Les femmes dans la société française - Histoire Géo - Terminale STMG

Les femmes dans la société française - Histoire Géo - Terminale STMG

digiSchool Bac STMG met à ta disposition un cours d'Histoire niveau Terminale, rédigé par un professeur, consacré aux femmes dans la société française.

Tu verras en première partie que les femmes ont une place reconnue et de plus en plus importante dans la vie politique et citoyenne. La seconde partie porte sur la nouvelle place et les nouvelles opportunités faites aux femmes sur le marché du travail. Enfin, la dernière partie te montrera que la culture est un mode d'épanouissement et de revendication des femmes.

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Document rédigé par un prof Les femmes dans la société française - Histoire Géo - Terminale STMG

Le contenu du document

 

UNE PLACE RECONNUE ET DE PLUS EN PLUS IMPORTANTE POUR LES FEMMES DANS LA VIE POLITIQUE ET CITOYENNE. 

 

Dans la première moitié du XXème siècle, des mouvements politiques et civiques promouvant le droit des femmes se développent en Europe. Le plus important et le plus connu d’entre eux est le mouvement dit des « suffragettes ». Ses militantes organisent des manifestations pour revendiquer les mêmes droits politiques que les hommes. Certains pays précurseurs accordent alors le droit de vote aux femmes comme la Finlande dès 1906 ou encore le Danemark dès 1915. Quant aux Françaises, elles obtiendront le droit de vote et d’éligibilité par une ordonnance du général de Gaulle en avril 1944 et voteront pour la première fois en avril 1945. 

 

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Source : http://europdhfp.free.fr/pages/sommaire1/stats.htm. 

 

Si l’acquisition de ce droit permet aux femmes de faire partie intégrante de la vie politique française, celles-ci restent très minoritaires dans les fonctions électives et les élues ne représentaient que 1,60 % des députés de l’assemblée nationale en 1958. On constate toutefois une hausse de la représentativité des femmes en politique après la « révolution » de 1968. Ce taux augmente alors pour atteindre 7 % en 1993 et 27 % en 2012. En 1974, Arlette Laguiller est la première femme à se présenter aux élections présidentielles françaises. Elle sera ensuite candidate aux mêmes élections de 1981, 1988, 1995, 2002 et enfin 2007 en atteignant un score maximum de 3 % des suffrages. En mai 1991, Edith Cresson devient premier ministre et le restera jusqu’en avril 1992 du fait de sa forte impopularité dans l’opinion. Enfin en 2007, la candidate socialiste Ségolène Royal arrive au second tour de l’élection présidentielle mais est battue par son rival Nicolas Sarkozy qui l’emporte avec 53,06 % des voix. On notera également la présence d’une femme, Marine le Pen, à la tête d’un des trois grands partis français actuel, illustrant ainsi la continuité et la solidité de cette dynamique. 

Le législateur vient accompagner cette évolution avec une loi en 2000 sur la parité hommes/femmes qui vient ajouter à l’article 3 de la constitution que « la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives » et ajoute aussi à l’article 4 que les partis politiques « contribuent à la mise en œuvre du principe énoncé au dernier alinéa de l’article 3 dans les conditions déterminées par la loi ». Cette réforme constitutionnelle est le fruit de nombreux efforts émanant en grande partie du courant féministe, c'est-à-dire d’un courant de pensée qui cherche essentiellement à promouvoir les droits des femmes dans la société. On remarquera que le Mouvement de libération des femmes (MLF) d’inspiration marxiste a également milité dans ce sens. Néanmoins ce système paritaire instituant des quotas de représentation des femmes n’est pas obligatoire pour toutes les élections et est plutôt pensé comme incitatif. En effet, les partis politiques qui ne respectent pas ces quotas ne subissent que des pénalités financières ou une réduction de leurs subventions.

