Les engagements militaires et humanitaires de la France - Histoire-Géographie - Terminale STMG

Les engagements militaires et humanitaires de la France - Histoire-Géographie - Terminale STMG

digiSchool vous propose ce cours d'Histoire-Géographie consacré aux engagements militaires et humanitaires de la France et des français dans le monde . Ce cours rédigé par un professeur d'Histoire-Géographie est au programme de terminale STMG.

La première partie de ce cours d'histoire-géographie est consacrée aux engagements humanitaires de la France (Haïti, Sri Lanka...). Ensuite, vous verrez l'engagement militaire de la France, en Afghanistan, au Mali, en Lybie... Enfin, ce cours sur les engagements de la France se conclut par une partie consacrée à la diplomatie de la France.

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Document rédigé par un prof Les engagements militaires et humanitaires de la France - Histoire-Géographie - Terminale STMG

Le contenu du document

 

La France, de par ses territoires d’outre-mer et son influence, est présente dans le monde entier. Cela lui permet de développer diverses actions à l’étranger de nature militaire et diplomatique mais aussi humanitaire. 

 

LES ENGAGEMENTS HUMANITAIRES DE LA FRANCE. 

 

La France est un acteur international de premier plan. En effet, ses territoires ultramarins et ses personnels bien formés (militaires, pompiers, Sécurité civile, gendarmerie) lui permettent d’intervenir très rapidement dans les zones sinistrées ou en difficulté. 

Ce constat a été vérifié à diverses reprises, par exemple lors du séisme en Haïti en 2010 où 658 sauveteurs et gendarmes en provenance de Martinique et de Guadeloupe ont été déployés tout de suite après la catastrophe ou encore au Sri Lanka après le tsunami de 2004 où le gouvernement français a acheminé rapidement 100 sauveteurs avec 800 kg de matériel sanitaire. 

Mais les actions humanitaires de la France ne se limitent pas à des actions d’urgence courtes dans le temps : des écoles sont construites dans beaucoup de pays en développement grâce à des fonds alloués par des organismes publics français, de même que des installations de traitement des eaux, des centrales électriques etc. Des actions « humaines » à long terme sont également entreprises comme l’éducation des populations, des cadres, ou la formations des agriculteurs. L’Etat encourage aussi les citoyens qui le veulent à effectuer des actions de solidarité à l’étranger comme le montre par exemple la mise en place du service civique en 2010. 

L’Etat n’est toutefois pas le seul acteur à venir en aide aux populations des pays pauvres : des dons privés mais surtout des ONG (Organisations Non-Gouvernementales) occupent une place de plus en plus importante dans ces actions humanitaires et les organismes publics encouragent cet engagement en leur allouant de l’argent et des moyens. Il existe des ONG de toute sorte dans tous les domaines, des Electriciens sans frontières aux Médecins sans frontières en passant par la Croix Rouge, Action contre la faim ou encore le Secours catholique. Ces organisme, de par leur qualification et leur expertise, sont aussi régulièrement sollicités par les pouvoirs publics sur le sol national (fêtes, activités sportives, initiatives solidaires). 

De plus, on constate un accroissement des opérations dites « civilo-militaires » qui voient les forces armées françaises protéger des personnels d’ONG ou autres lors d’actions dans des zones sensibles ou dangereuses : par exemple 1300 militaires ont été déployés au Sri Lanka en 2004 afin de sécuriser les zones sinistrées et permettre une intervention des secours dans de bonnes conditions ou encore en Afghanistan où des troupes françaises ont protégé des bénévoles et des personnels humanitaires dans ce pays en guerre. 

Ces opérations humanitaires et ces aides aux populations dans le besoin sont souvent appuyées par des OI (Organisations Internationales) comme l’ONU (Organisation des Nations-Unies) qui intervient afin de leur donner une base légale et juridique ou encore par le FMI ou l’UE qui consentent parfois l’annulation des dettes de ces pays afin de faciliter leur reconstruction ou la reprise de la vie économique. 

 

UN IMPORTANT ENGAGEMENT MILITAIRE DE LA FRANCE

 

La France, grande puissance militaire, participe à de multiples opérations extérieures sur toute la planète. 

Les forces armées françaises ont par exemple combattu en Afghanistan sous mandat de l’ONU à partir de 2001 jusqu’en 2012 ou plus récemment combattent encore au Mali depuis 2013 contre des islamistes et des Touaregs dans le cadre de l’opération Serval. La France est donc active, protégeant ses intérêts et ses pays alliés (Mali, Tchad, Afghanistan, etc…) par la force s’il le faut et renversant militairement les gouvernements jugés hostiles comme celui du colonel Kadhafi en Libye en 2011 à l’aide de frappes aériennes.

 

 

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Les OPEX (Opérations extérieures) françaises à la fin 2010

Source : http://www.dicod.defense.gouv.fr/layout/set/print/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/carte-opex. 

