L'invention de la citoyenneté dans le monde antique : Citoyenneté et démocratie à Athènes - Histoire Géographie - Seconde

L'invention de la citoyenneté dans le monde antique : Citoyenneté et démocratie à Athènes - Histoire Géographie - Seconde

digiSchool vous propose un cours d'Histoire Géographie de Seconde sur le chapitre "L'invention de la citoyenneté dans le monde antique", à propos de la Citoyenneté et démocratie à Athènes.

Vous verrez dans un premier temps vous retrouverez une partie sur le contexte général (du Vème siècle au IVème siècle avant J-C). Puis une autre partie à propos du fonctionnement théorique à l'échelle de la cité, avec les citoyens. Enfin, vous comprendrez quelles sont les limites de cette démocratie.

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L'invention de la citoyenneté dans le monde antique : Citoyenneté et démocratie à Athènes - Histoire Géographie - Seconde

Le contenu du document

 

LE CONTEXTE GENERAL 

DATES

507 av. J-C : Réformes de Clisthène

490 av. J-C : Bataille de Marathon

480 av. J-C : Bataille de Salamine

478 av. J-C : Création de la Ligue de Délos

451- 429 av. J-C : Périclès

431 – 404 av. J-C : Guerre du Péloponnèse

338 av. J-C : Bataille de Chéronée

 

DEFINITIONS

Démocratie : régime politique au sein duquel le pouvoir appartient au peuple.

 

Oligarchie : régime politique qui se base sur une petite minorité pour gouverner. Souvent, celle-ci se compose des plus riches et plus puissants.

Tyrannie : régime politique dans lequel un seul homme possède tous les pouvoirs et l'autorité.

 

Agora / Acropole : L'Agora est la place de rassemblement politique et économique de la ville d'Athènes. L'Acropole – c'est-à-dire la ville haute – est l'espace religieux de la cité, avec les temples les plus importants, comme le Parthénon.

 

Ostracisme : C'est une procédure de l'Ecclésia, qui, par le biais d'un vote, exile une personne donnée pour une durée déterminée, à cause de fautes graves commises par lui-même contre la cité

 

Polythéisme : Une religion qui comprend et admet plusieurs dieux (sans limite de nombre)

 

UN FONCTIONNEMENT THEORIQUE A L'ECHELLE DE LA CITE

- La cité (polis en grec) est la composante principale du territoire hellénique. Il ne faut donc pas oublier que chaque cité est indépendante l'une de l'autre. Celle d'Athènes, située en Attique, est l'une des plus puissantes et prospères de la Grèce antique, au -Vème siècle, forte de sa victoire face aux Perses (cf dates clés).

 

- En 507 av. J-C, Clisthène instaure une démocratie à Athènes, ce qui est presque unique dans le monde grec, plus souvent domination par des régimes oligarchiques ou tyrannique. La victoire face aux Perses et à leur Grand Roi, Xerxès Ier, permet d'affirmer le modèle démocratique dans la cité, mais aussi à l'extérieur, par la création d'une grande alliance de défense, la Ligue de Délos, en -478.

 

- Deux espaces représentent les lieux de vie d'Athènes :

1. L'Agora, centre politique, économique et social, par la présence de très nombreux édifices relevant de ces fonctions.

2. L'Acropole, place haute religieuse, composée de temples réputés, comme le Parthénon, haut lieu de la religion athénienne, symbole de l'unité citoyenne et de l'art dorique et ionique.

- L'Agora concentre les pouvoirs politiques et judiciaires de la cité, dont l'Ecclésia, lieu de réunion des citoyens. Le schéma ci-dessous résume les composantes de chaque institution.

 

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- Parmi toutes ces magistratures, celle de stratège supplante les autres ; en effet, son importance militaire, le fait que ce soit la seule à donner lieu à une élection, et à la présence de chefs charismatiques, font que le peuple se soumet à ceux-ci. Périclès en est l'exemple parfait, avec sa réélection de -443 à -429.

- Tout de même, l'Ecclésia conserve le pouvoir législatif, les Magistrats l'exécutif, l'Héliée incarne le pouvoir judiciaire. Le régime politique athénien est donc une démocratie directe, malgré l'omniprésence des magistrats, ce qui affaiblit la cité.

 

LE CITOYEN, ECHELON DE BASE

- Le citoyen possède des droits irréfutables, au cœur de la démocratie athénienne, et assurés par les réformes de Clisthène : il peut acheter une terre ou une maison sur le territoire de la cité – ce que personne d'autre ne peut ; exercer une magistrature, autant celle à élection, que celle par tirage au sort ; participer aux banquets grandioses de la ville terminant certaines fêtes religieuses, comme celle des Panathénées.

