Corrigé de Philosophie (2/3) Bac STMG Pondichéry 2018

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Retrouvez sur digiSchool le corrigé n°2 de Philo du Bac STMG Pondichéry 2018. Au menu cette année : "La Culture sert-elle à changer le monde ?".

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Corrigé de Philosophie (2/3) Bac STMG Pondichéry 2018

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SUJET 2 : LA CULTURE SERT-ELLE À CHANGER LE MONDE ?

ACCROCHE : Les grands changements de l’Histoire semblent d’abord être le fait d’actes politiques comme par exemple la prise de Rome par les Barbares et la chute de l’Empire romain ou encore les évènements de la Révolution française qui ont fait disparaitre la royauté, pourtant établie pendant presque 1300 ans.

OBJECTION : Pourtant la Révolution française n’aurait jamais vu le jour sans la révolution culturelle qui eut lieu juste avant, au siècle des Lumières, où Encyclopédistes et Philosophes n’ont cessé d’attaquer la Monarchie et l’Église, alors dominantes, et ont diffusé des écrits prônant un nouveau modèle politique et social.

REPRISE DU SUJET : donc la culture sert-elle à changer le monde ?

ANNONCE DE LA PROBLEMATIQUE : L’enjeu de la question sera de savoir si le but de la culture est réellement de servir à changer le monde et, si oui, à quelle condition elle le peut.
ANNONCE DU PLAN : Nous définirons le terme « culture » dans une première partie. Ensuite nous verrons en quoi la culture semble en effet servir à changer le monde. Enfin nous verrons que si la culture peut effectivement servir à changer le monde, elle doit le faire en tenant compte de principes transcendants que sont les valeurs de juste et d’injuste, bien et de mal.

PARTIE 1 : QU’EST-CE QUE LA CULTURE ?

A. La culture désigne l’ensemble des manifestations de la pensée et des actions des hommes qui forment une société. Elle désigne également l’ensemble des valeurs et des codes qui conditionnent la pensée et les actions. Ainsi sont culturels aussi bien les croyances religieuses, les rituels funéraires, la célébration des mariages mais aussi l’éducation, la politique et la prise en charge des personnes les plus vulnérables de la société. Le but de l’éducation est d’ailleurs de transmettre à l’enfant tout un bagage culturel dont il aura besoin pour interagir avec les autres et évoluer au mieux au sein de la société. La culture est en partie la résultante de l’histoire d’une société mais aussi du contexte géographique, économique dans lequel elle se trouve. Elle permet aux hommes qui partagent cette même culture de former un groupe pacifique, unis autour de valeurs communes. La culture apparait donc d’abord et avant tout comme le liant social, la source de cohésion nécessaire à la bonne marche de toute société.


B. Le monde est changeant d’un point de vue géologique, écologique. Et les hommes et les idées qui le constituent sont également changeants. En effet plus l’homme connait le réel qui l’entoure, plus il s’approprie les moyens de le maitriser ou de parer à ses effets (exemple : l’invention de bâtiments anti-sismiques), plus ses idées et ses actes vont évoluer. La connaissance scientifique a ainsi largement contribué à faire disparaitre les croyances superstitieuses même si certaines demeurent encore. Et si l’homme évolue, sa culture aussi. En ce sens la culture est changeante. Mais si la culture évolue en parallèle d’autres changements, elle peut également être elle- même l’origine de changements politiques au sociétaux.

PARTIE 2 : LA CULTURE A SERVI À CHANGER LE MONDE MÊME SI CELA N’A PAS TOUJOURS ÉTÉ POUR LE MEILLEUR

A. La culture est donc le lieu privilégié des valeurs et des idées.

Or ces idées et ces valeurs sont les boussoles qui font que les sociétés choisissent d’évoluer dans un sens ou dans un autre. « Ce sont les idées qui mènent le monde » écrivait d’ailleurs Ernest Renan.

Nous l’avons mentionné, sans les écrits des philosophes des Lumières, sans même une certaine critique sociale que l’on trouve déjà dans les pièces de Molière comme « Tartuffe » ou « le Bourgeois gentilhomme », il est fort probable que la France n’ai jamais connu les évènements de 1789 tels qu’ils se sont déroulés.

C’est une révolution culturelle qui a permis une révolution politique ; et parce que la culture et la politique sont directement liées, la culture peut tout-à-fait servir à changer le monde.

B. Il se produit parfois l’inverse : c’est le politique qui utilise le culturel afin de changer le monde.

Toutes les grandes dictatures du 20ème siècle, une fois installées au pouvoir, ont opéré une révolution culturelle. Le but était bien sûr d’affermir le nouveau pouvoir politique en place en imposant des idées et des valeurs nouvelles, et en supprimant ce qui représentait culturellement l’ordre ancien.

C’est pourquoi nombre de monuments prestigieux ont été abimés pendant les révolutions, ils représentaient une culture et des valeurs anciennes. Ainsi il apparait clairement que la culture peut servir à changer le monde au sens où elle modifie les idées et les valeurs qui structurent la vie des hommes.

PARTIE 3 : MAIS, AFIN QUE CES CHANGEMENTS RESTENT BÉNÉFIQUES POUR L’HOMME, LA CULTURE, QUAND ELLE VEUT CHANGER LE MONDE, DOIT S’APPUYER SUR DES PRINCIPES TRANSCENDANTS.

A. En effet si la culture peut servir à changer le monde...

...Elle ne doit moralement le faire que dans l’objectif d’améliorer la vie et l’épanouissement des hommes.

Elle doit respecter leur nature et leurs besoins. Elle doit également respecter la finalité propre à notre nature : le bien individuel, qu’on appelle le bonheur et le bien commun, sans lequel il est impossible de construire son bonheur individuel. Il est évident que les pratiques eugénistes ou les discriminations de faciès qu’Hitler voulait imposer lors de son IIIème Reich, ne peuvent pas être considérées comme une bonne avancée culturelle !


B. La culture doit donc s’appuyer sur des principes transcendants et supérieurs à elle, sous peine de nuire à l’homme.

Ces principes sont des valeurs de juste et d’injuste, de bien et de mal, que l’homme peut connaitre grâce à son intelligence. Il semble qu’en terme d’idées ou de valeurs, l’homme ne peut rester neutre.

Il doit les critiquer, les passer au crible de sa raison afin de préserver sa liberté et parfois aussi la société dans laquelle il vit. C’est ce qu’ont tenté de faire les résistants allemands de la Rose Blanche, Hans et Sophie Scholl, en diffusant des tracts critiquant le nazisme dans leur université.

CONCLUSION

BILAN : La culture est donc d’abord un moyen de cohésion et d’harmonie sociale mais elle peut aussi être un moyen de changer le monde en agissant sur les idées et les valeurs qui le régissent.

REPONSE DEFINITIVE : Mais il est clair que si la culture peut changer le monde, ce changement n’est pas forcément bénéfique. C’est donc à l’homme d’utiliser sa raison et d’exercer un esprit critique par rapport aux valeurs et aux idées qui viennent influencer sa culture. Ce n’est qu’à cette condition que la culture pourra permettre des changements bénéfiques.

Ce n’est qu’à cette condition que l’homme pourra préserver la société qu’il habite de changements désastreux pour son bonheur et sa liberté.

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