Correction Histoire Géographie - Bac STMG 2017 Polynésie

Correction Histoire Géographie - Bac STMG 2017 Polynésie

Découvrez le corrigé complet de l'épreuve d'Histoire Géographie du Bac STMG 2017 de Polynésie Française.
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Vous trouverez ici toutes les réponses aux 6 questions de la première partie de l'épreuve, ainsi que les 4 sujets d'étude traités, à savoir L'Algérie de 1954 à 1962L'Union Indienne à partir de 1947Une ville mondiale : Shanghai, et Une ville mondiale : Londres.

Téléchargez gratuitement ci-dessous le sujet corrigé d'Histoire Géographie de Polynésie du Bac STMG 2017.

Correction Histoire Géographie - Bac STMG 2017 Polynésie

Le contenu du document


PREMIERE PARTIE

Cette première partie s’inscrit dans les six Questions Obligatoires (trois en histoire et trois en géographie) et les notions attenantes. Les questions de connaissances ne présentent pas de réelles difficultés. Bien que les réponses attendues soient courtes, tout développement ou tout complément comme toute rédaction restent les bienvenus.


QUESTIONS D’HISTOIRE

Question 1 : Compléter la frise chronologique en annexe : donnez un titre puis nommez et situez deux évènements importants de la période.

Il est demandé de compléter la frise chronologique en écrivant :

- Un titre : « La Guerre Froide ».

- Deux évènements importants de la période. Il est possible de citer entre autres :

- 1947 : début de la Guerre froide, avec les doctrines Truman et Jdanov.

- 1961 : construction du mur de Berlin.

- 1989 : chute du mur de Berlin et Rideau de fer qui se lézarde.

- 1991 : fin de la Guerre froide, disparition de l’URSS.

Cette question évoque la notion de GUERRE FROIDE, c’est-à-dire l’affrontement idéologique entre les Etats-Unis et l’URSS de 1947 à 1991 où la confrontation directe est impossible mais dans laquelle chacun des deux, tente de prendre l’avantage sur l’autre.


Question 2 : Nommez une colonie britannique indépendante après 1945

Il existe un grand nombre de colonies britanniques qui deviennent indépendantes après 1945 :

- Union indienne en 1947.

- Ghana en 1957.

- Kenya en 1963.

Cette question est en lien avec la notion de DECOLONISATION, c’est-à-dire le processus par lequel des territoires colonisés accèdent à l’indépendance, qui peut être pacifique ou belliqueuse.


Question 3 : Définissez ce qu’est une cohabitation sous la Vème République.

La Cohabitation désigne la situation politique dans laquelle le Président de la République appartient à un courant politique différent de celui de son Premier Ministre.

A ce jour, la Vème République a connu trois cohabitations :

1-  1986-1988 : François Mitterrand (Président de la République, de Gauche), Jacques Chirac (Premier Ministre, de Droite).

2- 1993-1995- : François Mitterrand (Président de la République, de Gauche), Edouard Balladur (Premier Ministre, de Droite).

3- 1997-2002 : Jacques Chirac (Président de la République, de Droite), Lionel Jospin (Premier Ministre de Gauche).


QUESTIONS DE GEOGRAPHIE

Question 4 : Justifiez la phrase suivante : les BRICS sont des puissances économiques émergentes.

Les BRICS constituent de nouveaux centres d’impulsion d’un espace mondialisé. Le groupe des pays émergents est dominé par les BRICS dont le potentiel est très important :

- masse démographique

- ressources abondantes

- forte capacité productrice et exportatrice.

Ce sont de futurs géants économiques. Certains d’entre eux disposent même de ressources financières qui sont mises à la disposition des pays riches. Leur participation aux grands évènements médiatiques internationaux (Jeux Olympiques, Coupe du monde de football) symbolise leur réussite. Leur taux annuel de croissance économique est exceptionnel (de 5 à 10 %).

