Les échanges - Philosophie - Terminale STMG

Les échanges - Philosophie - Terminale STMG

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Les échanges - Philosophie - Terminale STMG

Le contenu du document

Dans ce cours sur les échanges, il va s’agir de comprendre les contours de cette notion, on ne peut plus actuelle puisque nous vivons dans une ère d’échanges maximisés ! 

D’abord nous partirons de la définition classique de l’échange comme échange de biens, suspendu à une fin de profit et souvent délétère dans ses conséquences (perversion de l’argent, aliénation de l’homme). 

Nous verrons ensuite qu’un autre type d’échange, au sens plus large, est possible : le don, qui a priori n’a rien l’air d’un échange, en fait partie. Échanges immatériels, où le gain ne se situe pas dans le financier. Échanges humains dénués d’intérêt.

PRÉREQUIS

Aucun prérequis, c’est un cours de débutant en philosophie, aucune crainte ! Il faut juste être vigilant quant aux distinctions conceptuelles employées et au vocabulaire spécifique utilisé.

OBJECTIFS

La définition de l’échange comme transfert réciproque ; L’échange propre de l’homme contre la loi du plus fort animale ; L’échange n’est ni le don ni le vol ; De l’échange par nécessité à l’échange financier (Aristote) ; Intérêt des besoins/intérêt des avantages ; Valeur d’usage/valeur d’échange (Smith) ; La division du travail ; L’autre allié ou ennemi ; De l’argent comme moyen à l’argent comme fin ; Perversion et aliénation du travail (Marx) ; Des échanges plus humains (Caillé) ; Le don comme échange extramatériel (Mauss).

Introduction

A. Définition

L’échange c’est l’action d’échanger une chose contre autre chose en contrepartie. Il s’agit donc d’un transfert réciproque : échanger c’est donner pour recevoir en retour, il n’y a pas don sans aucun retour, mais réciprocité : il est donc attendu qu’il y ait nécessairement un retour.

Les échanges sont de deux types : soit économiques lorsqu’on échange des biens ou des services, soit humains au sens large lorsqu’il s’agit d’échanges de paroles, de sourires, etc. L’échange n’est donc pas forcément aussi intéressé qu’il peut y paraître dans cette deuxième sorte d’échanges, alors que le fondement des échanges économiques semble bien être quant à lui la quête d’un intérêt mutuel...

B. Problématique

Est-ce que l’échange se réduit à de l’intérêt ou n’est-ce là que le pendant de l’échange économique ? Pourquoi les hommes échangent-ils ? Que cherchent-il, alors ? Un intérêt ou quelque chose de bien plus existentiel comme une solidarité ?

Et puis, tout peut-il s’échanger ou n’est-ce pas dans le fond assez mercantile ?

REPÈRE. Il faut bien distinguer l’échange (je te donne et tu me donnes), du don (je te donne sans rien en retour), du vol (je te prends). Ces distinctions conceptuelles sont fondamentales pour bien poser les jalons d’une notion.

I. L’INTÉRÊT AU FONDEMENT MÊME DES ÉCHANGES

A. À l’origine des échanges : l’intérêt

L’échange est intéressé car l’homme, contrairement à l’animal, ne peut répondre seul à ses besoins et c’est la raison pour laquelle les échanges se sont mis en place. En effet, chez l’animal, l’obtention de choses fondamentales à la survie se fait par des rapports de force. Il n’y a donc jamais échanges à proprement parler et seuls les animaux dominants s’accaparent les objets convoités. 

À l’inverse, l’échange se met en place chez l’humain d’une part parce qu’il est faible et qu’il a donc besoin des autres individus pour survivre, et d’autre part parce que l’homme n’est pas un animal, l’homme vit en société où ce n’est pas la loi du plus fort qui règne.

