Civilisation : Italo Svevo - Italien - Bac STMG

Civilisation : Italo Svevo - Italien - Bac STMG

Nous mettons à votre disposition ce cours d'italien pour le Bac STMG, rédigé par notre professeur, sur Italo Svevo.

Italo Svevo est notamment connu pour avoir écrit le célèbre ouvrage "Coscienza di Zeno" (La conscience de Zeno).

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Civilisation : Italo Svevo - Italien - Bac STMG

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BIOGRAPHIE

Italo Svevo n’a écrit que 3 romans, quelques nouvelles et quelques textes théâtraux, pourtant il est l’un des auteurs plus importants de la littérature italienne. Son ouvrage le plus célèbre est la Coscienza di Zeno (La conscience de Zeno) . 

On le définit comme étant « le plus européen des romanciers italiens » 

Né à Trieste en 1861 d’une famille juive. Il suit ses études en Allemagne (Collegio Segniz) où nait sa passion pour la littérature allemande ; il retournera en Italie (Trisete) en 1878 où il commencera des études d’économie.

Entre 1879 et 1881 il commence à écrire des brouillons de comédies comme par exemple « Le roi est mort ! Vive le roi ». 

Il s’intéressera à la littérature française notamment à des auteurs comme Balzac, Flaubert et Zola, mais également à des philosophes tels que Schopenhauer. En effet cette influence philosophique avait amené Svevo à adhérer à une pensée pessimiste. Il lut ensuite Nietzsche, l’idée que les individus sont des êtres constamment en devenir avait beaucoup touché Svevo. La particularité de Svevo est que si en un premier moment il paressait adhérer complétement aux pensées de certains philosophes, en un deuxième moment il préférait s’en détacher en les critiquant. 

Il montre un grand intérêt également pour Marx dont les ouvrages lui avaient permis de bien comprendre les conflits entre les classes sociales, conflit qui était le socle de la société moderne. Mais encore une fois Svevo choisit de ne pas adhérer à cette pensée car pour lui elle s’était avérée trop utopiste. 

En 1880 Svevo commence une collaboration avec le journal « L’indipendente » qui durera jusqu’en 1890. A ce moment il signait ses écrits sous le pseudonyme de Ettore Samigli. 

Il était proche aux indépendantistes, ceux qui voulaient l’indépendance du Trentino mais il n’a jamais participé activement à ce mouvement. 

Pendant cette période (1879-1881) il demande à son père de lui financer des études à Florence afin de mieux étudier l’italien car à la maison ils avaient l’habitude de parler en dialecte, en plus ses études en Allemagne lui avaient fait perdre la fluidité en italien, mais malheureusement son père fait faillite, Svevo est donc obligé à trouver un travail, en 1880 il est embouché comme employé dans une banque où il travaillera jusqu’en 1898. 

Dans son temps libre il continue à écrire, c’est à ce moment qu’il changera de pseudonyme et deviendra donc Italo Svevo.

Svevo= souabe, pour rappeler son origine allemande vu qu’il s’agit aussi du nom d’une région d’Allemagne

Italo= italien pour se déclarer italien.  

En 1892 il publie à ses dépenses le roman Una vita (=une vie). En réalité le premier titre de ce roman fut Un inetto (= un incapable) titre que l’éditeur n’avait pas beaucoup aimé. Ce roman est formé de 20 chapitres et il est inspiré par les auteurs réalistes français.

Una vita est l’histoire de Alfonso Nitti, un personnage qui vit en faisant des compromis entre ses différents états d’âme, une sorte de bipolarisme. Nitti déménage d’un petit village à Trieste, il travaille comme employé dans une banque et il vit en collocation chez la famille Lanucci. 

Svevo écrit ce roman en 3ème personne, comme quelqu’un d’extérieur, afin de faire comprendre au lecteur les aspects de la réalité que Nitti déforme. 

En 1898 Svevo fait publier son deuxième roman Senilità, comme dans le cas de Una vita, ce roman met en évidence une condition sordide (= squallore) de la vie de Emilio Brentani. Un homme qui partage cette condition avec Amalia, sa sœur avec qui il vit une vie monotone. 

Ce roman était paru, peu de temps avant sa publication, dans le journal L’indipendente où Svevo travaillait. 

Ces deux ouvrages, à l’époque, ont été un vrai échec.