Les BRICS sont un acronyme anglo-saxon qui désigne cinq pays :

- Brésil

- Russie

- Inde

- Chine

- South Africa (Afrique du Sud)

Ce sont des puissances économiques émergentes car l’économie de ces Etats se caractérise par une forte croissance économique et une intégration rapide à la mondialisation.


Question 5 : Nommez deux caractéristiques de la mondialisation.

La mondialisation peut se caractériser par :

- l’intégration croissante d’espaces et d’hommes à l’échelle mondiale.

- l’explosion et la diversité des flux et des réseaux.

- la multiplication des acteurs spatiaux.

- la Division Internationale du Travail.

La MONDIALISATION désigne l’intégration croissante d’espaces et d’hommes à l’échelle mondiale résultant d’évolutions économiques, techniques, culturelles liées à l’extension du système économique capitaliste.


Question 6 : Proposez un exemple de la présence française dans le monde.

La présence de la France dans le monde peut être :

- culturelle, par la francophonie (forme de soft power).

- économique, par la puissance de ses Firmes transnationales, les échanges.

- diplomatique, par sa présence dans les grandes institutions internationales (ONU, Conseil de sécurité).

- militaire, par ses interventions géostratégiques extérieures (Afrique).

- territoriale par la seconde Zone Economique Exclusive du monde.

La présence de la France dans le monde est multiforme. Elle présente des aspects de puissance mais aussi de limites et de concurrences.


SECONDE PARTIE

Le candidat traitera au choix un seul des quatre exercices


Cette seconde partie de l’épreuve s’inscrit dans les Sujets d’Etude (trois en histoire et trois en géographie).  L’important pour le candidat est d’en traiter un seul au choix. Cette épreuve consiste en un exercice qui porte sur un ou deux documents. Les questions sont là pour guider le candidat.

Si les sujets d’étude comportent des textes, il est conseillé de référencer les lignes de 5 en 5 afin de faciliter la sélection des informations et des justifications.


EXERCICE N°1 : L’ALGERIE DE 1954 A 1962.

Dans ce sujet d’étude, qui se place dans le thème de la décolonisation et de la construction de nouveaux Etats, il s’agit de montrer que l’Algérie est dotée d’un statut particulier au sein de l’Empire colonial français. On doit analyser son processus de décolonisation en montrant sa dimension singulière (guerre, violences frappant l’ensemble des composantes de la population, crise politique en métropole, etc.). On souligne que les conditions de son accès à l’indépendance ont un impact durable sur ses relations avec la France.


Question 1 : Identifiez les causes de la guerre d’Algérie.

D’après le document et les connaissances, les causes de la guerre d’Algérie s’identifient à une certaine chronologie :

- ligne 1 : « 1er novembre 1954 »

- ligne 16 : « janvier 1955 »

- ligne 24 : « 20 août 1955 »

- ligne 29 : « 30 août 1955 »

- ligne 30 : « 26 avril 1958

- ligne 41 : « 13 mai 1958 »

Les inégalités entre pieds noirs et population algérienne sont multiples. La France a maintenu les musulmans algériens dans une situation d’infériorité puisqu’ils ne disposent pas d’une citoyenneté de plein exercice. Leur situation économique est également beaucoup plus précaire.

L’échec de tentatives de réformes, dans les années 1930, entraine une radicalisation du nationalisme algérien. Le 1er novembre 1954 (« Toussaint rouge »), une série d’attentats organisés par le Front de Libération Nationale (FLN) inaugure une guerre coloniale.


Question 2 : Identifiez les acteurs et leur rôle dans l’engrenage de la violence.

D’après le document et les connaissances, les acteurs et leur rôle dans l’engrenage de la violence sont :

- ligne 4 : « une organisation revendique toutes les opérations militaires : le FLN »

- ligne 26-27 : « des Français, des musulmans sont assassinés »

- ligne 26 : « émeutes, répression ».

- ligne 31 : «le général Salan »

- ligne 37 : « le FLN annonce l’exécution de prisonniers du contingent ».