 

Néanmoins les engagements militaires de la France ne sont pas nécessairement axés sur l’emploi de la force lors de conflits inter-étatiques ou lors de guerres civiles mais peuvent aussi consister en des opérations de surveillance ou de formation de forces de sécurité étrangères. C’est par exemple le cas depuis 2001 avec la formation des forces de sécurité afghanes par des instructeurs français. Concernant les missions de surveillance, on mentionnera par exemple l’opération Atalante qui permet de combattre la piraterie au large des côtes somaliennes à l’aide d’opérations de surveillance (et au besoin d’interventions) ou grâce à des missions de coopération avec les acteurs locaux comme la formation dispensée par l’équipage de la frégate Nivôse en mai 2012 qui a formé des garde-côtes de Djibouti à l’interception de navires suspects de piraterie. 

Cette dernière opération a permis de faire baisser substantiellement le nombre d’actes de piraterie, ces derniers étant définis par l’article 101 de la Convention de Montego Bay de 1982 sur le droit de la mer comme « tout acte illicite de violence ou de détention ou toute déprédation commis par l’équipage ou des passagers d’un navire, agissant à des fins privées, et dirigé contre un autre navire ou aéronef, ou contre des personnes ou des biens à leur bord ». On remarquera que cette définition ne s’applique pas aux eaux territoriales (12 miles marins à partir des côtes) mais uniquement à la « haute mer » qui ne relève de la juridiction d’aucun Etat. 

 

UNE DIPLOMATIE FRANÇAISE ACTIVE

 

La France possède le deuxième réseau mondial le plus étendu en termes d’ambassades et de consulats ainsi qu’une place de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations-Unies. Cela lui permet de jouir d’un statut privilégié et d’exercer une influence dans le monde entier. 

Ainsi en Afrique et au Proche-Orient, la diplomatie française reste très influente malgré une perte de vitesse ces vingt dernières années. Le ministère des affaires étrangères intervient souvent dans les anciennes possessions françaises en renversant directement ou indirectement les gouvernements, selon leur prise de position vis-à-vis de la France et des valeurs ou intérêts français ou en aidant les gouvernements « amis » à se maintenir. 

Pour exemple, le président Sarkozy, après avoir reçu en grande pompe le colonel Kadhafi fin 2007, a appuyé les rebelles libyens dans le pays en 2011 en leur fournissant des armes et en bombardant les populations de l’armée au nom de la défense des « droits de l’homme » contre « un tyran sanguinaire qui opprime son peuple ». Une fois le régime de Tripoli tombé, le chaos s’est installé en Libye, entraînant une guerre civile meurtrière, faisant passer ce pays qui était stable, riche (l’Indice de Développement Humain du pays était l’un des plus élevés d’Afrique) du statut de puissance régionale à une situation anarchique où le nouveau pouvoir libyen est incapable de reprendre le contrôle du pays. 

Cette diplomatie, quelque fois appelée « diplomatie des droits de l’homme » est menée au nom de valeurs occidentales se réclamant universalistes et aboutit le plus souvent à des catastrophes. C’est le cas en Libye aujourd’hui mais aussi en Irak où les américains, en renversant le régime de Saddam Hussein ont conduit le pays dans le chaos, favorisant l’émergence de l’Etat islamique. C’est aussi au nom de ces valeurs que les présidents Hollande et Sarkozy ont condamné le régime autoritaire du président Bachar-el-Assad et ont appuyé les rebelles islamistes syriens, conduisant à l’affaiblissement du régime laïc de Damas et permettant à l’Etat islamique de s’étendre à l’Est de la Syrie à partir de l’Irak. Alors qu’aujourd’hui l’Etat islamique est devenu un acteur puissant doté d’un fort pouvoir destructeur nécessitant une coalition large des pays limitrophes et des principales puissances étrangères, la diplomatie française refuse toujours de coopérer avec le régime de Damas arguant le fait que Bachar-el-Assad n’est pas un interlocuteur « respectable » ; pourtant la France n’hésite pas à s’allier avec le Qatar et l’Arabie Saoudite par exemple, deux pays non démocratiques et qui jouent un double jeu en finançant l’Etat islamique tout en proclamant le combattre … . 

 

 

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Le président de la République arabe syrienne et son épouse lors d’un dîner organisé à l’Elysée en décembre 2010 par le couple Sarkozy.

Source : http://www.lepoint.fr/images/2012/03/02/par-519744-jpg_354568.JPG. 

 

Ce manque de cohérence de la diplomatie française et l’échec de la « diplomatie des droits de l’homme » menée au nom de valeurs et non au nom de la défense des intérêts français ne doit pas cependant faire oublier des réussites comme l’opération Serval au Mali, qui a permis de repousser une offensive islamiste qui menaçait Bamako à l’aide de forces françaises déployées en 48 heures. De même, le refus de la France de participer à l’invasion de l’Irak en 2003 a accru son prestige et a renforcé la pertinence et le crédit de la diplomatie française qui apparaissait alors comme de nature « réaliste » et non pas « droit-de-l’hommiste » comme de plus en plus aujourd’hui. 

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