 

 

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Source : http://femmes.gouv.fr/dossiers/egalite-professionnelle/promotion-de-legalite-professionnelle/projets-de-lois-les-etudes-dimpact-sur-legalite-femmes-hommes/justice-securite-affaires-institutionnelles/projet-de-loi-relatif-a-la-limitation-du-cumul-des-mandats/

 

LA NOUVELLE PLACE ET LES NOUVELLES OPPORTUNITES FAITES AUX FEMMES SUR LE MARCHE DU TRAVAIL

 

Au début du vingtième siècle le travail féminin est surtout présent dans l’agriculture et dans l’industrie en complément de celui de leur mari. La répartition sexuée du travail est alors encore en vigueur, certaines professions étant « réservées » aux hommes comme les travaux les plus physiques, d’autres comme l’éducation des enfants et le soin aux malades étant laissées aux femmes. Peu à peu, cette répartition des tâches évoluât et durant la première (et la seconde) guerre mondiale, les femmes remplacèrent les hommes dans les usines, ce qui les fit accéder à des postes plus qualifiés traditionnellement occupés par des hommes. 

Mais le véritable tournant a lieu après la seconde guerre mondiale. En effet, les femmes ne se consacrent alors plus exclusivement à leur famille et peuvent entreprendre de véritables carrières professionnelles. Ainsi en 1972 Anne Chopinet devient la première femme major de l’Ecole polytechnique. En 1976 une femme est nommée général chez les pompiers, en 1981 une femme devient procureur général et enfin en 2006, une femme accède au prestigieux poste de PDG d’une entreprise du CAC 40. 

Les discriminations à l’embauche envers les femmes ont donc tendance à lentement diminuer au cours du temps, au fil et à mesure de l’évolution des mentalités et de l’arrivée d’un plus grand nombre de femmes sur le marché du travail. On remarquera également que la loi reconnaît et consacre en 1972 le principe de l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes.  

 

La refondation du rôle de la femme au sein de la famille.

Parallèlement à ces avancées dans la vie professionnelle, les femmes voient leur rôle au sein de la famille réévalué et leurs droits reconnus à l’égal de ceux des hommes. Cela passe par la fin de la domination masculine au sein de la famille et le partage de l’autorité parentale entre les époux en 1970 grâce à une loi. Peu avant, en 1965, les femmes avaient obtenu la possibilité d’ouvrir un compte bancaire ou d’occuper un nouveau métier sans l’accord de leur conjoint. 

Sur le plan de l’émancipation sexuelle, Simone de Beauvoir publie dès 1949 le livre Le deuxième sexe dans lequel elle affirme que « l’on ne naît pas femme, on le devient ». La loi Neuwirth de 1967 permet la généralisation de la contraception orale, elle entre en vigueur en 1972. Le MLF encadre ce combat, son but est de faire de la maternité un choix à travers la maîtrise de la fécondité des femmes. 

En 1975 la loi légalisant l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) est votée sous l’égide de la ministre de la santé de l’époque, Simone Veil au nom la libre disposition du corps de la femme et afin de stopper les « avortements sauvages » qui affectaient alors de nombreuses femmes. Avec cette loi, les contraceptifs sont également remboursés par la sécurité sociale. En 1992, une loi est votée qui s’attaque au harcèlement sexuel au travail. En 2013, le gouvernement fait voter une loi qui institue une prise en charge à 100 % des frais d’IVG et la gratuité des contraceptifs pour les adolescentes de 15 à 18 ans. 

En 1981 le premier ministère des droits de la femme est créé afin d’appuyer ces évolutions.

 

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Simone Veil lors du débat sur le projet de loi légalisant l’avortement en 1975.

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/aa85ed8e-e305-11e1-9958-350487f11a9a/Simone_Veil_la_force_du_courage. 

 

LA CULTURE COMME MODE D’EPANOUISSEMENT ET DE REVENDICATION DES FEMMES

 

Après n’avoir été que des modèles ou des sources d’inspiration pour des artistes masculins et ainsi joué qu’un rôle « passif », les femmes deviennent dès le début du XXème siècle des acteurs à part entière du monde de la culture et des arts. Chaque année depuis 1904, le jury Femina décerne un prix littéraire. En 1981, Marguerite Yourcenar est la première femme élue à l’Académie française.

Des magazines comme Madame, Elle ou encore Causette valorisent et répandent un art et des idées conçus par des femmes. En 1986, Coline Serreau est la première femme réalisatrice à recevoir un César pour son film intitulé Trois hommes et un couffin. Des prix et récompenses viennent valoriser une créativité féminine artistique en plein essor. 

L’art est également un moyen de revendication pour certaines femmes, surtout féministes, qui l’utilisent pour militer en faveur de leurs droits. 