- ligne 49 : « l’armée et les pieds noirs assistent à la cascade des événements »

La guerre d’Algérie est notamment marquée du côté du FLN par le harcèlement des troupes françaises, des embuscades et le recours aux attentats. Le gouvernement français laisse en 1957 les pouvoirs de police à l’armée. La confusion des pouvoirs civil et militaire explique en partie l’usage systématique de la torture à l’encontre des prisonniers algériens et à cet engrenage, cette escalade, cette surenchère de la violence.


Question 3 : Quelles sont les conséquences politiques de la guerre, en France et en Algérie ?

D’après le document et les connaissances, les conséquences politiques de la guerre :

- en France :

- ligne 32 : « le Parlement se révèle incapable de trouver un nouveau Président du Conseil »

- ligne 50 : « démission de Pflimlin »

- ligne 50 : « investiture du général de Gaulle »

- ligne 51 : « fin de la IV, et début de la Veme République »

- ligne 52 : « proposition d’une nouvelle constitution »

- ligne 52 : « 28 septembre, Européens et musulmans votent pour la constitution de la Veme République »

- ligne 54 : « 21 décembre, le général de Gaulle est élu Président de la République ».


- en Algérie :

- ligne 61 : « 19 mars 1962, le cessez-le-feu, accords d’Evian »

- ligne 64 : « indépendance algérienne »


Décidé à sortir la France de cette « sale guerre » de plus en plus impopulaire en métropole, le général de Gaulle, revenu au pouvoir en 1958 accorde aux Algériens le droit à l’autodétermination (liberté laissée à un peuple de choisir l’Etat et la forme de régime politique qu’il souhaite avoir). Le référendum du 1er juillet 1962 est largement approuvé. Les négociations d’Evian aboutissent à un accord qui reconnait la République algérienne indépendante en 1962.

Cette guerre marque la transition entre la IV et la Veme République en France métropolitaine.


Question 4 : Dressez un bilan humain de la guerre d’Algérie.

D’après le document et les connaissances, le bilan humain de la guerre d’Algérie qu’il est possible de dresser :

- ligne 63 : « 500.000 morts (toutes catégories confondues, mais surtout des Algériens) »

- ligne 64 : « massacres de dizaines de milliers de harkis »

- ligne 66 : « guerre sans nom »

- ligne 67-68 : « en France les victimes sont moins nombreuses mais traumatisées »

« La guerre sans nom » ou la violence des affrontements. La guerre, longtemps qualifiée de simples « évènements d’Algérie » ou d’opération de « maintien de l’ordre », est violente. Elle fait un grand nombre de victimes, notamment parmi la population algérienne musulmane. Les harkis désignent les Algériens enrôlés volontairement dans l’armée française.

Selon les chiffres :

côté français :

- pertes militaires : 27.500 morts et 1.000 disparus

- pertes civiles : 2.800 morts et 800 disparus

- Exode : 900.000 pieds noirs quittent l’Algérie pour la métropole. Les pieds noirs quittent l’Algérie, préférant « la valise au cercueil » selon la formule.

côté algérien :

- pertes militaires : environ 153.000 morts.

- pertes civiles : environ 234.000 morts.


EXERCICE N°2 : L’UNION INDIENNE A PARTIR DE 1947

Dans ce sujet d’étude, qui se place dans le thème de la décolonisation et de la construction de nouveaux Etats, il s’agit de décrire le système politique adopté par l’Union indienne après l’indépendance. On met en évidence les choix de développement et leurs évolutions, les résultats obtenus et leurs limites ainsi que la place occupée par l’Inde dans l’espace régional et sur la scène internationale.


Question 1 : Caractérisez le système politique adopté par l’Inde après son indépendance et expliquez les raisons de ce choix (doc. 1).