Chez l’homme se développe ainsi la faculté d’échanger. Mais cela ne repose pas sur un quelconque instinct grégaire mais sur de l’intérêt, c’est-à-dire le calcul rationnel servant l’égoïsme individuel. Parce que l’échange suppose deux termes et une réciprocité, il sert l’intérêt respectif des deux termes échangeant l’un l’autre. 

L’intérêt semble donc faire partie de la définition même de l’échange, lui être inhérent. Comment donc les échanges pourraient alors ne pas toujours être intéressés ?

B. Intérêt des besoins, intérêt des avantages

L’homme a besoin du concours de ses pairs, et évidemment il ne peut compter sur leur pur altruisme ou leur bienveillance. Le système des échanges s’est donc mis en place sur fond d’égoïsme et non d’humanité : “donne-moi ce dont j’ai besoin et tu auras en retour ce dont tu as besoin toi”. Ainsi donc nos besoins se satisfont parce que cela procure des avantages de l’autre côté. 

Dans les Politiques, Aristote dit que l’on peut échanger un bien contre de la monnaie ou des aliments. Avant, la société n’échangeait que dans le strict nécessaire (tel aliment contre tel autre), mais avec l’avènement de la monnaie, l’échange devient une affaire de profit et encore plus intéressé. Il n’a plus pour objectif premier de satisfaire un besoin mais de faire du profit. 

Aussi les échanges se focalisent sur les biens ayant une valeur marchande avant tout, plus qu’une valeur d’usage.

C. Valeur d’usage, valeur d’échange

Une chose sert, ou s’échange. Dans le premier cas on parlera de sa valeur d’usage (une chaussure sert à chausser), dans le second cas de sa valeur d’échange (lorsque la chaussure n’est plus perçue comme servant à chausser, mais comme servant de moyen d’échange). 

Ainsi Adam Smith, dans son ouvrage De la richesse des nations, montre-t-il la distorsion qui existe entre des choses très chères ne servant à rien, et des choses peu coûteuses absolument indispensables à la vie : « Il n’y a rien de plus utile que l’eau, mais elle ne peut presque rien acheter : à peine y a-t-il moyen de rien avoir en échange. Un diamant, au contraire, n’a presque aucune valeur quant à l’usage, mais on trouvera fréquemment à l’échanger contre une très grande quantité d’autres marchandises. »

REPÈRE. La valeur d’usage, c’est le degré d’utilité d’une chose, ce à quoi elle sert. Sa valeur d’échange ou valeur marchande, c’est le prix auquel elle se marchande. Les deux ne sont pas du tout liés entre eux, certaines choses parfaitement inutiles ayant une très grande valeur marchande et des choses absolument utiles aucune.

II. PERVERSION DES ÉCHANGES ET ALIÉNATION DE L’HOMME – LE RISQUE DES ÉCHANGES ÉCONOMIQUES, ÉCHANGES TROP INTÉRESSÉS OÙ L’HOMME SE PERD

A. L’autre, un allié ou un ennemi ? – La division du travail

Les échanges économiques fondent une relation particulière entre les membres d’une même communauté, qui s’apparente en même temps à des alliés et à des ennemis. 

Des alliés parce qu’ils bénéficient de l’entraide sociale que représente l’échange économique qui, comme le dit Hegel, manifeste « la dépendance mutuelle des hommes dans le travail et dans la satisfaction des besoins » (Principes de la philosophie du droit, §199). Mais c’est aussi le lieu d’une telle rivalité entre individus qu’ils en deviennent des ennemis.

La vie sociale est donc le résultat de cette confusion : elle se génère par la vie économique et les échanges en œuvre entre ses concitoyens, mais elle est toujours aussi menacée par eux. C’est encore plus le cas évidemment dans les sociétés modernes capitalistes, beaucoup moins dans les sociétés traditionnelles.

Il y a donc moins d’humanité dans la socialité des échanges que d’interdépendance des uns et des autres, complémentarité. Ce que montre particulièrement bien la division du travail.

