Correction Sujet 2 Philosophie - Bac STMG 2017

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Consultez gratuitement le corrigé du sujet 2 de l'épreuve de Philosophie du Bac STMG 2017. Cette correction est également valable pour toutes les séries technologiques du Bac 2017.
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Pour rappel, le sujet était "Pour trouver le bonheur, faut-il le chercher ?". Il ne s'agit pas d'un corrigé type mais de propositions de correction. L'important dans l'épreuve de dissertation est de construire une argumentation rigoureuse et d'analyser précisément les termes du sujet. L'organisation de la dissertation peut être toute autre, en fonction de la réflexion personnelle du candidat.

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Correction Sujet 2 Philosophie - Bac STMG 2017

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ANALYSE CONCEPTUELLE

2 expressions en parallèle : rechercher le bonheur / trouver le bonheur. Syntagme courant de la « pursuit of happiness ». 


Bonheur : état de complétude, de satisfaction complète et de sérénité. Notion associée : Souverain bien. A distinguer du plaisir et de la joie.

Rechercher le bonheur c’est le but de la vie humaine, tout le monde désire l’atteindre en lui donnant un sens différent, en faisant varier le contenu de l’idée de bonheur. Cela suppose de savoir ce que c’est le bonheur pour soi, et de savoir comment l’atteindre. Rechercher : une quête, poser une finalité.


Pouvoir : possibilité et légitimité -> peut-on espérer atteindre le bonheur ? (Précisément on voit que c’est l’objet d’un espoir) et doit-on rechercher le bonheur ? (Quel risque on court en le cherchant ? De ne pas le trouver justement, de le manquer.

Trouver le bonheur : atteindre un certain état ?


PROBLEMATIQUE

2 problèmes principaux donc : 

- D’abord, celui du contenu incertain, relatif du bonheur. Il y a donc dans la recherche éperdue du bonheur un risque d’illusion, on peut passer sa vie à poursuivre une chimère si bien que :

 1. On ne l’atteint jamais

 2. On s’est donné une finalité inaccessible et vide.


- Ensuite, peut-être que la recherche du bonheur ruine la possibilité de le trouver justement, parce qu’on est perpétuellement tendu vers une fin lointaine et chimérique, on gâche tous les moments présents (question du rapport au présent).


-> le bonheur doit-il être considéré comme la fin de la vie humaine ou le rechercher consiste-t-il au contraire à se condamner à une perpétuelle déception et donc au malheur ?


ANNONCE DE PLAN

1. Le bonheur comme finalité de la vie humaine

2. L’illusion du bonheur

3. Favoriser le plaisir pour être heureux


PREMIERE PARTIE

Le bonheur désigne dans la philosophie antique l’état de complète satisfaction et de plénitude. On est heureux quand on n’a plus rien à désirer, quand on est parfaitement comblé. Cet état est le but de toute vie humaine, nous cherchons tous à atteindre le bonheur qui est aussi associé à l’idée de perfection. Une vie semble pleinement achevée, réussie (injonction contemporaine à réussir sa vie + tous les ouvrages de développement personnels qui donnent des conseils pour être heureux, comme s’il y avait une espèce de mode d’emploi, cf La Vie, mode d’emploi de Perec…) si on a trouvé le bonheur.


Si le bonheur est la fin commune à tous les hommes, sa réalisation dépend de chacun. La « recherche » du bonheur, la quête est propre à chaque individu en fonction de ce qu’il considère indispensable à son bonheur. 


- Epicure, La Lettre à Ménécée = le bonheur c’est une certaine forme de plaisir, celui qui est stable, immobile, complet et durable, qui assure la sérénité de l’âme (ataraxie) et la fin des troubles. Au lieu de rechercher la succession des plaisirs éphémères et de se perdre dans une logique de désir insatiable, il faut opérer un tri dans les plaisirs et collectionner ceux qui sont susceptibles de nous satisfaire durablement. Epicure les appelle « désirs naturels nécessaires ». Ces plaisirs purs permettent d’atteindre l’absence de souffrance corporelle, la tranquillité de l’âme et la vie heureuse. 