 

De persistantes inégalités hommes/femmes nécessitant encore des progrès dans l’amélioration de la condition féminine

Malgré tous ces progrès et ces nouveaux droits acquis, la condition féminine reste encore aujourd’hui à améliorer et de nombreuses inégalités hommes/femmes persistent toujours. Pour exemple la politique, où la représentation des femmes est faible avec 26,9 % de députées et 22,2 % de sénatrices. On trouve également des écarts de rémunération de 27 % entre les femmes et les hommes et peu de femmes occupent des postes de direction. 

 

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Source : http://entreprise.lefigaro.fr/femmes-moyenne.html.

La lutte contre les violences faites aux femmes doit aussi être poursuivie et renforcée. En 2011, encore 122 femmes sont mortes à la suite de violences conjugales. En 2012, le « manifeste des 313 » dénonce le « tabou du viol ». Alors qu’en France une femme est violée toutes les 8 minutes, seul 1 viol sur 8 fait l’objet d’une plainte en raison notamment de la honte que ressentent beaucoup de femmes à se confier sur ce sujet, surtout que dans beaucoup de cas, le viol a été commis par des proches ou des membres de leur famille. 

 

L’apparition d’un courant critique dénonçant une certaine forme de jusqu’au-boutisme égalitariste entre les genres.  

La recherche de l’égalité en droits des hommes et des femmes rencontre aujourd’hui un large consensus dans une opinion française très sensible à la lutte contre les inégalités. Mais si tous les décideurs semblent d’accord sur le but, ils ne sont en revanche pas d’accord sur les moyens d’y parvenir et certaines réformes ont soulevé de profondes interrogations quant à leur pertinence et à leur justesse.

Pour exemple en 1982, le Conseil constitutionnel censure une loi qui prévoyait un quota de 25 % de femmes dans les listes des élections municipales estimant que le principe d’égalité devant la loi à l’article premier de la constitution s’oppose à toute division par catégories des électeurs et des éligibles. Certaines personnes dénoncent également une certaine forme de jusqu’au-boutisme égalitariste en énonçant que la méritocratie s’oppose à l’institution d’un système prônant des quotas de 50 % de femmes parmi les candidats à certaines élections. Cette question est en effet importante : faut-il privilégier une personne en raison de son statut de femme ou privilégier une personne (homme ou femme) parce tout simplement elle est la plus compétente pour exercer une fonction élective ?

De plus aujourd’hui, certains acteurs dénoncent une « dérive égalitariste jusqu’à l’extrême » qui nierait les différences biologiques et naturelles entre les hommes et les femmes. Cette idéologie appelée « théorie du genre » est dénoncée et condamnée surtout par les catholiques et les musulmans français ainsi que par une grande partie de la droite française tandis que d’autres acteurs politiques, notamment à gauche, affirment que cette théorie n’est qu’un fantasme avancée par ceux qui justifient les inégalités en droits hommes/ femmes par les inégalités naturelles entre ceux-ci. 

D’autres acteurs dénoncent la trop grande place accordée au courant féministe en France alors que celui-ci est très minoritaire parmi la population mais important chez les élites au pouvoir. Des critiques sont également avancées contre une médiatisation « systématique et abusive » de femmes qui arrivent à des postes occupés jusqu’alors par des hommes (première femme à faire …, première femme à occuper tel poste, première femme présente dans telle institution etc…). 

Enfin, des mouvements féministes extrémistes se développent tels que les Femen qui s’attaquent par des actions coups de poing à des symboles ou agressent des personnalités (telles que Dominique Strauss-Kahn lors de son procès dit du « Carlton de Lille » en février 2015 ou encore Vladimir Poutine lors d’un sommet international en Allemagne en avril 2013. Parallèlement à ces mouvements radicaux, on observe une dérive de certain(e)s féministes qui tendent à réclamer non pas l’égalité en droits entre les hommes et les femmes mais la suprématie des femmes sur les hommes. Ces derniers subissent d’ailleurs des discriminations qui ne bénéficient pas de la même couverture médiatique que celles subies par les femmes comme par exemple le droit de garde après un divorce qui n’est confié que dans 8 % des cas au père (chiffre de 2009 du ministère de la justice). 

Pour une vidéo montrant l’action coup de poing de Femens contre Vladimir Poutine en avril 2013 voir : https://www.youtube.com/watch?v=wu2oCn1xmlc

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