La division du travail consiste en un partage total des tâches, pour aller plus vite et être plus rentables. Dans la division du travail, les hommes apprennent un métier et se spécialisent dans un type de travail particulier qui fait qu’ils ont besoin les uns des autres pour toutes les tâches qu’ils ne font pas eux-mêmes. 

L’exemple à retenir est celui de la manufacture d’épingles, d’Adam Smith, dans La richesse des nationsSmith explique que seul, un ouvrier pourrait à peine faire quelques épingles en une journée, tant il y a de tâches pour en faire une (la couper, l’empointer, émoudre le bout, frapper la tête, blanchir l’épingle, etc.) mais que dix ouvriers à qui l’on attribue une tâche spécifique dans la réalisation de l’épingle (chacun faisant un dixième de l’épingle) peuvent faire entre eux plus de quarante-huit milliers d'épingles dans une journée !

Si la division du travail génère de la vie sociale, cette vie sociale est exclusivement fondée sur de l’intérêt. 

Comme le dit encore Smith : « La division du travail une fois généralement établie, chaque homme ne produit plus par son travail que de quoi satisfaire une très petite partie de ses besoins ; La plus grande partie ne peut être que satisfaite que par l’échange du surplus de ce produit qui excède sa consommation, contre un pareil surplus du travail des autres. 

Ainsi chaque homme subsiste d’échanges et devient une espèce de marchand, et la société elle-même est proprement une société commerçante ».

B. De l’argent comme moyen, à l’argent comme fin

Aristote le dit très bien dans Les Politiques : à l’origine l’échange est une affaire de besoins et de nécessité, mais il change bien vite avec l’invention de l’argent et devient du profit.  

Du coup les échanges entrent dans une logique d’enrichissement coûte que coûte et non plus de satisfaction de besoins vitaux. Forcément alors l’argent passe du stade de moyen d’échanger à celui de finalité : on ne veut plus échanger que pour l’argent.

Le monde libéral tout entier est fondée sur cette idéologie de l’enrichissement qui pousse les hommes à travailler plus pour décupler leur pouvoir d’achat ! Cette logique est défendue par Adam Smith, pour qui elle serait génératrice de progrès, mais elle est fermement condamnée par d’autres pour qui elle aboutirait à de la perversion et de l’aliénation.

L’aliénation, c’est deux choses : 1) l’action de devenir autre que soi, de se dénaturer, de se transformer négativement, 2) c’est, dans le travail humain, l’état de celui qui se trouve devant les produits de son activité comme devant une puissance étrangère qui le domine. 

Ainsi Marx, dans le Capital, explique que l’aliénation du travailleur signifie que le travail devient un objet, mais qu’en plus il prend la forme d’une puissance hostile et étrangère qui gouverne les hommes et qui n’est plus un simple moyen pour eux.

C. L’argent comme perversion et comme aliénation

Marx, dans les Manuscrits de 1844, dit que « l’argent confond et échange toutes choses, il est la confusion et la permutation universelle de toutes choses : c’est le monde à l’envers, la confusion et la permutation de toutes les propriétés naturelles et humaines ». Pour lui, l’argent pervertit les rapports humains : c’est une puissance d’aliénation universelle qui destitue le travail. 

À cause de lui en effet le travail n’est plus l’expression d’une quelconque force créatrice de l’homme puisque le travailleur devient un objet échangeable, remplaçable, parmi d’autres. L’homme est objectivé par ce développement capitaliste des échanges et les rapports humains avec. 

Le travailleur n’est plus qu’une simple marchandise, il est déshumanisé, il n’est plus vu que comme l’argent qu’il peut rapporter, plus perçu dans sa dimension humaine ou ses valeurs morales et intellectuelles, inintéressantes car celles-ci ne sont pas négociables, mais à travers sa valeur marchande, comme un simple moyen de satisfaire un intérêt à moindre coût. 

L’argent est la forme supérieure d’une telle aliénation, la cause de tout. Et l’échange, sous sa forme marchande, est ce qui déshumanise les rapports humains.

