La raison et les croyances : fiche de révision - Philosophie - Terminale STMG

La raison et les croyances : fiche de révision - Philosophie - Terminale STMG

Voici une fiche de révision de philosophie, rédigée par notre professeur, sur la raison et les croyances. Cette fiche de révison est valable pour toutes les séries Technologiques du Bac.

Vous y découvrirez les notions à maîtriser, les auteurs à connaître tels que Descartes, Pascal ou encore Spinoza. Vous verrez également quelques citations philosophiques sur la raison et les croyances, ainsi que les thèmes qui peuvent servir à construire des problématiques sur la raison et les croyances. Enfin, notre professeur vous donne une liste de sujets possibles.

Téléchargez gratuitement ci-dessous cette fiche de révision de philosophie sur la raison et les croyances pour le Bac STMG !

Document rédigé par un prof La raison et les croyances : fiche de révision - Philosophie - Terminale STMG

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NOTIONS À MAITRISER

L’homme est un être doué de savoir. La raison et la croyance sont, chez lui, deux manières ou deux voies d’atteindre la connaissance. Cependant, celles-ci présentent des procédés radicalement différents ; c’est pourquoi leur rapport, dont il est question ici, se traduit souvent par une opposition, voire une incompossibilité (c’est-à-dire qui ne semblent pas pouvoir exister ensemble : entre la raison et la croyance, il faut choisir). 

On dit que les productions de la raison sont rationnelles, c’est qu’elles répondent précisément aux critères de la raison. Ce que fait la raison, c’est mettre de l’ordre dans nos idées, dans nos sensations (les données sensibles), en les agençant suivant un raisonnement logique et par là valide. La raison construit et démontre son savoir : elle donne la preuve de ce qu’elle avance. Les démonstrations rationnelles sont vraies en tant qu’elles s’accordent ou se confondent avec la réalité. En outre, la raison est un moyen de communication de savoir sans commune mesure : si on dit qu’elle est objective, c’est qu’elle repose sur une logique universelle, partagée par tous les individus doués de raison. 

La croyance s’oppose à la raison sur l’ensemble de ces points. Elle est d’abord subjective, ne s’applique qu’à l’individu concerné (le cas de la foi religieuse), et ne paraît pas, faute de démonstration et de preuve, pouvoir être communiquée à autrui (je peux prouver un résultat mathématique, mais pas faire croire en dieu à quelqu’un). A l’image de la foi, une croyance est révélée, et non produite par logique. En ce sens, une croyance demeure ambiguë : elle tient du préjugé ou du pronostic. C’est une sorte de conclusion sans raisonnement. C’est pourquoi Spinoza insiste sur l’importance de connaître les causes des phénomènes (l’ignorance des causes renvoie à l’absence de raisonnement logique). 

Si la philosophie a, historiquement, préféré investir le domaine de la raison, c’est que celle-ci lui semblait la plus à même de rendre compte de la vérité. Ce n’est pas tant qu’une croyance est toujours ou nécessairement fausse, mais qu’on ne peut avoir la certitude de sa véracité (la croyance relève de la conviction, mais ne peux prétendre à la certitude qu’apporte la raison). D’où le projet cartésien de refonder l’ensemble du savoir en partant de zéro. 

Mais la réponse à la question de savoir si la raison doit supplanter définitivement la croyance (et la science supplanter la religion) dans la connaissance du monde reste en suspens : l’histoire montre une persistance, ou une résistance des croyances malgré le progrès des savoirs rationnels apportés par les sciences. C’est que, comme le propose Pascal, raison et croyance sont autonomes : non seulement elles n’ont pas le même objet, mais surtout ont leur propre mode d’accès à la vérité. La croyance permet d’atteindre les principes premiers, inaccessibles à la raison parce qu’indémontrables (axiomes) : elle le fait par le cœur, qui a la faculté de sentir immédiatement les choses. La raison, par sa logique, doit permettre de comprendre et d’argumenter ce savoir, tout en construisant du savoir à partir d’elles. 


LES AUTEURS À CONNAITRE

Descartes

Dans son grand projet de vérité, Descartes ne peut admettre la moindre ambiguïté concernant ses connaissances. C’est à cela que sert le doute comme méthode. Il faut être sûr de son savoir, et ne pas se limiter à la conviction de la croyance. C’est pourquoi il entreprend de refonder la connaissance à partir de zéro, en s’appuyant sur le critère de raison. 


Pascal

Pour Pascal, raisons et croyances représentent deux manières différentes d’atteindre la vérité et doivent cohabiter. Cependant, elles doivent garder leur autonomie : la religion ne doit interférer dans les affaires de la science qui peut prétendre à une complète autonomie. Certaines connaissances ne peuvent être atteindre par la raison. C’est le cas par exemple de l’existence de Dieu : mais la raison peut nous aider à savoir cependant s’il est préférable ou pas de croire en son existence (d’où le fameux pari de Pascal, à travers lequel il montre par raisonnement qu’on a plus à gagner à y croire). 


