifier, en lien avec le contexte proposé, les temps caractéristiques de l'organisation ; de repérer, dans une organisation en quoi des décisions prises à un instant peuvent affecter sa performance dans le futur et d'utiliser des données prospectives pour repérer l'incidence d'une évolution de l'activité sur son résultat et sa trésorerie. Les thèmes associés sont la veille informationnelle, le budget, le seuil de rentabilité, l'actualisation des flux financiers, la performance et les outils de planification et de gestion du temps.

Téléchargez gratuitement ci-dessous ce cours de Sciences de Gestion de 1ère STMG intitulé "La prise en compte du temps modifie-t-elle la décision ?"

La prise en compte du temps modifie-t-elle la décision ? - Sciences de Gestion - Première STMG

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I. L’HORIZON, LA PERIODE ET LA VALEUR DE L’INFORMATION

L’horizon de l’organisation est ordonné en termes échelonnées : court, moyen et long terme avec des niveaux décisionnels différents. 

Les décisions stratégiques engagent l’organisation sur le long terme. C’est le cas par exemple lorsqu’une entreprise décide de lancer un nouveau produit sur le marché, dans le but de consolider sa position sur le marché. Le risque associé est important. En effet, si le produit connaît un échec, cela peut mettre en péril la pérennité de l’entreprise (Wii U de Nintendo). Le moyen terme concerne l’allocation des ressources de l’organisation en vue d’atteindre les objectifs définis par la stratégie. Le court terme relève de l’opérationnel : il s’agit des décisions de gestion courante de l’organisation. Très peu risquées, ce sont des décisions qui sont répétitives et permettent la mise en œuvre de la stratégie (gestion des stocks par exemple).  

Le découpage du temps en périodes au sein d’une organisation est lié à différentes contraintes :

  • institutionnelles, comme la durée du travail (35h en France par exemple) ; 
  • sectorielles, comme les fluctuations saisonnières (on vend plus de parfums et de produits cosmétiques durant les deux derniers mois de l’année) ; 
  • technologiques. 

 

Pour prendre des décisions pertinentes, il est important de repérer l’importance de la valeur de l’information. C’est la qualité de l’information qui permet de prendre les meilleures décisions, et non pas son abondance. 

Une information de qualité doit être pertinente, c’est-à-dire qu’elle doit répondre aux besoins des utilisateurs. Elle doit également être fiable (sa source doit être sûre et vérifiée) et actuelle, c’est à dire relativement récente. 

Dans le contexte actuel très changeant, une information sur les concurrents peut vite devenir obsolète. Dans un souci de réagir vite et au mieux face aux évolutions de l’environnement, les organisations mettent en place une « veille informationnelle », une activité continue qui consiste à surveiller l’environnement de manière active et sélectionner les informations qui permettront d’anticiper ses évolutions. 


II. L’INCIDENCE D’UNE L’EVOLUTION DE L’ACTIVITE D’UNE ORGANISATION SUR SON RESULTAT : LE SEUIL DE RENTABILITE 

L’entreprise cherche à savoir si son activité lui permettra de dégager un profit, lui permettant ainsi d’être rentable. Le seuil de rentabilité est le chiffre d’affaires qui lui assurera un résultat égal à 0. 

Par exemple, un commerçant vend des vêtements de marque qu’il achète à des fabricants. Pour cela, il doit assumer un certain nombre de charges qu’on répartira en deux catégories :

  • les charges variables, qui varient proportionnellement au niveau d’activité ; c’est le cas par exemple des pulls qu’il achète, car plus il en vendra plus il faudra en commander au fournisseur ; 
  • les charges fixes, qui, quant à elles, sont indépendantes du niveau d’activité ; c’est le cas notamment du loyer de son local, dont le montant n’évolue pas en fonction des ventes de vêtements, et qu’il faudra malgré tout assumer si les ventes sont peu importantes. 

