Croire est-ce le contraire de savoir ? - Philosophie - Terminale STMG

Croire est-ce le contraire de savoir ? - Philosophie - Terminale STMG

Afin de vous aider dans vos révisions et votre apprentissage, digiSchool Bac STMG et notre professeur de philosophie vous proposent la correction d'un sujet de dissertation en philosophie : Croire, est-ce le contraire de savoir ?

Ce corrigé de Philosophie est détaillé : il est composé d'une introduction, de deux grandes parties et d'une conclusion, le tout rédigé entièrement. Cet exemple de dissertation de philosophie vous aidera à comprendre ce qui est attendu de vous lors de cet exercice.

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Croire est-ce le contraire de savoir ? - Philosophie - Terminale STMG

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Introduction

On a coutume de distinguer la croyance du savoir, tout particulièrement à travers le rapport qui oppose la religion, lieu de prédilection de la première, à la science, qui repose elle sur les principes de la raison. 

Le savoir, comme par nature, relève d’une connaissance vraie, que l’on peut démontrer, prouver, et qui ne supporte pas le moindre doute. Dans ces conditions, il va de soi que la raison, du fait de ses principes, de sa logique, de son objectivité et de son universalité, semble la mieux armée pour y prétendre. En effet les connaissances relatives à la croyance s’accompagnent d’une certaine ambiguïté : elles relèvent moins de la certitude que la conviction, tendent vers le préjugé, autrement dit l’impensé, et il semble alors difficile de s’y fier complètement en matière de vérité. 

Cependant, l’histoire montre que la cohabitation entre ces deux modes de production de connaissance pose un problème complexe. Force est de constater que les progrès de la science n’ont qu’en partie éclipsé l’influence religieuse et que la croyance persiste. 

Nous sommes alors tentés de nous demander si le savoir passe exclusivement par le travail de la raison, ou encore si la vérité se doit nécessairement d’être toujours rationnelle. 

Pour cela, nous verrons dans un premier temps qu’en effet, le savoir est intimement lié à la raison et que de ce fait, il semble exclure la simple croyance. Puis nous essaierons de dégager dans un second temps ce qui fait la spécificité de la croyance vis-à-vis de la raison, lui octroyant alors une fonction pertinente au côté de celle-ci dans l’élaboration de connaissance. 


Première partie

  • La quête du savoir est une quête de vérité : il s’agit de connaissances qui correspondent à la réalité de notre expérience du monde. Or la vérité, par principe, n’est pas plurielle ; elle est ce qu’elle est et rien d’autre, et par conséquent elle ne peut souffrir d’aucune contestation, aucun doute. Lorsque Descartes s’emploie à refonder l’ensemble de nos connaissances, il reprend, avec logique, de zéro, car il les suppose gangrénées d’opinions et de préjugés divers dont il n’est pas sûr. 
     
  • L’absence de certitude (celle qu’offre la raison) peut nous amener à mal interpréter le monde, et méconnaitre finalement l’ensemble des phénomènes de la nature. Spinoza insiste sur l’importance de connaître les causes des choses. Autrement dit, de faire une lecture logique et rationnelle du monde. C’est de cette absence de logique que proviennent les illusions. 
     
  • Contrairement à la foi religieuse et aux croyances, qui sont subjectives et ne valent véritablement qu’en tant que l’on y croit, la raison est universelle et repose sur des principes indiscutables partagés par tous les êtres doués de raison. Il semble normal que le savoir, qui prétend à la vérité, ne peut exister qu’en ces termes. Freud explique en outre qu’une civilisation donnant la priorité à la raison serait un lieu privilégié de communication positive et de compréhension. 


Transition : mais comment expliquer, malgré l’évolution des sciences et des connaissances rationnelles, la persistance des croyances ? Ces dernières incarneraient-elles un mode de connaissance différent, qui pourrait cohabiter avec la raison ? 


Deuxième partie

  • Nous expérimentons des moments, des conditions singulières, où la banalité ou le caractère trop ordinaire de la raison semble ne pas suffire à nous contenter. Par exemple, les réponses de la science aux questions portant sur l’existence manquent de nous rassurer. La croyance en une vie après la mort, telle qu’elle est proposée par les religions, peut s’avérer alors plus prolifiques, et peu importe que ce soit vrai ou pas. L’imaginaire, le possible prend alors le pas sur une vérité insuffisante.
     
  • Pour Pascal, croyance et raison ne s’occupent pas des mêmes choses, et doivent pouvoir jouir d’une totale autonomie. Le cœur traite des principes premiers, dont l’intuition est instinctive et échappe à une raison dont le rôle est de construire, à partir d’eux, du savoir. Par conséquent, il est nécessaire de faire cohabiter ces deux modes de connaissance. 
     
  • En définitive, quelque que soit la manière dont on connaît, le plus important est la façon dont on utilise le savoir. C’est ce qu’explique Wittgenstein, pour qui même la certitude est une forme, certes plus sûre, de croyance. Une connaissance est d’autant plus certaine que l’on agit en conséquence. Le savoir se vérifie dans la pratique, pas dans l’abstraction des systèmes rationnels.  


Conclusion

La raison est, en termes de savoir, un outil particulièrement puissant. Mais c’est un système dont on peut entrevoir les limites. La croyance présente aussi des limites, tient certes souvent du préjugé, tend parfois vers le pari ou le pronostic, mais cela ne veut pas dire pour autant qu’une croyance est nécessairement fausse. 

En outre, si la rationalité n’a pas recouvert l’ensemble de notre conception du monde, c’est peut-être que certaines connaissances échappent tout simplement à la raison. Et c’est alors vers la croyance qu’il faut se tourner : mais peut-être pas, seulement, par défaut. 

Fin de l'extrait

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