Les femmes dans la société française - Histoire Géo - Terminale STMG

Les femmes dans la société française - Histoire Géo - Terminale STMG

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Cette fiche est consacrée à la première question au choix du thème 3 du programme d’histoire. Le programme officiel précise que le professeur doit étudier l’évolution de la place des femmes dans les domaines économique, politique, social et culturel.

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PRÉREQUIS

La question obligatoire du thème 3 du programme d’histoire a permis d’étudier les grandes étapes de l’histoire politique et institutionnelle de la Ve République, ainsi que la rupture de plus en plus nette entre les dirigeants politiques et l’opinion publique. 

Ces mutations sont fortement liées à celles de la société, avec notamment la crise de mai 1968 qui marque une rupture non seulement politique, mais aussi sociale et culturelle. C’est dans ce contexte que s’opère l’évolution de la place des femmes, non seulement dans la vie politique, mais aussi sur le marché du travail, comme au sein du cadre familial.

OBJECTIFS

Avec la lecture de cette fiche, vous devez approfondir votre connaissance des notions suivantes : constitution, parti politique.

Vous devez pouvoir caractériser les principales évolutions de la place des femmes au sein des partis politiques comme dans les institutions, sur le marché du travail comme au sein de la cellule familiale, en identifiant les réformes qui ont permis de réaliser des progrès, comme les permanences qui freinent la disparition des discriminations subies par les femmes.

Introduction

Le mouvement féministe, qui prône l’émancipation des femmes, apparaît au XIXe siècle. Dans la première moitié du XXe siècle, des mouvements politiques et civiques promouvant le droit des femmes se développent en Europe. 

Le plus important et le plus connu d’entre eux est le mouvement dit des « suffragettes ». Ses militantes organisent des manifestations pour revendiquer les mêmes droits politiques que les hommes.

La première guerre mondiale qui débute en 1914 est marquée par la valorisation du rôle traditionnel des femmes, avec l’éloge de la natalité et de la maternité. Pourtant, tandis que les combats s’enlisent dans les tranchées, cette guerre qui devient totale impose la participation des femmes par leur travail dans les champs et dans les usines d’armement, de même que dans le secteur des services (les femmes sont par exemple de plus en plus nombreuses dans l’Éducation nationale). 

En 1917, le taux d’activité des femmes en âge de travailler serait de 60%. Les femmes acquièrent ainsi une autonomie nouvelle. De nombreuses voix s’élèvent pourtant pour rappeler que cette situation n’est que provisoire. 

La guerre terminée, de nombreuses femmes sont licenciées. Le mouvement féministe ne s’éteint pour autant pas et la mode de la « garçonne » qui se diffuse dans les années 1920 rappelle cette aspiration de nombreuses femmes à sortir de leur statut traditionnel. 

Si elles représentent encore environ un tiers de la population active, les femmes qui exercent un emploi occupent pour la plupart des postes peu qualifiés, sous-payés. Rares sont les figures féminines qui s’imposent dans le monde du savoir, des lettres, des arts, des sciences, du journalisme, de la politique.

La seconde guerre mondiale marque un nouveau tournant. Des femmes s’engagent dans la résistance, certaines jouant un rôle de premier plan. Puis la chute de la France de Vichy et le retour de la République s’accompagne d’une volonté non seulement de rétablir la démocratie, mais aussi de la renforcer : les femmes obtiennent le droit de vote par une ordonnance du général de Gaulle en avril 1944.  

Elles votent pour la première fois en avril 1945. Elles ne pèsent pourtant que peu dans la vie politique (elles ne représentent que 6% des députés à l’Assemblée nationale en 1946). Surtout, les années 1950 sont celles du baby-boom : l’explosion des naissances cantonne les femmes dans leur rôle de mère. 

L’amélioration du confort matériel par la multiplication des achats qui caractérise le début des Trente Glorieuse est stimulée par de multiples publicités qui valorisent le stéréotype de la femme au foyer, maternelle, chargée des tâches domestiques, tandis que l’opinion publique se déclare majoritairement hostile au travail féminin, considéré dans de nombreux sondages comme un danger pour la famille et la société. C’est donc au cours des années 1960 que s’opère une rupture sans précédents qui bouleverse de façon irréversible les mentalités.

Problématique

  • Comment la place des femmes a-t-elle évolué dans les domaines économique, politique, social et culturel sous la Ve République ?

