Chercher à satisfaire tous ses désirs, est-ce une bonne règle de vie ? - Philosophie - Terminale STMG

Chercher à satisfaire tous ses désirs, est-ce une bonne règle de vie ? - Philosophie - Terminale STMG

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La dissertation consistera à réaliser une introduction, deux parties avec transition et une conclusion.

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Introduction

A travers l’ensemble de ses actions, l’homme semble guidé par la recherche du bonheur, lui-même motivé par le désir.

C’est aussi un être social qui a besoin de ses congénères pour mener à bien ses projets.

Or, la quête continue du bonheur, qui passe par la satisfaction des désirs, peut rapidement apparaitre comme problématique : d’une part, tous les désirs n’apportent pas que du plaisir ; et d’autre part, assouvir sans distinction ses désirs sans se soucier du mal que l’on peut éventuellement causer à autrui peut, à terme, nous causer préjudice.

Dans ces conditions la satisfaction systématique de nos désirs ne traduit-elle pas une attitude contreproductive dans la recherche du bonheur ?

Pour répondre à cette question, nous verrons dans un premier temps que d’une part, désirs et plaisirs ne s’accordent pas toujours mais aussi que d’autre part, notre bonheur personnel est lié à celui des autres ; pour, dans un second temps, essayer de déterminer en quoi la raison peut permettre d’atteindre une autre forme de plaisir qui respecte les conditions du vivre-ensemble.

 

Première partie

  • Le désir est la manifestation d’un manque, d’un vide à combler. C’est pourquoi il ne présente jamais de fin : aussitôt un désir est-il assouvi qu’il laisse irrémédiablement place à un autre (Schopenhauer et l’image du pendule).
     
  • Comme le montre Épicure à travers la distinction entre les trois grands types de désirs, il ne faut pas chercher à satisfaire les désirs inaccessibles (désirs « vains ») qui en fin de compte, ne génèrent que du malheur.
     
  • Chez Rousseau et Pascal, on trouve l’idée selon laquelle le bonheur réside davantage dans sa recherche. Par conséquent, le fait de satisfaire un désir, mettant fin à celle-ci, ne serait pas recommandable.
     
  • Satisfaire tous ses désirs peut relever d’une attitude égoïste. Cela peut non seulement causer du tort à autrui, mais aussi et plus simplement nous faire regretter notre plaisir mal acquis. Rousseau écrit : « Quand on fait ce qui nous plait on fait souvent ce qui déplait aux autres ».

 

Transition : d’un point de vue personnel, le fait de répondre aveuglément à ses désirs n’est pas une solution dans le sens où cela ne mène pas nécessairement au bonheur. En outre, cette démarche peut se révéler toute aussi problématique sur la plan collectif, dans notre rapport aux autres. N’y a-t-il pas un moyen de trouver un équilibre entre plaisir personnel et intérêt collectif ?

 

Deuxième partie

  • John Stuart Mill distingue les désirs « vulgaires » (plaisirs sensibles) des désirs « nobles » (plaisirs de l’esprit). Du fait de leur qualité jugée supérieure, il montre une préférence pour les seconds. Mais on peut rajouter que les « vulgaires », s’adressant aux sens, renvoient davantage à des satisfactions solitaires, tandis que les « nobles » participent à des intérêts plus collectifs.
     
  • Descartes place la vérité au-dessus de tout. Or ce désir de connaissance, en tant qu’appartenant à la nature de l’homme, se fait au profit de toute l’humanité.
     
  • Chez Kant, la dignité du bonheur est préférée au bonheur lui-même. Se comporter convenablement, moralement, relève d’un acte personnel, mais profite aussi à autrui.
     
  • Retirer du plaisir de désirs plus nobles, c’est aussi une manière d’échapper au cercle vicieux du désir : il s’agit certes de désirs idéaux, mais dont on peut retirer du plaisir régulièrement. On revient à Pascal: le savoir et la morale sont des quêtes illimitées.

 

Conclusion

Le bonheur ne dépend pas uniquement de soi et étend ses ramifications dans l’ensemble de notre environnement. Lorsque l’on pose la question d’une règle de vie, il faut envisager, aussi, les composantes collectives.

L’homme, en tant qu’être doué de raison, possède le recul et les capacités nécessaires pour tempérer ses désirs et ainsi appréhender avec sagesse l’application de sa recherche de bonheur. La satisfaction irréfléchie et systématique de tous ses désirs ne semble pas être une bonne marche à suivre pour atteindre son but : l’homme en souffrira au contraire, aussi bien à un niveau personnel qu’à celui, collectif, de la société ou de la civilisation.

Cependant, il est en mesure de tempérer et de diriger au mieux ses désirs pour à la fois jouir du bonheur tout en ne causant pas de malheur autour de lui, participant ainsi à l’entretient de conditions de vie favorables à tous.

Fin de l'extrait

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Les avis sur ce document

Leussestucru
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16/20

En vérité je trouve dommage que vous n'ayez pas fait une 3eme partie "oui mais" afin de coller au plus à la rédaction officiel :( mais sinon ça va

par - le 07/03/2017

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