 

- Cependant, il est contraint à de nombreux devoirs. Ceux-ci sont déterminés en fonction de la richesse de chacun. Tout d'abord, il doit protéger la cité, soit en tant  que rameur – pour les plus pauvres – qu'hoplite ou cavalier, soit en finançant directement l'achat, l'entretien et la paye des soldats d'un équipage du navire de guerre. De plus, et ce en fonction de sa richesse, l'Athénien doit participer à la vie commune civique, par la réception d'hôtes de marque, le financement des convois diplomatiques, ou par la mise en place de sacrifices pour les grands événements religieux, autant dans l'achat d'offrandes – animaux, vins, bijoux, métaux... - que dans l'entretien des édifices religieux, dans le salaire des prêtres, etc. Il peut ainsi remplir des fonctions précises, comme celle de chorège, qui s'occupe des représentations théâtrales, ou de gymnasiarque, celui devant financer le gymnase.

 

- Le citoyen doit aussi se soumettre aux votes de l'ostracisme, qui détermine, par un vote à l'Ecclésia, si l'un d'entre eux doit quitter la cité. De même, il a l'obligation de suivre un service militaire de deux ans à partir de 20 ans, que l'on appelle l'éphébie, que l'homme effectue dans les navires de guerre ou sur terre, parmi l'infanterie lourde, composée d'hoplites, ou la cavalerie. A travers ces deux années, le citoyen apprend à manier les armes, à effectuer des manœuvres militaires poussées et étendues – surtout dans la marine, qui nécessite de très grandes coordinations entre tous les rameurs – mais aussi prête un serment de fidélité et de protection à Athènes, tout en devant respecter les traditions, les rites, et l'histoire de la ville.

 

- Sa participation est obligatoire lors des rites religieux, qui demeurent réguliers : c'est une religion polythéiste et civique, c'est-à-dire qu'elle intègre de très nombreuses divinités, ainsi que le citoyen au cœur des activités liées aux cultes. Ces données permettent au pouvoir en place d'assurer une consolidation de l'identité civique, puisque intégrée par le religieux. Des temples sont alors construits pour répondre aux besoins civiques et religieux, comme le Parthénon, réalisé par Périclès et richement doté, base de l'idéologie démocratique athénienne.

 

LES LIMITES DE CETTE DEMOCRATIE

- Les historiens estiment le démos à 40 000 citoyens environ, sans compter tout ceux exclus – femmes, enfants, métèques, étrangers, et esclaves – même si les données chiffrées ne sont que très approximatives, de par la faiblesse des sources écrites et archéologiques (cf tableau).

 

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Ces données nous disent donc que les citoyens incarnent une minorité de la population de la cité. Le reste se compose de trois catégories :

 

1. Seuls les hommes ayant des droits politiques, les femmes sont cantonnées aux rôles domestiques, participant toutefois aux activités religieuses, comme dans celles des Panathénées.

 

2. Les étrangers et les métèques, quant à eux, demeurent des hommes libres, sans prérogative politique. Ils vivent seulement dans la cité, sans être propriétaire de terres, mais pratiquent des activités économiques diverses, souvent liées à l'artisanat.

 

3. Les esclaves représentent la catégorie la plus importante à Athènes selon les estimations des historiens. Comme pour ceux du XVIIIème siècle en Europe et aux États-Unis, ils ne sont pas libres, et restent sous la propriété de leur maître tout au long de leur vie sous la forme de biens matériels. Il ne faut pas être choqué ici, ce fait est commun à de très nombreuses civilisations antiques (Mésopotamie, Rome, Celtes, etc.). Ils proviennent de zones de combat entre d'autres, où ils sont faits prisonniers puis vendus sur des marchés. Quelques auteurs grecs critiquent déjà cette tendance, comme Platon dans le Ménon.

 

- De plus, parmi les citoyens même, il existe de grandes disparités entre eux. Le régime politique ne possède que l'apparence d'une démocratie, pour être réellement un régime personnel, régi par des personnages charismatiques, très fortunés et influents, comme Périclès, qui contrôle plus de vingt ans la cité de par son mandat de stratège. Enfin, les citoyens lambdas ne vont pas quotidiennement assister aux délibérations politiques sur l'Agora, puisque nombre d'entre eux se doivent de travailler pour subvenir à leurs besoins, n'ayant pas les ressources financières pour ne pas à avoir à le faire.

 

Donc, la situation en Grèce est très différente entre les différentes cités : oligarchie, tyrannie, et démocratie se mêlent, et s'allient pour se défendre, contre les Perses tout d'abord, pour se constituer deux grands camps, avec Athènes et Sparte en leur sein. La première, fleuron de la démocratie grecque, est magnifiée par sa victoire, mais aussi par sa richesse économique et culturelle. Cette cité se base sur ses citoyens, échelon principal des élections et de son régime, qui comporte l'Héliée et la Boulé. Ces deux institutions démocratiques sont composées de citoyens tirés au sort, symbole de l'égalité entre eux.

Cependant, il demeure quelques lacunes au cœur de ce régime politique : une mise en place d'un système électoral qui profitent au plus riches par la constitution d'un clientélisme, par le biais d'un groupe de citoyens pauvres qui soutient avec leur vote un citoyen riche qui les finance ; l'ostracisme, moyen peu démocratique d'exiler un citoyen en désaccord avec les puissants ; la mise à l'écart des femmes, des enfants, et des étrangers de la cité.

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