Les hommes et leurs territoires - Histoire Géographie - Première STMG

Les hommes et leurs territoires - Histoire Géographie - Première STMG

Ce cours de géographie gratuit de niveau Première STMG porte sur la France: population, mobilités et territoires avec un focus sur les hommes et leurs territoires. Cette leçon a été est rédigée par notre professeur.

Dans un premier temps, ce cours gratuit revient sur la population française dans le cadre européen. Ensuite, vous verrez la répartition inégale de cette population sur le territoire. Enfin, notre professeur de géographie consacre une dernière partie à la mobilité sur le territore français et à la métropolisation.

Les hommes et leurs territoires - Histoire Géographie - Première STMG

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LA POPULATION FRANÇAISE DANS SON CADRE EUROPEEN

La France comptait 66 millions d’habitants en 2013 dont 2.6 millions dans les DROM (département et région d’outre-mer). Elle est le deuxième État sur le plan démographique à l’échelle de l’Europe derrière l’Allemagne qui compte 81 millions d’habitants. 

En étant le plus grand pays de l’Union européenne avec ses 551 000 km², la France affiche une assez faible densité de population : 114 habitant/km², comparée à celle de ses voisins européens : 400 hab/km² aux Pays-Bas, 350 hab/km² en Belgique ou encore 230 hab/km² en Allemagne. 

Le taux d’urbanisation – le rapport entre le nombre d’habitants en ville et la population totale- est équivalent à celui des autres États de l’UE, près de 80% des Français vivent dans des communes de plus de 2000 habitants, seuil établi par l’INSEE qui indique que l’on a affaire à une ville. L’urbanisation de la population française a été assez lente, la majorité de la population urbaine a dépassé les 50% seulement à partir de 1931, ce fut beaucoup plus tôt Angleterre et en Allemagne par exemple. L’exode rural qui caractérise le processus de migrations des populations rurales vers les villes, s’est effectué surtout durant les décennies 1950 à 1980. Le dynamisme de la population française est tout à fait particulier à l’échelle de l’Europe. Avec un taux de fécondité – nombre moyen  d’enfants par femme- de 2.01 la France a en 2012 une natalité dynamique par rapport à ses voisins comme l’Allemagne ou l’Italie dont les indices de fécondité se situent à 1.4. La croissance de la population française est donc assurée d’abord par un solde naturel positif.

Le dynamisme démographique est aussi conforté par un solde migratoire positif, la France a une longue tradition de pays d’immigration. Jusqu’aux années 1960, cette immigration fut majoritairement européenne. Elle a été ensuite très fortement maghrébine, depuis les années 2000 on assiste à une diversification des flux migratoires, ceux qui croissent le plus vite venant d’Afrique noire et d’Asie. Cependant, dans un contexte de crise économique, les gouvernants ont imposé un frein et des contrôles plus sélectifs face à l’immigration. La population immigrée se concentre très majoritairement dans les zones urbaines de l’Île-de-France, du Nord, de l’Alsace, de Rhône-Alpes et de la région PACA. Elle représentait 8.4% de la population totale en 2008 d’après les données les plus récentes de l’INSEE disponibles en 2014.

Comme les autres États développés, la France a une population vieillissante, cela s’explique par une espérance de vie toujours plus importante, ce qui n’est pas sans conséquence sur les structures de notre population.  La proportion des personnes de plus de 65 ans représentent en 2013 :17.5% des Français, ce qui impose de relever d’importants défis : financement des politiques de santé publique et des retraites notamment. Capacités d’innovation et de créations dans une société vieillissante ?


UNE REPARTITION INEGALE

Vides et pleins caractérisent la répartition de la population en France métropolitaine. La densité de la population française est une moyenne qui rend très mal compte de  l’inégal peuplement qui caractérise notre territoire. La « France du vide » reste une réalité, des Landes aux Ardennes, là, les densités sont souvent inférieures à 30 hab/km².  D’autres espaces peu peuplés sont les Alpes du Sud, la Corse intérieure, la frange pyrénéenne. Ainsi, sur la moitié du territoire on a affaire aux zones les plus dépeuplées, zones rurales et de montagnes.

Ces faibles densités s’expliquent d’abord par une déprise ancienne qui s’est caractérisée par un exode rural important jusqu’aux années 1960. Elles s’expliquent aussi par la présence de grandes exploitations agricoles, très gourmandes en espaces mais peu créatrices d’emplois. Ce sont par exemple les zones céréalières du bassin parisien, la Beauce, la Brie. 

