Désirer, est-ce s'empêcher d'être heureux ? - Philosophie - Terminale STMG

Désirer, est-ce s'empêcher d'être heureux ? - Philosophie - Terminale STMG

Aujourd'hui, nous vous proposons un nouveau sujet de Philosophie : Désirer, est-ce s'empêcher d'être heureux ?". Ce sujet entre dans le programme de Philosophie du bac STMG et des autres séries technologiques.

Ce cours porte sur la correction de cette question et c'est donc une ébauche de dissertation coomposée à l'aide d'une introduction, de plusieures parties et d'une conclusion.

Téléchargez ce sujet sur le désir et le bonheur en philosophie pour le Bac STMG.

Désirer, est-ce s'empêcher d'être heureux ? - Philosophie - Terminale STMG

Le contenu du document

 

Introduction

La recherche du bonheur accompagne la majorité des actions humaines. Cela semble étroitement lié au rapport qu’entretiennent, chez l’homme, désir et bonheur. En effet, il apparait que la satisfaction de nos désirs favorise l’accession à un état de bien-être.

Cependant, désir et bonheur ne s’accordent pas tout le temps, et il n’est pas rare que cette quête du plaisir nous apporte autant, voire plus de malheur que de bonheur. Ainsi, nous en venons à nous demander si le processus même de désir n’est pas un obstacle au bonheur.

Autrement dit, qu’est ce qui dans le désir peut nous empêcher d’être heureux ? Ne peut-on pas parvenir à être heureux tout en usant du désir ?

Dans un premier temps, nous allons voir comment le processus de désir nous fait sans cesse rater le bonheur, pour, dans un second temps, essayer de montrer de quelle manière il est possible de retirer quelques plaisirs tout en s’accommodant au mécanisme complexe du désir.

 

Première partie

  • L’homme est un être de désir, c’est le moteur de ses actions. Il semble difficile de s’en défaire.
     
  • Le désir répond à un manque qui une fois comblé apporte un certain plaisir (L’hédonisme, Calliclès).
     
  • Certains désirs ne nous promettent que du malheur : il faut opérer une distinction (Epicure)
     
  • Le désir se base sur un manque, on ne peut désirer que ce que l’on n’a pas. Ainsi, la satisfaction est temporaire, implique de nouveaux désirs immédiats, etc. : le bonheur par la satisfaction est une forme d’illusion (Schopenhauer).
     
  • Si l’on cherche uniquement son propre plaisir, on peut souffrir en retour du malheur causé à autrui (Rousseau).
     
  • Le processus de désir nous fait « rater » le bonheur : il est rétrospectif et projectif, jamais dans les temps (exemple de la santé, de la jeunesse).

 

Transition 

Le désir ne semble pas, en effet, mener au bonheur durable. Est-ce cependant une raison suffisante pour dire qu’il nous empêche totalement d’être heureux ?

 

Deuxième partie

  • Le manque à la base du désir est la source du bonheur pour nous puisque nous ratons toujours le bonheur quand il est présent. S’il nous semble toujours ailleurs, reste que le désir nous fait quand même ressentir une certaine forme de bonheur.
     
  • Désirer, c’est aussi savoir jouir du bonheur par projection, par imagination (Rousseau). Il faut profiter de cela à travers le plaisir pris à désirer et à sa recherche – « la chasse est meilleure que la prise » (Pascal).
     
  • Le désir est multiple, tous ne nous apportent pas du malheur. Il faut apprendre à les distinguer, à trouver l’équilibre entre ceux qui procurent du plaisir et les autres : pour en profiter tout en ne les subissant pas (Epicure).
     
  • Le bonheur n’est pas seulement un plaisir facile des sens : en tant qu’être de raison, l’homme peut prendre un certain plaisir à être digne de ses actions qui par principe ne rendent pas particulièrement heureux – apprendre (Descartes), faire son devoir (Kant).

Transition : la connaissance et l’expérience du désir peut ainsi nous permettre de comprendre son fonctionnement et l’appréhender avec sagesse et hauteur.

 

Conclusion

Le bonheur est un outil du désir pour nous faire accomplir des choses. Le désir, par nature, s’il participe au bonheur, ne semble pas permettre d’atteindre le bonheur comme état de bien-être durable. On peut cependant s’en accommoder pour profiter de certains plaisirs tout en ne subissant pas son mécanisme. C’est un processus complexe qui, bien utilisé, ne nous empêche pas par définition d’être heureux.

Le problème ne vient peut-être pas tant du désir en lui-même mais de notre définition du bonheur : l’idée d’un bonheur parfait et durable serait une illusion entretenue par le désir lui-même pour nous pousser à aller toujours plus loin.

Fin de l'extrait

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