La monnaie facilite-t-elle les échanges ? - Philosophie - Terminale STMG

La monnaie facilite-t-elle les échanges ? - Philosophie - Terminale STMG

Découvrez cette dissertation de philosophie pour les séries technologiques, rédigée par notre professeur, qui répond au sujet : La monnaie facilite-t-elle les échanges ?

Dans cette dissertation de philosophie sur la monnaie et les échanges, notre professeur a développé l'introduction, les différentes parties ainsi que la conclusion afin que vous puissiez mieux comprendre comment répondre à cette problématique.

Téléchargez gratuitement ci-dessous cette disertation de philosophie pour le Bac STMG sur "La monnaie facilite-t-elle les échanges ?"

La monnaie facilite-t-elle les échanges ? - Philosophie - Terminale STMG

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INTRODUCTION

La monnaie est, à l’origine, et dans la continuité du don et du troc, un mode d’échange économique. Mais plus que cela, elle s’en différencie en devenant le support potentiel de tout type d’échange, en tant qu’elle permet, comme unité commune de mesure, la commensurabilité de l’ensemble des objets propices à être échangés. Elle est, en ce sens, un véritable facilitateur pour les échanges. 

Cependant, malgré cela, un problème subsiste. En effet, la condition fondamentale de la monnaie repose sur la possibilité de déterminer, dans une même unité, la valeur des objets échangés : mais comment déterminer la valeur monétaire de ces derniers ? Cette difficulté peut-elle remettre en question le rôle si important de la monnaie dans les échanges ? 

Pour répondre à ce problème nous verrons successivement, dans cette perspective, les avantages et les limites de la monnaie. 


PREMIERE PARTIE

Ce qui précède l’invention de la monnaie – modalités, avantages et contraintes des précédents échanges :

  • Le don/contre don : le don consiste à donner sans pour autant attendre quelque chose en retour. Mais Mauss montre qu’il constitue une forme d’échange, en tant que le receveur a tendance à faire un don pour équilibré son rapport avec le donneur. Problème : on ne cherche pas nécessairement l’égalité dans le contre-don, et celui-ci appelle, même inconsciemment un nouveau don.
     
  • Le troc : c’est l’échange d’un bien ou d’un service contre un autre. S’il s’avère fonctionnel, il atteint ses limites lorsque les échanges tendent à se complexifier. En effet, comment déterminer la valeur d’un chose par rapport à une autre, de nature différente (exemple : combien de kilos de carottes contre un pantalon) ? 

 


On en vient à proposer la monnaie comme réponse à ces problèmes : 

  • Elle donne une valeur à chaque chose, qu’elle que soit sa nature, et dans la même unité de mesure.
     
  • Elle permet a priori l’égalité dans des échanges plus justes.
     
  • Facilitation de la possibilité « différer » les échanges, de les médiatiser : non seulement dans le temps, mais dans la multiplication des intervenants (échanges à plusieurs)
     
  • Les échanges s’enrichissent et se complexifient, et sont par conséquent plus adaptés à l’évolution des besoins des individus. 

 


TRANSITION

Les avantages principaux de la monnaie sont l’attribution d’un système de valeur commun à tous les objets, et la possibilité d’envisager des modalités d’échanges plus complexes. Reste que la monnaie présente aussi quelques contraintes. 


DEUXIEME PARTIE

  • Le problème principal vient précisément de sa qualité première : il faut parvenir à déterminer une valeur monétaire aux choses. On peut proposer différents critères, comme le temps de travail, sa pénibilité, la rareté des objets, la qualité des services, la compétence des producteurs/créateurs/travailleurs. Reste que ces critères demeurent quelque peu relatifs et de fait, peuvent avoir des conséquences nuisibles (Marx). La valeur dépendant notamment d’une utilité changeante en fonction des contextes, elle ne peut jamais être absolue (Foucault).
     
  • Une véritable égalité ? De par des critères relatifs, les échanges peuvent l’être tout autant. Certaines choses prennent une valeur dénuée de sens (métaux précieux, œuvres d’art, etc.). En réalité, avec le temps, le système qui évalue la valeur des objets n’est plus lié à la fonction originelle de la monnaie, mais prend une certaine autonomie.
     
  • Certaines dérives découlent de ce changement de statut de la monnaie, qui n’est plus simplement le support des échanges. La monnaie a par exemple une fonction sociale. On évoquera la chrématistique (Aristote), mais aussi les inégalités liées à ces dérives, qui ne concernent pas seulement la sphère économique, mais se répercutent dans la sphère sociale.
     
  • Si la monnaie facilite certains échanges, ce n’est pas le cas pour tous. En effet, il y a des choses qui ne doivent ou ne peuvent être échangées, ou encore qui ne s’achètent tout simplement pas : les droits fondamentaux, les sentiments, l’amour, les êtres humains eux-mêmes, etc. (Rousseau). 

 


CONCLUSION

La monnaie, en tant que support des échanges, a grandement facilité leur pratique, en les rendant plus riches, plus aisés, et a priori plus égalitaires. Elle a permis, de ce fait, d’accompagner et de favoriser le développement de la civilisation. 

Le problème qu’elle pose cependant est d’arriver à déterminer la valeur que l’on attribue aux choses. Or, si l’on est parvenu en partie à le régler, certaines des dérives dont elle fait l’objet, et qui sont dus à la relativité des critères de valeur, restent problématiques.  

Demeureront toujours des choses dont la valeur est tout simplement inestimable.

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