La France des « pleins » se concentre d’abord dans la région Île-de France, sur 2% du territoire on trouve ici près de 20% de la population française. Paris avec ses trois départements limitrophes se caractérisent par une très forte densité, en moyenne plus de 8000 habitants/km². Les autres aires de fort peuplement se situent dans le Nord et le  Nord-Est. De Lyon en suivant la vallée du Rhône vers le Sud, le littoral méditerranéen de Perpignan à Toulon offre lui aussi des densités très élevées. Les autres espaces où  les densités peuvent être parfois aussi fortes que celles qui viennent d’être évoquées, correspondent aux zones urbaines et à une partie du littoral atlantique : la côte bretonne, les littoraux de Haute-Normandie jusqu’au Pas-de-Calais notamment.

Les fortes densités s’expliquent d’abord par le processus industriel qui a pu caractériser les régions concernées, ce dès le XIX siècle. L’attractivité liée à l’emploi a correspondu à une importante urbanisation, notamment dans le Nord, dans la région lyonnaise, autour de la capitale et dans les zones portuaires. 

A l’heure actuelle, certaines zones urbaines densément peuplées s’avèrent plus attractives que d’autres. Leurs atouts sont liés au cadre de vie : la mer, la montagne…mais aussi à des activités liées à la haute technologie qui promeuvent l’essor de technopoles : Bordeaux, Toulouse et Montpellier sont les villes les plus attractives de France en 2013.


France des « vides » et France des « pleins »

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L’accessibilité des territoires jouent un rôle important quant à leur attractivité, les transports et leur aménagement ainsi que l’équipement en matière de télécommunications  constituent donc un enjeu de poids pour les décideurs politiques, à l’échelle de l’État et de plus en plus des collectivités territoriales. 

Cependant, la proximité d’une autoroute ou le passage d’un axe à grande vitesse, n’est pas forcément synonyme pour les territoires concernés de développement économique. Il faut que l’accès soit aisé et que la région ne soit pas seulement traversée, auquel cas on parle alors d’  « effet tunnel ». Dans ces conditions, la distance n’est plus seulement exprimée en terme de kilomètres mais aussi en terme de temps voire de coût.  Marseille n’est pas seulement à 750 km de Paris mais désormais en distance-temps à trois heures de la capitale. D’autres métropoles, plus proches comme Bordeaux à moins de 600 km ne sont pas pour l’instant reliées plus rapidement à Paris. Ces façons nouvelles de percevoir l’espace donnent tout leur sens aux chronocartes et peuvent expliquer l’attractivité ou la répulsivité de certains territoires.

(Voir carte dans pdf)


MOBILITES ET METROPOLISATION

LES DEFIS DE LA MOBILITE A DIFFERENTES ECHELLES

La population française apparaît comme de plus en plus mobile. Cela se traduit par une fréquence accentuée  des déménagements : près d’un Français sur deux a déménagé ces dix dernières années, un tiers a quitté son département, les deux-tiers ont changé de commune. Cette mobilité accrue s’explique d’abord par la recherche d’emploi et de formation, notamment pour les étudiants. Le cadre de vie plus agréable joue aussi un rôle assez important et laisse apparaître aujourd’hui des régions attractives que d’autres.

A l’échelle nationale, la région parisienne attire toujours beaucoup de personnes mais elle en repousse aussi beaucoup qui aspirent à un mode de vie moins stressant. La croissance de cette région est ralentie désormais, comme celle de PACA ou de Rhône-Alpes. Les régions qui attirent le plus se situent dans le Sud-ouest, c’est là que les migrations interrégionales sont les plus fortes désormais. 

Les transports favorisent cette mobilité mais expliquent aussi certains déséquilibres territoriaux.  A l’échelle nationale, les réseaux aériens, les LGV (Ligne Grande Vitesse) et les autoroutes renforcent l’attractivité des territoires les plus dynamiques.


Des réseaux plus denses à l’Est et majoritairement orientés Nord-Sud

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Pour lutter contre le déclin du monde rural, les décideurs tentent de promouvoir de nouvelles activités dans les régions et zones concernées : loisirs, tourisme vert, fonction résidentielle. L’État accompagne ces programmes en instaurant des ZRR : zones de revitalisation rurale, mais les zones les plus éloignées des villes, les moins accessibles  ou enclavées constituent un rural profond souvent isolé et en difficulté.