Spinoza

La raison repose sur des démonstrations logiques ; les croyances sont données telles quelles. C’est pourquoi chez Spinoza, les croyances fausses, les illusions, les superstitions prennent racines dans de mauvaises interprétations des phénomènes, encouragés par une ignorance des causes. La compréhension des causes permettant justement de reconstituer une lecture logique des phénomènes.  


Nietzsche

Nietzsche annonce la mort de Dieu (« Dieu est mort »), qui traduit un recul de la croyance en Dieu et de l’influence du christianisme sur la vie des individus. Cependant, l’héritage religieux est si profondément ancré dans la tête et dans les pratiques des gens (comme s’il avait dépassé le statut de croyance religieuse) qu’il prédit que la nouvelle mettra encore beaucoup de temps à être entendue. Notre conception du monde, notre connaissance des choses est toujours un mélange complexe de savoirs issus d’horizons divers. 


Wittgenstein

Pour Wittgenstein, la certitude reste de l’ordre de la croyance. Il s’agit cependant d’une croyance dont le statut, qui se vérifie davantage dans la pratique que dans la théorie, ne permet pas le doute. Par exemple, le fait que j’existe reste de l’ordre de la croyance (puisque c’est a priori invérifiable), mais tend vers la certitude en ce sens que j’agis toujours en prenant en compte le fait que j’existe. 


Citations sur la raison et la croyance

Descartes, Méditations métaphysiques

« Il y a déjà quelques temps que je me suis aperçu que, dès mes premières années, j’avais reçu quantités de fausses opinions pour véritables, et que ce que j’ai depuis fondé sur des principes si mal assurés, ne pouvait être que fort douteux et incertain ; de façon qu’il me fallait entreprendre sérieusement une fois en ma vie de me défaire de toutes les opinions que j’avais reçues jusques alors en ma créance, et commencer tout de nouveau dès les fondements, si je voulais établir quelque chose de ferme et de constant dans les sciences. »

Les opinions accumulées dont parle Descartes, n’étant pas validées par la raison, sont de l’ordre de la croyance. 


Pascal, Pensées

« Nous connaissons la vérité non seulement par la raison mais encore par le cœur, c’est de cette dernière sorte que nous connaissons les premiers principes et c’est en vain que le raisonnement, qui n’y a point de part, essaie de les combattre. »

Les connaissances acquises par le cœur et par la raison se complètent, et il est inutile à la raison d’essayer de supplanter le cœur dans des domaines qui lui échappent forcément. 


Wittgenstein, De la certitude

« On ne peut pas procéder à des expérimentations s’il n’y a pas nombre de choses qu’on ne met pas en doute. »

Toute expérience, tout phénomène, fait intervenir une infinité de paramètres dont on n’a souvent même pas conscience. Nous considérons dès lors certaines choses, non vérifiées ou invérifiables, comme allant de soi : autrement dit nous avons la certitude qu’il est inutile d’en douter. 


Freud, Nouvelles conférences sur la psychanalyse

« C’est notre meilleur espoir pour l’avenir que l’intellect – l’esprit scientifique, la raison – parvienne avec le temps à la dictature dans la vie psychique de l’homme. »

Tout en laissant s’exprimer les autres, il faut selon Freud que la raison soit la faculté humaine prioritaire. Cela en grande partie parce de par le caractère unificateur qu’elle représente en tant que « mesure commune » : les modalités de la raison sont objectives, universelles ; elles rapprochent les hommes, permet la compréhension et favorise la communication. 


LES THÈMES QUI PEUVENT SERVIR À CONSTRUIRE LES PROBLÉMATIQUES

Objectif/ subjectif : les données relatives à un objets sont objectives, elles sont perçues de la même manière par tous. Celles relatives à un sujet sont subjectives et ne concernent que lui (cf. la croyance est subjective et la raison est objective). 

Universel/ singulier/ particulier : relève de l’universel quelque chose qui s’étend et s’applique à l’ensemble de l’univers, tandis que le singulier n’en concerne qu’une partie (cf. la logique rationnelle est universelle, mais la foi ne concerne que l’individu ou l’ensemble des croyants). 

Intuitif/ discursif : l’intuition est instinctive et immédiate, et ce qui relève du discursif suppose la construction logique d’un raisonnement (cf. chez Pascal : la connaissance du cœur est intuitive, celle de la raison est discursive).  

Convaincre/ persuader : lorsque l’on tente de convaincre quelqu’un de quelque chose, on cherche à faire apparaître la preuve de ce que l’on avance ; persuader, au contraire, demande de se passer d’arguments logiques pour s’adresser directement aux sentiments, aux affects (cf. on use de la raison pour convaincre, mais lorsqu’il s’agit de persuader, c’est le cœur qui parle).  


SUJETS POSSIBLES SUR RAISON ET CROYANCE

Croire, est-ce le contraire de savoir ? 

L’homme peut-il se passer de religion ? 

Cherche-t-on toujours à connaître la vérité ?

Fin de l'extrait

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