Les échanges favorisent-ils les rapports sociaux ? - Philosophie - Terminale STMG

Les échanges favorisent-ils les rapports sociaux ? - Philosophie - Terminale STMG

Voici le corrigé d'une dissertation de philosophie pour les séries technologiques du Bac, rédigé par notre professeur, sur le sujet : Les échanges favorisent-ils les rapports sociaux ?
Notre professeur a rédigé pour vous, et en détails, cette dissertation de philosophie sur le thème des échanges. Ainsi, vous pourrez comprendre ce qui est attendu de vous dans une dissertation philosophique.
Téléchargez gratuitement ci-dessous cette dissertation de philosophie sur "Les échanges favorisent-ils les rapports sociaux ?".

Les échanges favorisent-ils les rapports sociaux ? - Philosophie - Terminale STMG

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INTRODUCTION

Les échanges, quelles que soit leur nature, leur motivation ou les choses impliquées, font partie intégrante de toute activité humaine. Impliquant par nature une forme évidente de communication, il est naturel de les considérer comme le facteur fondamental de ce que nous appelons société. 

Mais si l’ensemble des rapports sociaux sont rendus possibles par les échanges, ces derniers sont-ils aussi à l’origine de certaines dérives sociales que nous pouvons constater ? Dans quelles conditions ce processus de communication peut-il devenir une source de conflit ? 

Pour répondre à ce problème, nous commencerons par examiner la part des échanges dans l’activité sociale de l’homme avant de mettre à jour les inégalités que les échanges peuvent provoquer.  


LES ECHANGES COMME MISE EN RAPPORT NECESSAIRE

  • Conditions des échanges. On n’échange pas seul : il faut être au moins deux pour échanger. Quel que soit le type d’échange ou son objet, sa pratique implique une forme de communication et un fonctionnement commun (chaque individu reçoit quelque chose ; en ressort changé, en qualité ou en quantité). (Mauss : dimensions morales et psychologiques des échanges). 
     
  • Au niveau individuel. Les échanges sont nécessaires à l’homme : échanges physiologiques, mais aussi éducationnels, culturels, sentimentaux, sexuels, etc. (éducation, enseignement, transmission, progrès : Hume, Kant). En outre, l’homme a besoin d’actualiser son humanité par les échanges avec d’autres hommes, il le fait par nécessité (Kant). Tout cela implique des rapports sociaux. 
     
  • Au niveau collectif. Les échanges sont à la base de nos sociétés, de nos civilisations : Platon (par l’échange du fruit de notre travail), Rousseau (par l’échange d’idées et le partage de règles communes).


TRANSITION

Ainsi, les échanges, plus que les favoriser, semblent être la matière première des configurations sociales. L’organisation sociale, à tous les niveaux (de l’organisme à l’Etat en passant par la famille ou l’école), suit les traces de nos échanges. Mais que se passent-ils lorsque ces derniers ne sont pas maitrisés ? 


LES CONSEQUENCES D’UNE INEGALITE, QUANTITATIVE OU QUALITATIVE, DANS LES ECHANGES

  • Les modalités d’échange. Lorsqu’il s’agit d’échanger des biens ou des services, l’homme a utilisé différents types d’échanges – don/contre don ; troc ; monnaie – qui favorisent, chacun à leur manière, les rapports entre les hommes. Mais chacun présente des limites qui à terme peuvent causer des problèmes de communication : la rivalité dans le don (Mauss), l’inégalité ou l’injustice du troc, les dérives de la monnaie (Aristote). 
     
  • Problèmes sociaux. La division du travail à la base de nos sociétés entraine une division des classes. Cela forme une inégalité et des conflits sociaux en tout genre (Rousseau, Marx). 
     
  • Problèmes culturels. Si l’homme est un être social, fondamentalement porté sur la communication et en tire profit, les échanges peuvent, dans certaines conditions, avoir l’effet inverse et mener au conflit. Les problèmes de communications ou les différences culturelles en sont l’exemple (il s’agit au fond du même problème). (Lévi-Strauss) 


CONCLUSION

Les échanges, plus qu’en être l’origine, forment le tissu même de l’organisation sociale. A tel point que l’ensemble des rapports sociaux se calquent ou se confondent sur les circuits d’échanges (de toutes sortes : affectifs, économiques, culturels, etc.). Dès lors, tout problème dans la société ne peut émerger que d’un dérèglement de ces mêmes échanges. Ainsi, le manque de maitrise sur ces derniers, qu’il soit volontaire ou involontaire, a souvent pour conséquence une mise en péril des rapports sociaux, notamment à cause d’inégalités, quantitatives et qualitatives, inhérentes aux échanges. 

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