- La recherche du bonheur comme principe d’action. Cf Ethique à Nicomaque, Aristote. La recherche du bonheur guide nos choix, nos actions les plus communes parce que nous voulons toujours maximiser notre bonheur. Aristote distingue trois formes de bonheur, le plaisir (vie en fonction du corps), la politique (vie en fonction de la vertu et de l’honneur), la méditation / pensée (vie selon la raison). Il hiérarchise ces trois formes. Seule la vie contemplative que mène par ex le sage permet d’atteindre le bonheur, c’est-à-dire le souverain bien. 

“Nous ajouterons que le bonheur est aussi la chose la plus désirable de toutes, tout en ne figurant pas cependant au nombre des biens, puisque s’il en faisait partie il est clair qu’il serait encore plus désirable par l’addition fût-ce du plus infime des biens : en effet, cette addition produit une somme de biens plus élevée, et de deux biens le plus grand est toujours le plus désirable. On voit donc que le bonheur est quelque chose de parfait et qui se suffit à soi-même, et il est la fin de nos actions”


Transition

Le bonheur est toujours posé comme fin de la vie. S’il s’agit bien d’une fin universelle, le contenu du bonheur varie cependant en fonction des individus, la quête du bonheur est une affaire personnelle. Alors, il semblerait que trouver le bonheur soit une entreprise dont le résultat n’est pas certain. 


DEUXIEME PARTIE

La quête du bonheur n’est jamais assurée d’arriver à son terme. On peut rechercher toute sa vie le bonheur sans jamais l’atteindre. Ainsi, il semblerait que la recherche du bonheur contienne en elle-même un potentiel d’illusion. Le bonheur, conçu comme état de complète satisfaction, est peut-être une chimère. A force de le chercher, on se rend malheureux parce qu’on ne le trouve jamais, on est perpétuellement déçu. Alors il faut reconsidérer la définition du bonheur.


-> Pessimisme et définition négative du bonheur chez Schopenhauer dans Le Monde comme volonté et représentation. Le bonheur est conçu comme une suspension de la douleur et non comme une satisfaction durable. La volonté, qui est le principe d’organisation du monde, vise sans arrêt sa satisfaction, de sorte qu’elle peut se comporter de manière égoïste. Il faut chercher, pour être heureux, à diminuer le pouvoir de la volonté parce qu’elle est source de désirs perpétuellement insatisfaits. 


-> Tendre vers le bonheur comme vers un objectif lointain et inaccessible nous fait peut-être manquer le bonheur justement, qui se trouve dans le présent. Cf Pascal sur le rapport au présent dans les Pensées. Nous ne faisons que voyager dans nos souvenirs du passé et dans nos projets futurs sans jamais prendre le temps de vivre, en oubliant que le bonheur se trouve peut-être dans l’instant présent et qu’il faut en profiter. 


Transition

Au lieu de consacrer sa vie à un bonheur chimérique, on peut essayer de vivre au mieux, de chercher les bonheurs et non pas le bonheur en tant que telle. Alors, le bonheur se rapproche du sens de plaisir.


TROISIEME PARTIE

Cultiver le plaisir semble être la meilleure solution pour s’assurer un minimum de satisfaction aussi éphémère et incomplète soit-elle. Il faut rechercher un juste milieu entre le désir effréné qui change constamment d’objets et la déception permanente face à un bonheur qui semble ne pas exister.


- Le juste milieu de la joie, Spinoza, l’Ethique. Entre le bonheur et la jouissance qui sont deux modèles concurrents d’accomplissement personnel avec leurs limites respectives. Pour que la vie ne soit pas uniquement consacrée à une finalité qui lui est extérieur, on peut choisir de cultiver la joie comme « augmentation de la force d’exister » chez Spinoza. 


- Puisqu’on ne peut pas définir le bonheur par lui-même, on considère qu’il correspond à un état maximal de satisfaction comme l’explique Kant à partir des philosophies antiques. Cependant, on ne peut même pas savoir si la satisfaction est bien maximale. Donc le bonheur est vraiment un idéal de l’imagination que je ne peux définir, de sorte que je ne parviens pas à identifier les moyens pour me rendre heureux. On peut seulement éviter d’être malheureux grâce à la raison.


CONCLUSION

Eviter le piège de la logique effrénée du désir et celle de l’hédonisme aveugle.

Bonheur pas comme idéal de maximum atteint mais peut-être dans un juste milieu.

Alors, contre le plaisir fugace et la logique de jouissance, contre le chimérique bonheur, on peut choisir la joie qui est une notion dynamique et sur laquelle on peut agir pour la cultiver. 

Fin de l'extrait

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