D’après le document 1 et les connaissances, le système politique adopté par l’Inde après son indépendance est la démocratie libérale et fédérale :

- ligne 13 : « la plus grande démocratie du monde. »

- ligne 15-16 : « démocratie parlementaire. »

- ligne 16 : « République. »

- ligne 18 : « Construction d’une démocratie. »


Cela s’explique par :

- ligne 19 : « le contexte d’une société multiculturel, multiethnique, multilingue et multireligieuse. » 


La constitution de 1950 instaure une démocratie parlementaire, dominée jusqu’aux années 1980 par le Parti du Congrès et la dynastie de Nehru et sa fille Indira Gandhi. Le modèle fédéral assure une autonomie aux Etats et donc aux minorités. Cependant, le gouvernement est souvent confronté aux revendications, parfois violentes.


Question 2 : Après l’indépendance, quels sont les choix de développement opérés par l’Inde et les résultats obtenus (doc. 1 et 2) ?

D’après les documents 1 et 2, et les connaissances, les choix de développement opérés par l’Inde après l’indépendance sont :

- ligne 8 : « Un pays performant en informatique. »

- ligne 9 : « Plate-forme en recherche-développement. »

- ligne 10 : « Partenaire des firmes de la Silicon Valley. »

Les résultats obtenus sont mitigés :

- ligne 6 : « l’Inde compte 600 millions de téléphones mobiles, bientôt 1 milliard ».

- ligne 3 : « l’une des premières masses de pauvres du monde »

- ligne 4 : « 1/3 des pauvres du monde (456 millions) »

- ligne 9 : « partenaire des firmes de la Silicon Valley »

- ligne 11 : « 134 ème rang de l’IDH ».

Si l’Inde entre dans la modernité, elle porte encore les stigmates du sous-développement, car l’Inde ne parvient pas encore à satisfaire les besoins essentiels de sa population. Les efforts sont insuffisants. La croissance et le développement ne profitent pas à tous. L’émergence d’une classe moyenne ne doit pas cacher la masse de démunis.

La notion de DEVELOPPEMENT fait référence à l’accroissement des richesses produites accompagné des processus sociaux et économiques apportant aux hommes, une plus grande sécurité, et une plus grande satisfaction de leurs besoins. 

L’Inde fonde, à la suite de son indépendance, son développement sur une économie mixte : l’Etat dirige les industries stratégiques (armement, transport, énergie) et les programmes de recherche tout en laissant subsister un secteur privé, constitué à la fois de PME et de FTN. Puis au début des années 1990, l’Inde s’engage dans une libéralisation de son économie.

Les entreprises privées ne sont plus encadrées par l’Etat. Celle nouvelle voie permet d’accélérer la croissance économique et d’ouvrir le pays à la mondialisation à travers les secteurs des NTIC (technopole de Bangalore), la formation, l’éducation ; l’espace. Parallèlement, l’Inde instaure la révolution verte dès les années 1960 pour nourrir une population en pleine explosion démographique.

Les bonnes performances économiques qui font de l’Union indienne une puissance émergente à l’image des quatre autres BRICS ne doivent pas masquer l’importance des stigmates d’un pays du Tiers-Monde, d’un véritable pays en développement ou les atavismes, les barrières sont marquées et les inégalités importantes. Enfin, le système des castes perdure malgré son interdiction légale.


Question 3 : Montrez que l’Inde est un pays multiculturel (doc. 1 et 2).

D’après les documents 1 et 2, et les connaissances, l’Inde est un pays multiculturel :

Document 1 :

- ligne 18-19 : « société multiculturelle, multiethnique, multilingue et multireligieuse ».


Document 2 :

sur le billet de 5 roupies (la monnaie officielle de l’Inde) apparait une multitude de langages :

- recto : langues officielles de l’hindi et de l’anglais (héritage de la colonisation britannique)

- verso : environ 15 langues, qui incarnent les minorités ethniques, presque autant que le nombre d’Etats indiens.

L’Inde à majorité hindouiste, englobe néanmoins des minorités nombreuses : musulmanes, ; chrétiennes, sikhs, etc…


Question 4 : Décrivez la place de l’Inde dans son espace régional ainsi que sur la scène internationale (doc. 1).