 

Nous étudierons dans un premier temps l’affirmation progressive de la place des femmes dans la vie politique, puis nous analyserons l’évolution progressive de leur place dans le monde du travail, tandis que les représentations de la société sur le rôle social et familial des femmes se modifient.

I. UNE PLACE DE PLUS EN PLUS IMPORTANTE POUR LES FEMMES DANS LA VIE POLITIQUE ET CITOYENNE

A. Devenues citoyennes à part entière, les femmes s’affirment progressivement dans la vie politique

Si l’acquisition du droit de vote permet aux femmes de faire partie intégrante de la vie politique française à la fin de la Seconde Guerre mondiale, celles-ci restent très minoritaires dans les fonctions électives et les élues ne représentaient que 1,60 % des députés de l’Assemblée nationale en 1958. On constate toutefois une hausse de la représentativité des femmes en politique après mai 1968. Ce taux augmente alors pour atteindre 7% en 1993 et 27% en 2012.

En 1974, Arlette Laguiller est la première femme à se présenter aux élections présidentielles françaises. Elle sera ensuite candidate aux mêmes élections de 1981, 1988, 1995, 2002 et enfin 2007 en atteignant un score maximum de 3% des suffrages. En mai 1991, Édith Cresson devient premier ministre et le restera jusqu’en avril 1992, du fait de sa forte impopularité dans l’opinion. 

Enfin, en 2007, la candidate socialiste Ségolène Royal arrive au second tour de l’élection présidentielle mais est battue par son rival Nicolas Sarkozy qui l’emporte avec 53,06 % des voix. On notera également la présence d’une femme, Marine le Pen, à la tête d’un des trois grands partis français actuel, illustrant ainsi la continuité et la solidité de cette dynamique.

B. La parité est imposée… en principe

Au début du XXIe siècle, les progrès demeurent cependant lents et la représentation féminine au Parlement demeure limitée. Pour remédier à ces insuffisances, le législateur a voté une loi en 2000 sur la parité hommes/femmes pour ajouter à l’article 3 de la Constitution que « la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives » et ajoute aussi à l’article 4 que les partis politiques « contribuent à la mise en œuvre du principe énoncé au dernier alinéa de l’article 3 dans les conditions déterminées par la loi ».

Cette réforme constitutionnelle a été le fruit de nombreux efforts émanant en grande partie du courant féministe, c'est-à-dire d’un courant de pensée qui cherche essentiellement à promouvoir les droits des femmes dans la société. On remarquera que le Mouvement de Libération des Femmes (MLF) d’inspiration marxiste a également milité dans ce sens. 

Néanmoins, ce système paritaire instituant des quotas de représentation des femmes n’est pas obligatoire pour toutes les élections et est plutôt pensé comme incitatif. En effet, les partis politiques qui ne respectent pas ces quotas ne subissent que des pénalités financières ou une réduction de leurs subventions.

L’actuel président de la République, Emmanuel Macron, a également fait de la parité hommes/femmes en politique l’une de ses priorités, qu’il qualifie de « cause nationale ». C’est ainsi qu’aux élections législatives de juin 2017, son parti La République en Marche présente plus de candidates que de candidats. De même que le premier gouvernement qu’il constitue avec le Premier ministre Édouard Philippe réunit 8 femmes et 8 hommes.

Néanmoins, si l’élection de 245 femmes (pour 332 hommes) à l’Assemblée nationale en 2017 est un record, la parité n’est dans les faits pas obtenue. Les femmes ont un rôle mineur au Parlement, elles y prennent moins la parole que les députés hommes et n'y occupent pas de postes importants (la présidence de l’Assemblée nationale reste pas exemple le pré carré des hommes).

II. LA NOUVELLE PLACE ET LES NOUVELLES OPPORTUNITÉS FAITES AUX FEMMES SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL

A. Les jeunes femmes font de plus en plus d’études

La scolarisation des filles a progressé à partir des années 1960-1970. Dès 1965, elles sont aussi nombreuses que les garçons à passer le baccalauréat et elles entrent nombreuses à l’Université. Elles accèdent en plus grand nombre aux diplômes de l’enseignement supérieur. Ainsi, en 1972, Anne Chopinet devient la première femme major de l’École polytechnique.

B. La féminisation de la population active prend de l’ampleur

L’intégration croissante des femmes au marché du travail débute véritablement durant les années 1960. L’amélioration du confort et la multiplication des appareils électroménagers facilitent dans un premier temps la réalisation des tâches domestiques, ce qui permet aux femmes de se libérer du temps pour allier leur rôle traditionnel de femme au foyer et leur volonté d’exercer un emploi. En 1965, les femmes obtiennent le droit de travailler sans l’autorisation de leur mari et celui de gérer leurs biens.

