Les migrations internationales - Géographie - Terminale STMG

Les migrations internationales - Géographie - Terminale STMG

digiSchool Bac STMG vous propose ce cours gratuit d'Histoire Géographie niveau Terminale STMG, rédigé par un professeur, dédié aux migrations internationales.

Ce cours aborde l'une des deux questions du thème 2 du programme de géographie STMG : On mettra ici en évidence le fait que les migrants sont des acteurs-clés de la mondialisation, conformément au programme officiel.

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Cette fiche est consacrée à l’une des deux questions du thème 2 du programme de géographie à traiter au choix. La seconde concerne les transports et les routes maritimes. Le programme officiel précise que le cours doit mettre en évidence le fait que les migrants sont des acteurs clés de la mondialisation.

PRÉREQUIS

Étudié en aval de la question obligatoire, ce cours permet d’approfondir l’analyse des acteurs de la mondialisation, qui ne sont pas uniquement les FTN, les États ou les ONG. Ce cours revient également sur les flux et les réseaux qui renforcent l’interdépendance des territoires à l’échelle mondiale.

 

OBJECTIFS

Après la lecture de cette fiche, vous devez avoir renforcé votre connaissance des notions suivantes : acteurs spatiaux, division internationale du travail, firmes transnationales, flux, mondialisation, réseaux.

Vous devez pouvoir nommer, situer et caractériser les principales régions de départ et d’accueil des migrants, les motivations de ces migrants, ainsi que les différentes réactions qui animent les sociétés des pays d’immigration.

Introduction

La mondialisation est un phénomène qui touche la planète entière depuis les années 1960. Les échanges s’accélèrent ainsi que les flux de capitaux, de marchandises et d’hommes. Des migrations internationales ont enregistré une forte hausse depuis quelques décennies. Selon les Nations Unies, le nombre des migrants dans le monde est aujourd’hui estimé à environ 250 millions (257 millions de personnes en 2017). Si le phénomène est massif, il ne concerne toutefois qu’une minorité des habitants de la Terre : environ 3% de l’humanité.

Ces migrations révèlent la mobilité grandissante des personnes, permise par la densification des réseaux transnationaux. La plupart des régions du monde sont concernées, soit par le départ, soit par l’accueil, soit par le transit des migrants. Elles reflètent les liens d’interdépendances entre les États, les inégalités de développement, la fragilité de certains territoires soumis à des conflits ou à des risques majeurs et constituent donc l’un des aspects majeurs de la mondialisation.

Néanmoins, le contexte de crise économique à partir du milieu des années 1970 en Europe et dans d’autres continents du monde, a entraîné un accroissement des barrières qui ont limité les déplacements des travailleurs étrangers clandestins, de plus en plus nombreux. 

 

Problématique

  • Quels sont les principaux flux migratoires dans le monde ?
  • Dans quelle mesure révèlent-ils l’interconnexion du monde et reflètent-ils les inégalités qui existent entre les territoires et les populations ?

 

            Nous étudierons d’abord les différentes motivations des migrants, la majorité subissant un départ forcé de leur pays d’origine, puis la diversité des flux migratoires et leur impact tant pour les territoires et les sociétés qui accueillent les migrants que pour les pays d’émigration.

I. LES FLUX MIGRATOIRES SONT MULTIPLES ET VARIÉS

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Les principales régions d’immigration sont l’Amérique du Nord, l’Europe et les pays du Golfe. Les principales zones d’émigration sont l’Amérique centrale et du Sud, l’Afrique, le sous-continent indien et l’Asie du Sud-Est.  Les régions d’accueil enregistrent cependant également les départs de certains de leurs habitants.

La majorité des migrations concerne des populations désireuses de fuir la pauvreté. Mais si pendant longtemps le migrant paraissait être celui qui quittait un pays en retard de développement pour aller vers un pays riche (on parle de migrations Sud-Nord), on constate aujourd’hui que ces migrations animent davantage des flux Sud-Sud : plus de la moitié des migrants originaires d’un pays pauvre s’installe dans un autre pays pauvre, les pays émergents deviennent également de nouvelles destinations privilégiées pour des populations qui cherchent les conditions d’une vie matérielle meilleure. 

Les migrations régionales représentent ainsi désormais plus de 70% des flux migratoires. Elles concernent aussi les flux Nord-Nord, qui sont animés par des populations qui bénéficient le plus souvent d’un haut niveau de qualification. Les migrations Nord-Sud ont longtemps été très réduites, et sont souvent minimisées. Elles sont pourtant multiples et tendent à augmenter. Leurs motivations sont essentiellement économiques.