D’après le document 1 et les connaissances, la place de l’Inde :

- dans son espace régional :

- ligne 24-25 : « sortir de son isolement postcolonial en Asie du Sud »

- ligne 25-26 : « projet géopolitique indien qui insiste sur la dimension régionale »

- ligne 27 : »contentieux du Cachemire, tension avec le Pakistan »


- sur la scène internationale :

- ligne 14 : « plus grande démocratie du monde »

- ligne 23 : « nouveau regard sur soi au plus haut niveau de l’Etat »

- ligne 28 :  « possession de l’arme nucléaire »

- ligne 29 : « l’Inde alliée privilégiée des Etats-Unis »

- ligne 30-31 : « l’Inde sait traiter avec la Russie, l’UE ou les Etats-Unis et nouer des alliances à la carte »

- ligne 32 : « entrée à l’OMC, demande pour faire partie du Conseil de sécurité de l’ONU »

Les conflits territoriaux et les rivalités économiques autour de l’océan indien maintiennent une tension toujours vive, accentuée par la possession de l’arme atomique par les Etats concernés.

Depuis les années 1990, l’Inde modernise son armée, joue un rôle accru dans les organisations internationales et entend devenir, comme les autres pays émergents que sont la Chine ou le Brésil, un des acteurs du nouvel ordre mondial multipolaire.

Son rôle régional en Asie et son influence mondiale (membre du G20) font de l’Inde un pays qui compte désormais à l’échelle internationale.


EXERCICE N°3 : UNE VILLE MONDIALE, SHANGHAI.

Ce sujet d’étude se situe dans la partie sur les territoires dans la mondialisation. Profitant pleinement de la dynamique du littoral chinois et de son importance croissante dans les échanges internationaux, Shanghai s’impose comme une ville mondiale. Le poids du port de Yangshan (document 2) et la croissance rapide du quartier d’affaires de Pudong (document 1) en constituent deux éléments majeurs. Si sa croissance est principalement localisée dans la métropole portuaire et le littoral, renforçant ainsi les disparités sociales et territoriales.


Question 1 : Caractérisez le quartier qui est né à Pudong.

D’après le document 1 et les connaissances, le quartier qui est né à Pudong se caractérise par :

- « un quartier futuriste »

- Tour de la Perle de l’Orient

- Quartier des affaires (Central Business District).

Nous sommes en présence d’une étude diachronique (un même espace à deux dates différentes, ici en 1989 et en 2014, soit un écart de 25 ans)

La nouvelle zone de Pudong est un symbole fort avec la verticalisation (construction d’immeubles de grande hauteur – tours de bureaux, hôtels, …) de son centre et la tertiarisation de son économie (centre des affaires de Lujiazui).

Dans ce quartier de Pudong, un nouveau centre des affaires a été bâti. Son développement se poursuit, caractérisé par la construction de nombreuses tours où se trouvent les bureaux de FTN.


Question 2 : Comment a été aménagé le nouveau port de Yangshan ?

D’après le document 2 et les connaissances, l’aménagement du port de Yangshan se caractérise par :

- ligne 1 : « royaume de la démesure »

- ligne 6 : « montagnes rasées et les remblais profitent à la construction des quais »

- ligne 7 : « construction du Pont de la mer »

- ligne 9 : « trafic avec les gros bateaux »

Nous sommes en présence d’une étude diachronique (un même espace à deux dates différentes, ici en 2003 et en 2005, soit un écart de 2 ans). Sur l’une des photographies apparaissent les montagnes arrasées, les grues de chargement et de déchargement, des docks. Ces infrastructures symbolisent l’intermodalité, et la limitation des ruptures de charge. La conteneurisation est valorisée.

Le développement économique de Shanghai déborde sur les villes du delta du Yangzi par la délocalisation des activités industrielles. Il profite aussi du trafic fluvial.

Shanghai située au débouché du fleuve, se trouve renforcée comme interface entre la vallée u Yangzi et le monde.


