Correction Bac Blanc #2 de Philosophie - Bac STMG

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Retrouvez la correction de l'épreuve du Bac Blanc #2 de Philo série STMG !

Télachargez le sujet de cette épreuve de Philosophie. Pour rappel, le sujet portait sur les échanges, avec comme problématique : Les échanges sont-ils à l'origine de la société ?.

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Correction Bac Blanc #2 de Philosophie - Bac STMG

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LES ECHANGES SONT-ILS A L’ORIGINE DE LA SOCIETE ?

 

INTRODUCTION 

Accroche : De fait les hommes ont besoin de pouvoir échanger pour survivre. Et le meilleur moyen d’échanger est de se retrouver pour former une société.  Comme le dit Platon dans la République : « Il y a, selon moi, naissance de sociétés du fait que chacun de nous, loin de se suffire à lui-même, a au contraire besoin d'un grand nombre de gens. […] S'il en est donc ainsi, un homme s'adjoignant un autre en raison du besoin qu'il a d'une chose, un second en raison du besoin d'une autre ; une telle multiplicité de besoins amenant à s'assembler sur un même lieu d'habitation une telle multiplicité d'hommes qui vivent en communauté et entraide, c'est pour cette façon d'habiter ensemble que nous avons institué le nom de société politique. » 

Ainsi il semble que les échanges entre les hommes soient à l’origine de la société.

Objection : Mais si les hommes ne se mettaient en société que pour échanger, sacrifier sa vie pour la société serait inutile puisque dans un modèle ou un autre les hommes échangent. Pourtant il y a des hommes qui sont morts pour que leur modèle de société perdure, on peut citer notamment le cas de la Seconde Guerre Mondiale.

 

Reprise du sujet : donc les échanges sont-ils à l’origine de la société ? 

 

Annonce de la problématique : en effet l’enjeu de la question sera de savoir si c’est seulement pour échanger que les hommes se sont « mis en société », et dans quelle mesure les échanges fondent la société ? N’y aurait-il pas d’autres composants essentiels à l’apparition de la société et à son maintien ?

 

Annonce du plan : Dans un premier temps nous définirons le terme société, dans un second temps nous verrons que les échanges sont bien à l’origine de la société et enfin qu’ils ne suffisent pas pour fonder une société, qu’il y a d’autres facteurs en jeu.

 

IL FAUT DONC COMMENCER PAR DEFINIR LE TERME « SOCIETE » AFIN DE SAVOIR CE QUI LA COMPOSE

 

 

a) La société semble être le milieu naturel de l’homme. En effet le cas des enfants dits « sauvages » comme le cas de Victor L’Aveyron montre que sans une société qui l’entoure l’homme ne peut que très difficilement survivre et encore moins développer toutes ses facultés humaines. En effet, les travaux d’Abraham MASLOW révèlent que l’homme est constitué d’une multitude de besoins. Ces besoins sont autant d’ordre physiologiques que psychologiques et il ne peut y répondre seul. 

 

La science a récemment découvert les neurones dit « miroirs ». Ceux-ci nous permettent de reproduire ce que nous voyons, ce sont les neurones de l’apprentissage. Or il faut impérativement un autre qui fasse devant nous pour que ces neurones soient activés. Ainsi la société semble clairement être le milieu naturel de l’homme, en dehors duquel la survie et le développement sont hypothétiques et difficiles. Enfin il faut rajouter que l’homme trouve son bonheur en partie dans sa relation à autrui : cela lui permet d’apprendre, d’échanger, mais aussi d’être reconnu pour ce qu’il est : lui-même. Cela lui permet aussi de trouver du sens à son existence dans les relations affectives notamment. 

 

b) La société est constituée de valeurs qui lui sont propres. De même chaque société porte un idéal de bien commun auquel les habitants adhèrent et participent. Ces valeurs font partie d’une culture. Elles peuvent être religieuses, philosophiques. Généralement elles concernent l’homme et son bonheur. La société s’organise autour de ses valeurs : elles servent de critères pour autoriser ou interdire certaines pratiques. En France par exemple ces valeurs sont issues du christianisme (ex : ne pas travailler les dimanches) et de la Révolution de 1789 (ex : les Droits de l’homme).