Dès lors s’impose une contradiction entre la conception économique et la conception morale des échanges. La conception morale impose de traiter autrui comme une fin et pas comme un moyen, tandis que l’intérêt tend à imposer à autrui un échange qui ne lui sera pas favorable et qui ne sera donc pas digne de morale ou de respect. 

Tout cela explique pourquoi Marx en conclut que « le commerce noie tout dans les eaux glacées de l’égoïsme ».

III. UNE MULTITUDE D’ÉCHANGES – LES ÉCHANGES NE SERAIENT PAS QUE SUBORDONNÉS À UN INTÉRÊT, QU’ÉCONOMIQUES. MAIS ALORS, QUE PEUT-ON ENCORE GAGNER À ÉCHANGER DANS CE TYPE D’ÉCHANGES ?

Les échanges dignes de ce nom ne sont pas économiques, mais juste humains, au sens où ils se suffisent à eux-mêmes et ne sont pas payants. Peut-on gagner encore quelque chose, si ce n’est pas matériel, ou de l’argent ?

A. Les échanges au sens humain

L’échange matériel, l’échange des biens, n’est qu’un échange parmi d’autres, parmi un éventail plus varié. Les hommes n’échangent pas seulement des choses et des services, mais aussi des signes, des mots et des idées. Et on parle bien d’échanges dans ces cas-là : échanges d’idées, de sourires, de saluts. 

L’amour, la conversation, l’amitié, la diplomatie, les jeux, sont échange. Et le langage lui-même est une sorte d’échange...  Donc l’échange ne s’inscrit pas dans la seule satisfaction des intérêts économiques.

Échanger c’est entretenir des liens avec autrui, faire la preuve de son humanité. Or l’échange humain n’est-il pas premier par rapport à l’échange de marchandises ? N’échange-t-on pas des politesses, des paroles, des sourires, des savoirs, avant d’échanger des marchandises ? L’échange humain n’est-il pas l’échange primordial ?

C’est l’idée que défend Lévi-Strauss dans Nature, Culture et société. En effet, il explique que si l’inceste est socialement absurde et condamnable, c’est précisément parce qu’il exclut des individus du cercle des échanges matrimoniaux, alors que l’obligation de prendre le conjoint en dehors de la famille fonde précisément une réciprocité, un échange réel et authentique, contribuant ni plus ni moins qu’au développement de liens humains et sociaux.

Ces échanges au sens purement humain montrent que l’on peut gagner à échanger même si ce n’est pas de l’argent... Ici par exemple, on gagne en humanité là où avec les échanges économiques, on se déshumanise et où finalement on perd en humanité.

B. Le don

Il se peut aussi que l’échange porte non pas sur des marchandises, mais sur des dons. Dans les échanges sous forme de dons, on essaye toujours de donner plus que l’on a reçu : chaque don appelle un contre-don et un surdon. C’est donc finalement un échange aussi, mais bien particulier.

Le don est une sorte d’altruisme désintéressé, au sens où l’intérêt est autre que matériel. En théorie, le don est altruiste et n’attend rien en retour, il est donc en ce sens désintéressé. 

De plus, le contre-don en général n’est pas immédiatement adressé afin justement de briser la logique de l’échange. Ce qui traduit la volonté commune des deux parties de faire passer leurs dons respectifs pour des échanges libres et dénués d’intérêt.

Le don serait donc tout à fait moral là où l’échange serait intéressé et profitable. Le don serait moral là où l’échange basique serait toujours amoral parce que totalement intéressé. Mauss, auteur d’un Essai sur le don, l’explique très bien : « une partie considérable de notre morale et de notre vie stationne toujours dans cette même atmosphère de don, de l’obligation et de la liberté mêlés. 

Heureusement, tout n’est pas encore exclusivement classé en termes d’achat et de vente. Les choses ont encore une valeur de sentiment en plus de leur valeur vénale, si tant est qu’il y ait des valeurs qui soient seulement de ce genre. Nous n’avons pas qu’une morale de marchands ».