Cette réalisation est aussi l’occasion de renforcer le rôle portuaire de la ville. Le gigantisme du port de conteneurs de Yangshan est aussi un lieu symbolique de la littoralisation, de la maritimisation et de l’extraversion de l’économie chinoise et d’ouverture au monde. Le port est le premier du monde pour le tonnage global et le troisième pour le trafic de conteneurs. Shanghai devient un hub (nœud d’un réseau de transport) majeur dans la circulation maritime mondiale et un porte de redistribution des marchandises car elle bénéficie du développement de son delta et à moyen terme de l’ensemble du bassin versant du Yangzi, immense arrière-pays.


Question 3 : Quelles sont les conséquences sociales des transformations de Shanghai ?

D’après le document 2 et les connaissances, les conséquences sociales des transformations de Shanghai sont :

- ligne 9 : « moins d’espace pour pêcher »

- ligne 11 : « filets vite abîmés »

- ligne 11 : « endommagent »

- ligne 12 : « ce n’est pas bon pour les pêcheurs »

- ligne 13-15 : « bel appartement, 4 fois plus cher que l’indemnité versée, endettement, regret de leur ancienne vie »

Les transformations de Shanghai se traduisent entre autres par une certaine stratification sociale, la séparation géographique des diverses catégories sociales. La promotion des nouveaux quartiers des affaires et la construction et extension du port entrainent des recompositions géographiques majeures. Les activités traditionnelles disparaissent. Les populations sont expropriées, relogées et avec le corollaire de la précarité.


Question 4 : Quels éléments montrent que Shanghai est devenue une ville mondiale ?

D’après les documents et les connaissances, Shanghai est devenue une ville mondiale car :

- document 1 : « la population de la ville a doublé en 25 ans, entre 1989 et 2014 » 

- document 2, ligne 2 : « vitrine des ambitions mondiales de la Chine ».

- Ville qui concentre une population importante et des fonctions de commandement (document 1) financier, économique…

- Pudong : le nouveau centre économique de Shanghai et un « miroir de la Chine »

- Yangshan : un nouveau port en eau profonde pour renforcer la capacité d’exportation, au centre des flux et des réseaux.

La métropole devient progressivement une place financière de rang mondial.

Shanghai est une métropole dont le rayonnement économique, politique et culturel s’étend à l’échelle de la planète. 

A l’échelle du continent, Shanghai s’inscrit dans le réseau des métropoles d’Asie orientale. Elle est à la croisée du réseau des pôles économiques du fleuve Yangzi, de celui des grandes villes littorales chinoises, de celui des métropoles d’Asie orientale et enfin de celui des villes mondiales. Shanghai est un territoire de la mondialisation, un centre d’impulsion, un acteur spatial du système-monde. 


EXERCICE N°4 : UNE VILLE MONDIALE, LONDRES.

Ce sujet d’étude se situe dans la partie sur les territoires dans la mondialisation. Ancienne capitale de l’Empire britannique, Londres est une métropole multi-ethnique (document 2) de rang mondial par sa puissance économique (document 1) et son rayonnement culturel (document 2). La City a une place essentielle, comme étant une des premières places financières du monde, et le rôle que joue cette ville à différentes échelles.


Question 1 : Montrez que Londres est une ville multi-ethnique (doc. 2).

D’après le document 2, Londres une ville multi-ethnique car :

- 36 % des Londoniens ne sont pas originaires du Royaume-Uni (graphique circulaire), dont dans l’ordre décroissant :

- 12 % sont issus du reste de l’Europe en raison de la proximité géographique du continent et de l’attractivité dont bénéficie Londres.

- 8 % du reste du monde, en raison de l’image d’el dorado de Londres.

- 8 % d’Afrique (en lien avec le contexte historique de colonisation).

- 6 % d’Inde, du Bangladesh, du Pakistan, en lien avec la colonisation des Indes britanniques.

- 2 % des Caraïbes et 1 % de l’Irlande.

- De même, au niveau de la langue, 1/5ème des Londoniens (22 %) n’ont pas l’anglais comme première langue, et près de la moitié (48 %) des enfants de Londoniens.