La féminisation du marché du travail se fait en parallèle du développement des services :  les femmes deviennent surtout salariées du tertiaire. Entre 1968 et 1973, le tertiaire assure 83% des créations d’emplois et ceux-ci sont occupés à 60% par des femmes. À la fin du XXe siècle, les femmes représentent 46% de la population active. En 1960, plus de 60% des femmes de 20 à 59 ans vivant en couple restaient au foyer ; elles sont moins de 30% en 1999.

Après n’avoir été que des modèles ou des sources d’inspiration pour des artistes masculins et ainsi joué qu’un rôle « passif », les femmes deviennent dès le début du XXe siècle des acteurs à part entière du monde de la culture et des arts. Chaque année depuis 1904, le jury Femina décerne un prix littéraire. En 1981, Marguerite Yourcenar est la première femme élue à l’Académie française.

Des magazines comme Madame, Elle ou encore Causette valorisent et répandent un art et des idées conçus par des femmes. En 1986, Coline Serreau est la première femme réalisatrice à recevoir un César pour son film intitulé Trois hommes et un couffin. Des prix et récompenses viennent valoriser une créativité féminine artistique en plein essor.

C. Des progrès qui accompagnent la refondation du rôle de la femme au sein de la famille

Parallèlement à ces avancées dans la vie professionnelle, les femmes voient leur rôle au sein de la famille réévalué et leurs droits reconnus à l’égal de ceux des hommes. 

Cela passe par la fin de la domination masculine au sein de la famille et le partage de l’autorité parentale entre les époux en 1970 grâce à une loi. Peu avant, en 1965, les femmes avaient obtenu la possibilité d’ouvrir un compte bancaire ou d’occuper un nouveau métier sans l’accord de leur conjoint.

Sur le plan de l’émancipation sexuelle, Simone de Beauvoir publie dès 1949 le livre Le deuxième sexe dans lequel elle affirme que « l’on ne naît pas femme, on le devient ». La loi Neuwirth de 1967 permet la généralisation de l’utilisation de la pilule contraceptive  : elle entre en vigueur en 1972. Le MLF encadre ce combat, son but est de faire de la maternité un choix à travers la maîtrise de la fécondité des femmes.

En 1975, la loi légalisant l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) est votée sous l’égide de la ministre de la santé de l’époque, Simone Veil, au nom la libre disposition du corps de la femme et afin de stopper les « avortements sauvages » qui affectaient alors de nombreuses femmes. 

Avec cette loi, les contraceptifs sont également remboursés par la sécurité sociale. En 1992, une loi est votée qui s’attaque au harcèlement sexuel au travail. En 2013, le gouvernement fait voter une loi qui institue une prise en charge à 100 % des frais d’IVG et la gratuité des contraceptifs pour les adolescentes de 15 à 18 ans.

En 1981 le premier ministère des droits de la femme est créé afin d’appuyer ces évolutions.

D. Les inégalités demeurent importantes

En 1972 le principe de l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes est imposé par la loi.  Les lois du 11 juillet 1975 et du 13 juillet 1983 interdisent la discrimination à l’embauche. 

En 1976, une femme est nommée général chez les pompiers, en 1981 une femme devient procureur général et enfin en 2006, une femme accède au prestigieux poste de PDG d’une entreprise du CAC 40.

Pourtant, la situation professionnelle des femmes demeure pour l’essentiel beaucoup plus précaire que celle des hommes. Les emplois peu qualifiés, les contrats à temps partiel, les risques du chômage concernent davantage les salariées que leurs collègues masculins, qui confisquent les 2/3 des postes de cadres.

On trouve également des écarts de rémunération de 27 % entre les femmes et les hommes, ce qui a conduit le président Emmanuel Macron à confier à Marlène Schiappa, secrétaire d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes, la mise en place d’un programme d’inspection des entreprises, afin de sanctionner financièrement celles qui ne respectent pas l’égalité salariale.

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III. L’ÉGALITÉ HOMMES/FEMMES, UN CONSENSUS DANS L’OPINION PUBLIQUE… QUI FAIT DÉBAT

La recherche de l’égalité en droits des hommes et des femmes rencontre aujourd’hui un large consensus dans une opinion française très sensible à la lutte contre les inégalités.