Mais le don, en apparence gratuit, ne saurait être absolument désintéressé. Pourquoi ? Car tout don apporte à celui qui le fait, en réalité, un gain de prestige. Donner, cela indique un certain mépris des biens matériels et une indifférence eu égard à ses propres intérêts et besoins. 

Cet exemple du don montre qu’on peut gagner à échanger, mais que le gain n’est pas forcément matériel et que la rationalité calculatrice n’explique que certains échanges économiques.

Pour le sociologue Caillé, dans Dé-penser l’économique, deux conceptions de l’homme sont engagées dans l’échange : 1) l’homme qui cherche à avoir et 2) celui qui cherche à être. 

Ces deux conceptions correspondent à deux types d’échanges propres à l’homme, l’échange visant à satisfaire un besoin, une utilité (l’échange donc intéressé), et l’échange qui se crée entre des individus ayant entre eux une relation intersubjective dénuée d’intérêt matériel. Pour le premier, nous dit Caillé, l’échange crée du bien, pour le second il crée du lien. 

Il y aurait donc l’échange au sens strict, celui des biens, et l’échange au sens de don, celui du lien. L’être est du côté du don, et non l’avoir. L’intérêt ne serait donc pas le véritable moteur de ces échanges-là :

 « Simplifions les deux conceptions principales de l’être humain qui s’opposent dans l’histoire de la philosophie. La conception la plus répandue, celle que condense l’utilitarisme, raisonne en termes d’avoir et se représente l’homme comme un être de besoin. Il a des besoins qui peuvent être plus ou moins matériels, plus ou moins vulgaires, plus ou moins élevés. 

Il peut avoir besoin de manger, de se vêtir, de se loger, avoir besoin d’argent, éprouver des besoins de pouvoir, de prestige, des besoins sexuels, etc. Quelles que soient les différences entre ces différents plans, dans le cadre utilitariste, ils sont tous pensés sur le registre du besoin ou de l’utilité. 

Si l’on raisonne ainsi, on se demandera quelle est la quantité de biens ou de services qui permettra de satisfaire ces besoins-là. Cette conception n’est sûrement pas totalement fausse (il est certain que nous avons des besoins à satisfaire) mais il n’est pas certain qu’elle touche à l’essentiel. 

L’essentiel semble davantage atteint par une autre représentation, qui raisonne en termes d’être et qui voit l’homme non pas comme le support de besoins satisfaits par des choses mais comme sujet pris dans des relations avec d’autres sujets, défini par celles-ci plus que par les biens qu’il consomme – un sujet constitué dans l’intersubjectivité. »

Tout ce que l’on gagne à échanger gratuitement ici, on le gagne en humanité, en lien affectif, en intersubjectivité. Il y a donc un gain d’échanges autre que matériel, humain.

REPÈRE. Deux types d’échanges existent donc, les échanges intéressés, pécuniaires, marchands, tendant à déshumaniser et objectiver les individus dans le terme de l’échange ; et au contraire les échanges à proprement parler humains, dont le don, ou tout rapport dénué d’intérêt économique.

Conclusion

Finalement, il y a deux types d’échanges. L’échange au sens strict, souvent négatif car noyé dans les eaux de l’égoïsme et de l’intérêt financier, où l’homme se perd face au profit. L’échange au sens large, plus noble, synonyme d’échanges humains, immatériels, davantage portés sur une sphère morale et intellectuelle.

LE PETIT + DANS TA COPIE

Lorsque tu dissertes sur les échanges, il faudra donc à tout prix préciser dans quel type d’échanges tu te situes : strict donc pécuniaire et intéressé, ou large, humain, désintéressé. La conceptualisation est ici très importante pour que le correcteur s’y retrouve.

POUR ALLER PLUS LOIN …

Regarde le film Les temps modernes de Charlie Chaplin, qui donne une illustration radicale de la notion de perversion et d’aliénation du travailleur de Marx.

Fin de l'extrait

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