Londres reste une ville très cosmopolite, dont même 25% des habitants sont nés à l’étranger. C’est une métropole du métissage, du brassage des populations.

Près de 300 langues sont parlées à Londres.

La ville est l’un des pôles du système migratoire mondial et abrite une mosaïque de nationalités : plus de 40 communautés de plus de 100.000 membres y sont recensés.


Question 2 : Montrez que la crise de 2008 représente une rupture pour la City (doc. 1).

D’après le document 1 et les connaissances, la crise de 2008 représente une rupture pour la City :

- ligne 8-9 : « Entre 2008 et 2010, le système bancaire et financier a été très sévèrement touché notamment par la quasi-faillite, la vente ou la nationalisation de beaucoup de grandes banques britanniques »

- ligne 21 : « les emplois dans les services financiers directs (banques, assurances, fonds) reculent du fait de la crise »

- ligne 22-23 : « les bonus aux tradeurs sont tombés de 11.4 à 1.6 milliard » soit une division par 10 à court terme !

La crise de 2008 née aux Etats-Unis à la suite des subprimes, s’est propagée en Europe, n’épargnant pas Londres. Les conséquences négatives sont à la fois économiques, financières et sociales, par un recul du dynamisme. 

La crise entraine Londres dans une phase de dépression. Londres frappée par la crise économique depuis 2008 souffre d’un certain nombre de dysfonctionnements.


Question 3 : Indiquez les inégalités socio-spatiales qui existent à Londres (doc. 1).

D’après les document 1 et les connaissances, les inégalités socio-spatiales qui existent à Londres sont :

- ligne 32 : « ségrégation spatiale et fonctionnelle »

- ligne 13 : « loyers les plus chers d’Europe »

Le développement économique de Londres concerne aussi le Sud-Est et non pas que la City ou les Docklands avec Canary Wharf, par la déconcentration des services et par l’extension des zones aménagées pour l’habitat ou la recherche. Cette croissance pose des problèmes d’accessibilité et d’accroissement des inégalités dans l’agglomération puisque le Nord du pays est toujours en reconversion.

La City et les quartiers attenants restent marqués par le phénomène de gentrification (processus de concentration des populations aisées dans les quartiers centraux), repoussant les populations modestes et les minorités en périphérie ou dans des quartiers moins prospères.


Question 4 : Montrez que Londres est une ville mondiale (doc. 1 et 2).

D’après les documents 1 et 2 et les connaissances, Londres est une ville mondiale car :

- document 1 :

- ligne 4 : « localisation géographique »

- ligne 11-12 : « la cité est hégémonique politiquement, économiquement, culturellement et socialement ».

Au début du XXI ème siècle, la bourse de Londres (London Stock Exchange ou LES) demeure le pivot de la City.

- ligne 17 : »500 institutions financières anglais et surtout étrangères ».

- ligne 19 : « tournées vers les marchés mondiaux »

- ligne 26 : « spécialisation dans les fonctions financières internationales », Londres stimule les activités tertiaires supérieures.

- ligne 29 : « quartiers d’affaires des grandes métropoles », font allusion à la City, à Canary Wharf.

- Document 2 :

« Londres est la première ville mondiale pour le nombre de musées en 2012 avec 173 musées, devant Paris, New York Shanghai et Tokyo ».

« Londres possède 4 sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO ».

Le dynamisme de Londres en fait la première ville mondiale en Europe, ce qui suscite bien des rivalités avec les autres métropoles d’Europe.

Londres est la troisième ville mondiale, qui bénéficie de son passé commercial et industriel, de son héritage colonial et de la dérégulation des marchés financiers.

De plus, depuis le nouveau millénaire, la ville est une destination prisée par les touristes grâce à ses musées, ses enseignes commerciales. L’accueil des jeux olympiques d’été en juillet 2012 a renforcé cette attractivité.

Londres est un territoire de la mondialisation, un centre d’impulsion, un acteur spatial du système-monde.

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