 

L’ensemble des charges variables constitue le coût variable et l’ensemble des charges fixes constitue le coût fixe. Il cherchera alors à déterminer le chiffre d’affaires à réaliser pour commencer à dégager un bénéfice. Il va décomposer le résultat en calculant d’abord la marge sur coût variable qui correspond au chiffre d’affaires auquel on soustrait le coût variable. Il lui faudra ensuite soustraire le coût fixe à la marge sur coût variable pour obtenir le résultat. 

Dans cet exemple, on remarque que le résultat est de 0 €. La marge sur coût variable permet de couvrir le coût fixe, on a donc atteint le seuil de rentabilité qui est de 100 000 €. Si la marge sur coût variable est inférieure au coût fixe, l’entreprise sera en perte, et inversement. 

Pour déterminer le seuil de rentabilité, on peut utiliser la formule suivante : 

Seuil de rentabilité = Coût fixe x Chiffre d’affaires / Marge sur coût variable

Ou Seuil de rentabilité = Coût fixe / Taux de marge sur coût variable

(Taux de marge sur coût variable = Marge sur coût variable / CA x 100)

Le commerçant doit donc réaliser un chiffre d’affaires de 100 000 € pour couvrir ses charges et commencer à faire un bénéfice. Ce seuil peut également s’exprimer en volume : 

Seuil de rentabilité en volume = Seuil de rentabilité en valeur / Prix de vente unitaire

Cela lui permettra de connaître la quantité de vêtements à vendre pour atteindre ce seuil. 


III. L’INCIDENCE D’UNE L’EVOLUTION DE L’ACTIVITE D’UNE ORGANISATION SUR SON RESULTAT : LA DEMARCHE BUDGETAIRE

La trésorerie correspond aux sommes d’argent disponibles en banque et en caisse de l’entreprise. La trésorerie doit être positive afin de pouvoir garantir la pérennité de l’organisation. 

Dans le cadre de son activité, notre commerçant engagera des dépenses (décaissements) et dégagera des recettes (encaissements). Le budget de trésorerie est un document prévisionnel permettant d’anticiper ces recettes et ses dépenses sur une période donnée (3 mois par exemple), évitant ainsi à l’entreprise d’être à découvert bancaire durant cette période. Il tient compte de sa capacité à pouvoir respecter ses engagements vis-à-vis de ses créanciers et se présente ainsi : 

La trésorerie en fin de période constituera la trésorerie en début de période pour la période suivante. Des décalages peuvent exister entre la facturation et les décaissements/encaissements si l’entreprise a accordé un délai de règlement à ses clients, et si ses fournisseurs lui ont également accordé un délai de règlement. S’il n’y pas de décalages, le budget des encaissements coïncidera avec le budget des ventes. 

Il faut également tenir compte de la saisonnalité de l’activité. En effet, un glacier aura une activité très intense durant les deux mois d’été par exemple, en raison des fortes chaleurs. Il est donc important d’en tenir compte pour établir les différents budgets, et donc prévoir la trésorerie nécessaire. 

Si la trésorerie prévue est négative, le commerçant peut envisager différentes solutions comme demander au fournisseur un paiement en plusieurs fois de la commande, ce qui lui permet d’étaler des décaissements sur plusieurs mois, ou alors demander une autorisation de découvert à sa banque. Si la trésorerie prévue est fortement excédentaire, il peut voir avec son banquier des solutions de placement financier. 


IV. L’ACTUALISATION DES FLUX FINANCIERS 

1 000 euros n’ont pas la même valeur maintenant que dans un an ou dix ans (inflation…). Il faut donc actualiser les flux financiers pour mesurer le choix d’un investissement en tenant compte du coût que représentent le temps et le risque, grâce au calcul de la valeur actuelle de sommes futures. 

Si l'on appelle i le taux d'actualisation et si C exprime le montant de la somme en question, la valeur actuelle de cette somme est : 

V = C(1+i)-n

n mesure le nombre d'années et i est le taux d'actualisation propre à l'année.

Une fois que les flux de trésorerie ont été actualisés, il est possible de comparer les sommes décaissées aujourd’hui aux sommes encaissées dans les années futures.

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