Mais si tous les décideurs semblent d’accord sur le but, ils ne sont en revanche pas d’accord sur les moyens d’y parvenir et certaines réformes ont soulevé de profondes interrogations quant à leur pertinence et à leur justesse.

Pour exemple en 1982, le Conseil constitutionnel censure une loi qui prévoyait un quota de 25 % de femmes dans les listes des élections municipales estimant que le principe d’égalité devant la loi à l’article premier de la Constitution s’oppose à toute division par catégories des électeurs et des éligibles. 

Certaines personnes dénoncent également une certaine forme de jusqu’au-boutisme égalitariste en énonçant que la méritocratie s’oppose à l’institution d’un système prônant des quotas de 50 % de femmes parmi les candidats à certaines élections. Cette question est en effet importante : faut-il privilégier une personne en raison de son statut de femme ou privilégier une personne (homme ou femme) parce tout simplement elle est la plus compétente pour exercer une fonction élective ?

De plus aujourd’hui, certains acteurs dénoncent une « dérive égalitariste jusqu’à l’extrême » qui nierait les différences biologiques et naturelles entre les hommes et les femmes. 

Cette idéologie appelée « théorie du genre » est dénoncée et condamnée surtout par les catholiques et les musulmans français ainsi que par une grande partie de la droite française tandis que d’autres acteurs politiques, notamment à gauche, affirment que cette théorie n’est qu’un fantasme avancé par ceux qui justifient les inégalités en droits hommes/femmes par les inégalités naturelles entre ceux-ci.

D’autres acteurs dénoncent la trop grande place accordée au courant féministe en France alors que celui-ci est très minoritaire parmi la population mais important chez les élites au pouvoir. 

Des critiques sont également avancées contre une médiatisation « systématique et abusive » de femmes qui arrivent à des postes occupés jusqu’alors par des hommes (première femme à faire…, première femme à occuper tel poste, première femme présente dans telle institution etc…).

Enfin, des mouvements féministes extrémistes se développent tels que les Femen qui s’attaquent par des actions coups de poing à des symboles ou agressent des personnalités (telles que Dominique Strauss-Kahn lors de son procès dit du « Carlton de Lille » en février 2015 ou encore Vladimir Poutine lors d’un sommet international en Allemagne en avril 2013). 

Parallèlement à ces mouvements radicaux, on observe une dérive de certain(e)s féministes qui tendent à réclamer non pas l’égalité en droits entre les hommes et les femmes mais la suprématie des femmes sur les hommes. 

Ces derniers subissent d’ailleurs des discriminations qui ne bénéficient pas de la même couverture médiatique que celles subies par les femmes, comme par exemple le droit de garde après un divorce qui n’est confié que dans 8 % des cas au père (chiffre de 2009 du ministère de la Justice).

Conclusion

La place des femmes dans la société demeure donc contrastée. Si les progrès sont indéniables dans la vie politique et professionnelle et si le principe de l’égalité des sexes obtient l’adhésion d’une large majorité au sein de l’opinion publique, les situations de discriminations perdurent. 

Notons par exemple que la réussite scolaire des filles, en général supérieure à celle des garçons, aboutit pourtant encore souvent à des choix d’orientation traditionnels, conformes aux représentations sociales, à des renoncements plutôt qu’à des qualifications ambitieuses qu’elles pourraient viser.

Par ailleurs, les progrès à réaliser sont encore multiples pour améliorer les droits des femmes : protection du droit à l’IVG, protection contre le harcèlement et les violences, accès à la PMA pour toutes les femmes sont notamment les dossiers qualifiés de prioritaires par le gouvernement actuel.

LE PETIT + DANS TA COPIE

  • Proposer une analyse structurée qui fasse la distinction entre les différents domaines politique, économique, culturel.
  • Montrer que les évolutions s’inscrivent sur un temps long, qui débute avant la Ve République et doit encore être prolongé car de nombreux droits restent à conquérir pour les femmes.

POUR ALLER PLUS LOIN …

  • Un numéro de La Documentation photographique, propose une analyse intéressante de l’évolution de la société française, avec de nombreux documents sur la place des femmes.
    • Pascale Goetschel, Histoire culturelle de la France au XXe siècle, La Documentation photographique n° 8077, septembre-octobre 2010

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Baptc
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20/20

Fiche mise à jour ! :) Cette fiche est consacrée à la première question au choix du thème 3 du programme d?histoire. Le programme officiel précise que le professeur doit étudier l?évolution de la place des femmes dans les domaines économique, politique, social et culturel. Bonne lecture !!

par - le 07/11/2018

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