En 1893 Italo Svevo commence à donner des cours à l’Istituto Rivoltella de Trieste. 

En 1895 il se fiance avec Livia Veneziani, sa cousine. Il se marient un an après, année dans laquelle Svevo écrit Diario per la fidanzata où il conte les valeurs bourgeoises auxquelles sa femme était liée et qui au même temps étaient bien loi de sa réalité à lui. 

En 1889 il devient associé dans l’entreprise de son beau-père, à cause de ce travail il sera amené à voyager, notamment à Londres qui devient pour lui un point d’ouverture à la culture et à la modernité. 

En 1905 il rencontre James Joyce (auteur de Dubliners et Ulysses, mais à l’époque il n’était pas connu comme il peut l’être aujourd’hui) à Trieste. Svevo prend en effet des cours d’anglais chez lui, ils deviennent amis et ils s’échangent leurs écrits pour les lire. Joyce aura beaucoup aimé Senilità. 

Même lorsque Joyce déménage à Paris, les deux écrivains restent en contact au point que James Joyce aura un rôle décisif dans la vie de Svevo, on verra pourquoi dans les lignes qui suivent. 

Lorsqu’en 1915 il y a le déclanchement de la Première Guerre Mondiale Svevo reste à Trieste ; pendant les années de guerre, après les bombardements et presque la destruction de Trieste Svevo montre des nouveaux centres d’intérêt comme celui pour la psychanalyse Freudienne, si dans un premier temps il semble adhérer à ces théories, il les rejettera par la suite (comme dans les cas des philosophes). 

En 1919 il commence à écrire le célèbre roman La coscienza di Zeno, qu’il publie en 1923 à ses dépenses. Ce roman au début passe inaperçu dans le monde littéraire de l’époque, notamment par la critique italienne. Italo Svevo pense donc d’envoyer le roman à son ami Joyce. Ce fut lui qui s’occupa de faire connaître ce roman notamment à Valery Larbaud et Benjamin Crémieux, deux critiques français, qu’en 1926 lui ont dédié un article dans la revue Le Navire d’Argent. Au même temps en Italie aussi dans un journal Svevo voit paraître un article publié par Eugenio Montale « Omaggio à Italo Sveo ». 

En 1928 il est accueilli au Pen Club de Paris. Encouragé par le succès il part vers l’Italie pour écrire à nouveaux. Malheureusement il fut victime d’un accident de voiture dans lequel il perdit sa vie. 

 

LA PARTICULARITE DE SES OUVRAGES

Dans les ouvrages de Italo Svevo on retrouve la problématique de la condition de l’homme et sa quête de la liberté individuelle. Pour arriver à tout cela Svevo se sert de « l’Utopie socialiste » il s’oppose au mythe bourgeois, il était persuadé que l’aliénation et la solitude dictés par les canons industriels étaient la cause des névroses et d’autres troubles psychiques. 

Faire partie des expériences culturelles italiennes est quelque chose qui l’intéresse : dépasser la crise due aux problématiques post-Risorgimento, ou encore chercher des nouveaux mythes pour une bourgeoisie velléitaire (comme c’était le cas du Décadentisme), il se dirige plutôt vers les thématiques existentiels comme la représentation de la solitude, la disparation, les échecs de la vie (ce qui l’inscrit dans une certaine façon dans les décadentisme). Ce qui l’intéresse dans la vie d’un homme est son rapport avec la société, toutes les impulsions, les aspectes obscures qui empêchent l’individu de passer à l’action et de rester donc figé dans une certaine monotonie. 

A travers ses ouvrages on voit, en ordre chronologique, un approfondissement du sens de solitude et inutilité de l’individu. Le thème préféré par Svevo paraît donc celui de l’analyse psychologique qui voit son sommet dans l’ouvrage La coscienza di Zeno. Ce roman raconte les tentatives de Zeno Cosini de se libérer de sa névrose grâce à la psychanalyse. Le signe plus important de cette névrose, d’après Svevo, est la fumée. Zeno Cosini fume beaucoup, mais derrière cela se cachent beaucoup d’autres problématiques : son sens d’inaptitude, le rapport avec son père… 

Le roman est conté en première personne, par le protagoniste ; une sorte de monologue intérieur, qui nous permet de savoir ce qui se passe à l’intérieur du personnage. 

Fin de l'extrait

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