 

Transition : que ce soit pour répondre à leurs besoins, trouver du sens ou pour partager des idées, il semble bien que ce soit pour échanger que les hommes se sont mis en société.

 

IL SEMBLE EN EFFET QU’ECHANGER SOIT INDISPENSABLE A L’HOMME ET DONC QU’EN CE SENS, LES ECHANGES SOIENT BIEN A L’ORIGINE DE LA SOCIETE

 

a) Comme nous l’avons vu, il y a interdépendance entre les hommes : chacun a besoin des autres pour répondre à ses différents besoins. Et les talents sont aussi diverses, c’est pourquoi il semble tout à fait naturel de se rassembler afin de profiter du talent des autres et de leur faire profiter du nôtre. De fait, les échanges sont nécessaires à la survie de l'homme : l'homme seul expérimenterait un décalage entre ses besoins et ce qu'il est capable de produire. Les hommes   ont donc besoin de se réunir en société afin de subvenir ensemble à leurs besoins. En ce sens, l'échange est bien à l'origine de la vie en société.

 

b) Echanger c’est donner l’équivalent de ce que je reçois ; l’équivalence est la notion clé des échanges. Elle permet ainsi à chacun de donner ce dont il n’a pas utilité et en contrepartie de récupérer ce dont il a besoin. Ce terme désigne aussi bien des échanges d’ordre matériels (nourriture, …) qu’immatériels (écoute, temps ...). 

Les échanges sont clairement un pilier de la société car ils permettent à chacun de trouver un         certain équilibre : je donne ce que j’ai contre ce que je n’ai pas. Chacun participe ainsi au développement de la vie en société et s’en trouve gratifié.

 

Transition : Toutefois la société ne peut se construire qu’autour des échanges. Les échanges, qu’ils soient économiques, culturels, affectifs ne peuvent être la seule cause de l’apparition de la société et de son maintien.

 

CE QUI EST NECESSAIRE POUR CONSTRUIRE LA SOCIETE

 

a) Premièrement, les échanges doivent être encadrés et régulés pour rester au service de l’homme et de son bonheur. En effet les dérives du capitalisme nous montrent que les échanges peuvent clairement se faire au détriment de l’homme. C’est à l’autorité de la société qu’il incombe de protéger le citoyen de ces dérives possibles en encadrant les échanges. 

 

b) La société permet également à l’homme de trouver du sens. L’homme vit en société parce qu’il a un besoin inné de vivre en relation avec son semblable. Or les relations entre les hommes ne peuvent se réduire toutes à l’échange. Il y a également une part de don dans ces relatons, notamment dans l’amour et dans l’amitié. De même heureusement que la société est aussi en partie fondé sur de la gratuité et du don, que tous les rapports entre les hommes ne se résument pas à donner l’équivalent de ce que l’on reçoit. En effet dans cette logique, les malades, les personnes âgées, les enfants, tous ceux qui ne sont pas ou plus en mesure de donner l’équivalent de ce qu’ils reçoivent seraient donc exclus de la société.

 

CONCLUSION 

 

Bilan : Ainsi nous avons vu que l’homme est par nature un animal politique, c’est-à-dire sociable. Il a besoin de vivre en société. Mais si La société facilite ses échanges, ce n’est pas uniquement pour pouvoir échanger que l’homme vit en société.

 

Réponse définitive : Il semble que même si les échanges sont en partie à l’origine de la société, ils n’en sont pas l’unique fondement : ils peuvent être accompagnés de dons et de gratuité. Tout ne peut pas rentrer dans le cadre d’un échange et encore moins d’un échange économique.  Il faut donc conclure que la société ne peut pas et ne doit pas se construire qu’autour des échanges. Dans cette logique l’amour, l’amitié, l’éducation, la solidarité et tout ce qui ne rentre pas dans le cadre de l’échange, viendraient à disparaitre.

 

Ouverture : Il faudrait alors se poser la question de savoir si ce n’est pas à la politique de veiller à ce que les échanges, et notamment les échanges économiques, ne se fassent pas au détriment de l’homme et des valeurs que nous venons d’énoncer.

Fin de l'extrait

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