Dans les régions, les routes nationales et les TER (Train express régional) complètent les grands axes et structurent l’espace.

Dans les agglomérations la voiture reste privilégiée mais le développement des transports collectifs et des parcs de vélo en accès libre cherchent à répondre aux impératifs de fluidité de circulation et d’environnement. En 1990, seules 5 villes disposaient d’un réseau de tramway en France métropolitaine. Elles étaient 28 en 2014 ! De même, le système des vélos en libre-service, mis en place d’abord à La Rochelle en 1974, a été popularisé par la capitale avec ses  Vélib, : 24 000 vélos pour 1751 stations ! On en trouve désormais dans toutes les grandes villes de France et d’après l’étude Shared Mobility, Roland Berger, la croissance devrait encore augmenter de 20% d’ici 2020 !


LA METROPOLISATION, LA MONDIALISATION A L’ECHELLE D’UNE METROPOLE

La métropolisation est le processus de concentration d’activités et de commandement politique, économique et culturel dans les plus grandes villes. Conséquence de la mondialisation, il permet à certaines villes d’avoir un rayonnement qui dépasse largement les frontières régionales voire nationales. Paris est la seule métropole mondiale du territoire français. Ce statut est hérité d’un processus de centralisation antérieur à la Révolution française qui s’est poursuivi ensuite. Il a consisté à concentrer d’abord les pouvoirs dans la capitale et à maintenir voire accentuer cette concentration afin de donner à Paris une dimension internationale. Malgré les politiques de décentralisation, avec les lois de 1982 et 2000, la capitale française conserve une place privilégiée sur tous les plans : économique, démographique, culturel, elle est le lieu de toutes les décisions à commencer par la politique nationale. Son réseau de transports complet en fait une interface à l’échelle de la France, du continent européen et même du monde.

Les autres grandes villes françaises, Lyon, Marseille, Lille, tentent de renforcer leur statut de métropole en prenant la tête de vastes aires urbaines, en améliorant leur accessibilité, en se dotant de pôles de recherches…Elles s’engagent aussi dans des chantiers urbains ambitieux pour permettre l’affirmation de nouveaux centres : Euralille, Lyon Confluence, Bordeaux Euratlantique…Elles s’engagent aussi dans des stratégies de marketing territorial pour attirer les entrepreneurs. Elles doivent en parallèle gérer leurs problèmes de fonctionnement liés à leur croissance qui n’est pas sans conséquences socio-spatiales.

Entre 1990 et 2000, les aires des grandes métropoles françaises  se sont étendues de plus de 50%, notamment dans les zones périurbaines, c’est-à-dire qui se situent autour des grandes villes. Chaque année la ville de Toulouse gagne ainsi 20 000 habitants.

Cet étalement implique de répondre aux défis quotidiens des déplacements des populations qui vivent dans les périphéries des villes. Les migrations pendulaires concernent ainsi 60% des actifs français et durent en moyenne une heure par jour pour un trajet d’environ 40 km. 

L’étalement urbain s’accompagne aussi d’inégalités sociales que les responsables politiques tentent de réduire par des « politiques de la ville » qui élaborent des zonages afin de diminuer ces inégalités : les ZUS sont des zones urbaines sensibles, il s’agit de territoires infra urbain définis comme prioritaires par les pouvoirs publics, en matière d’équipement, de rénovation, de destruction d’immeubles vétustes…L’étalement est aussi lié au phénomène de périurbanisation, c’est-à-dire l’urbanisation des espaces ruraux les plus proches de la ville. Se pose alors la question de la cohésion territoriale d’agglomérations toujours plus vastes à laquelle les PLU – Plan local d’urbanisme- et les SCOT-  schéma de cohérence et d’organisation territoriale-   tentent de répondre.

Enfin, dans le cadre d’une « ville durable », les municipalités tentent de promouvoir des programmes qui respectent les enjeux du développement durable en favorisant l’essor d’écoquartiers encouragés par l’État qui crée un label du même nom « ÉcoQuartier » en 2012. Par ailleurs,  la plupart des villes se sont dotées d’un agenda 21,  mis pour XXIème ème siècle, qui promeut des mesures et des actions en accord avec le développement durable : extension des pistes cyclables et promotion des transports collectifs, incitation au tri sélectif, développement d’espaces verts urbains…

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