II. LES DIFFÉRENTES FORMES DE MIGRATIONS

Les migrations internationales s’expliquent essentiellement par trois motivations.

A. Les migrations politiques sont liées aux conflits qui se multiplient dans le monde

Depuis 1960, le nombre de réfugiés politiques ne cesse d’augmenter, avec une forte croissance du phénomène depuis les années 1990-2000 : ils sont 1.6 million en 1960, 20 millions en 2000, 60 millions en 2015.

Les migrants fuient leur pays parce qu’ils se sentent menacés (guerres, troubles politiques) ou sont opprimés par un régime autoritaire. On appelle ce genre de migration une migration politique. Elles peuvent se dérouler à une échelle internationale (départ du pays), dans ce cas on appelle ces migrants des réfugiés ; ou se dérouler à une échelle nationale (d’une région vers une autre tout en restant dans le pays), dans ce cas on parle de déplacés.

 

DÉFINITION : Réfugié. Personne persécutée qui quitte son pays dans lequel sa sécurité et ses libertés sont menacées, et trouve refuge dans un État qui l’accueille.

 

DÉFINITION : Migrations politiques. Migrations de populations qui fuient un conflit ou un État dominé par un pouvoir politique qui menace leurs libertés ou leur sécurité.

 

Les migrations politiques se déroulent le plus souvent à l’échelle régionale voire locale (pays voisins) comme le montre par exemple la fuite de nombreux syriens dans les pays voisins en raison de la guerre. Toutefois, il arrive que des migrants fassent de nombreux kilomètres pour échapper à la situation difficile de leur pays d’origine. L’exemple le plus frappant de ce phénomène est la présence de migrants afghans à Calais qui tentent de franchir la frontière pour se rendre en Angleterre.

Si ces migrants politiques obtiennent le droit de venir dans un autre pays, ils obtiennent alors le droit d’asile. Lors de migrations politiques vers un pays voisin qui n’a pas les moyens d’accueillir ces personnes, les OI (Organisations Internationales) comme l’ONU et les ONG (Organisations Non Gouvernementales) comme la Croix Rouge ou encore Médecins sans frontière apportent une aide logistique pour le ravitaillement ou la construction de camps de réfugiés.

Ces réfugiés ou déplacés sont de plus en plus nombreux en raison de l’augmentation des conflits dans le monde.  

 

DÉFINITION : Droit d'asile. Droit accordé à une personne persécutée dans son pays d’origine de s’installer dans un pays qui garantit sa sécurité. 

B.   Les migrations économiques se diversifient

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DÉFINITION : Migrations économiques. Migrations de personnes qui recherchent de meilleures conditions de vie matérielles ou l’accès à un meilleur emploi. 

 

DÉFINITION : Brain Drain. La « fuite des cerveaux » concerne les migrations de personnes ayant un niveau de qualification élevé, qui quittent leur pays pour trouver un travail offrant des meilleurs perspectives professionnelles et un salaire plus élevé.

 

Depuis longtemps, des migrants ont fui leur pays pauvre avec l’espoir de trouver dans les pays riches de meilleures conditions de vie. Ces migrations concernent souvent des familles qui ont un niveau de revenus supérieur à la moyenne des revenus dans leur pays.

Certains migrants des pays du Sud rejoignent désormais les centres d’impulsion de la Triade avec une véritable qualification. C’est par exemple le cas de personnels de médecins, d’infirmiers. Les plus nombreux viennent d’Asie, mais on recense aussi 30% des diplômés des pays d’Afrique subsaharienne qui émigrent.

On trouve également aujourd’hui des immigrés originaires des pays en développement qui partent trouver du travail dans des pays pétroliers comme les monarchies du Golfe ou dans des pays du Sud mais émergents (comme la Chine ou le Brésil). Pour exemple, la population des Émirats Arabes Unis (7,1 millions de personnes) est composée à 86,5 % de non nationaux.

Des migrations économiques existent également avec l’émigration d’habitants des pays riches vers des pays riches (flux Nord/Nord). Ce sont des étudiants qui réalisent une partie de leur formation dans un pays étrangers. Ce sont aussi des personnels qualifiés qui se tournent vers les États-Unis, le Canada, l’Europe ou l’Australie, lorsque ces pays leur offrent de meilleures perspectives professionnelles. Cet exode « des cerveaux » ou « Brain Drain » a pris de l’ampleur avec l’essor des NTIC de même que les FTN proposent des mutations au sein du réseau mondial de leurs filiales.

Existent également des flux Nord/Sud en raison de personnes (surtout européennes) qui quittent des pays en proie à la crise économique pour aller dans des pays émergents en croissance, qui offrent plus d’opportunités. Ces départs sont parfois volontaires, motivés par les perspectives de développement et de confort de vie offertes par les pays d’accueil, qui manquent encore de personnels qualifiés, mais ils peuvent aussi être contraints par une délocalisation forcée.

C. Les migrations climatiques sont de plus en plus massives

DÉFINITION : Migrations climatiques. Déplacements de personnes qui fuient une catastrophe naturelle. Ces migrations sont le plus souvent temporaires. 

Les inondations sont les catastrophes qui contraignent le plus de victimes à fuir, les plus nombreuses habitent en Asie. Les catastrophes naturelles (inondations, ouragans, glissements de terrain, séismes) constituent aujourd’hui le premier facteur de déplacement de populations dans le monde. 

Selon l’Office des migrations internationales, sept millions de personnes ont quitté leur pays pour fuir les violences en 2016, 24 millions ont quitté leur lieu de résidence pour fuir une catastrophe naturelle. Cependant, les migrants victimes de telles catastrophes parcourent le plus souvent des distances réduites, au sein de leur pays ou vers les pays voisins, pour le plus souvent revenir dans un délai réduit.

III. LES FLUX MIGRATOIRES DIVISENT LES SOCIÉTÉS DES PAYS D’ACCUEIL

A. Les États veulent freiner ou contrôler l’immigration

Les États-Unis ou les pays de l’Union européenne ont tendance à durcir leur politique de régulation de l’immigration.

L’administration américaine du président Trump a signé nouveaux décrets qui interdisent l’entrée sur le sol américain de certains migrants. La volonté de construire un mur à la frontière avec le Mexique confirme cette volonté de limiter l’accueil de populations venues de pays plus pauvres.

Au sein de l’Union européenne, les mesures de rétablissement des contrôles aux frontières se multiplient. Des murs ont également été construits. L’immigration en provenance de l’Afrique subsaharienne par la mer Méditerranée oppose les États qui se renvoient la responsabilité de l’accueil de population en détresse.

B. Les opinions publiques sont partagées

Les politiques de contrôle et de régulation sont différemment perçues par les opinions publiques. Dans tous les pays concernés, une partie de la population se satisfait de ces mesures. Des mouvements politiques populistes ou d’extrême droite progressent aux élections en développant un argumentaire défavorable à l’accueil de migrants dans un contexte de fragilisation des économies européennes.

D’autres citoyens prônent à l’inverse le respect des libertés individuelles et du principe de solidarité entre les peuples.

Conclusion

Les migrants sont des acteurs incontournables de la mondialisation, non seulement parce qu’ils animent des flux internationaux, mais aussi car ils contribuent à la multiplication des échanges culturels, de capitaux.

Ces migrations révèlent certes les inégalités entre les territoires à l’échelle mondiale, mais elles peuvent aussi contribuer à les atténuer. Lorsqu’ils envoient de l’argent à leurs familles restées dans leur pays d’origine, ils participent au développement de ce pays, contribuant parfois à une hauteur supérieure au PIB de ces pays au financement des dépenses de santé et d’éducation, à un meilleur accès aux technologies de l’information et de la communication, à une hausse des investissements des petites entreprises, à la réduction du travail des enfants, aux progrès de leur scolarisation.

LE PETIT + DANS TA COPIE

  • Produire un croquis simple indiquant les principaux flux migratoires (Sud/Sud, Sud/Nord, Nord/Sud, Nord/Nord), en identifiant les migrants et leurs motivations.
  • Utiliser un vocabulaire précis.

POUR ALLER PLUS LOIN …

  • Des ouvrages sont proposés dans les programmes officiels. Parmi ceux-ci, nous pouvons retenir un numéro de la Documentation photographique, qui propose des exemples précis avec de multiples documents pouvant être utilisés à l’examen.
  • Simon Gildas, « Migrants et migrations du monde », La Documentation photographique n°8063, mai-juin 2008.
Fin de l'extrait

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Les avis sur ce document

Mohafgh
5 5 0
20/20

Le président la vie est un ahahah et de son père qui a été un peu de temps

par - le 16/06/2016
Nana92i
5 5 0
20/20

C'est vachement sympa ! Quand on a pas les cours, ou qu'il nous manque certaines choses d'un chapitre, on peut combler les manques que nous avons.

par - le 16/06/2016

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