Le personnage de roman, du XVIIème siècle à nos jours - Français - Première STMG

Le personnage de roman, du XVIIème siècle à nos jours - Français - Première STMG

Retrouvez un document de Première STMG de Français à propos du personnage de roman, du XVIIème siècle à nos jours.

Au fil des époques, vous retrouverez l'évolution du personnage de roman dans le classicisme, le naturalisme, le réalisme, etc...

Téléchargez gratuitement ce cours de Français de Première STMG.

Le personnage de roman, du XVIIème siècle à nos jours - Français - Première STMG

Le contenu du document

 

Au Moyen Âge, le mot ''roman'' signifiait ''vulgaire'', car les écrits étaient en langue romane et non latine. À partir du XVIIème siècle, le roman a connu d'étonnantes transformations et est devenu – au fil des œuvres et des auteurs – un genre littéraire à part entière, en constante évolution.

 

LE XVIIEME SIECLE

Suite à la ''vulgarisation'' du roman, comme le décrit le Moyen Âge (le passage de la langue latine, dite savante, à la langue romane), le genre romanesque s'impose en ce XVIIème siècle et un tournant s'opère.

Le classicisme s'installe et apparaît alors ce que l'on nomme le roman précieux.

La Cour, les modes et les mentalités privilégient l'art et le spectacle aux tournois et autres jeux moyenâgeux trop violents.

 

LE CLASSICISME

Le classicisme est un mouvement artistique et culturel qui se développe au XVIIème siècle. Il a pour but de définir un ensemble de valeurs dessinant un idéal et une recherche de la perfection sur un plan esthétique. 

 

LE ROMAN PRECIEUX

Le roman précieux est inspiré du roman courtois (le héros est récompensé par l'amour et non par des richesses matérielles) et du roman de chevalerie (écrit qui divertit et introduit une forme de morale ou de philosophie). C'est un long récit (plus de 100 pages) où se mêlent aventures héroïques et sentimentales.

 

LE ROMAN PASTORAL ET LE ROMAN D'ANALYSE

Suivent deux autres formes romanesques, d'inspiration précieuse ; très en vogue et ancrés dans le classicisme, ces écrits abordent le thème amoureux avec force détails : on parle alors de roman pastoral et de roman d'analyse.

 

- Le roman pastoral : c'est un long récit mettant en scène un territoire imaginaire, des personnages où les héros sont en tenue de bergers (du latin pastor = berger), issus de la noblesse. Amour et harmonie et émotions sont au centre de l'intrigue.

Exemples :

Honoré d'Urfé (1567 – 1625) – L'Astrée (publié de 1607 à 1627) ;

Mademoiselle Madeleine de Scudéry (1607 – 1701) – La Clélie (publié de 1654 à 1660). 

Malgré son succès, le roman pastoral est vivement discrédité, en raison de personnages jugés trop parfaits et donc peu crédibles aux yeux du public, ainsi qu'une atmosphère trop belle pour être réaliste.

 

- Le roman d'analyse – autre grand genre du XVIIème siècle – siècle redore le blason de l’œuvre romanesque.

Le roman d'analyse est caractérisé par un classicisme prononcé et surtout une grande sobriété dans le style. Ce genre apporte un certain réalisme de par un contexte historique précis et récent (non plus dans l'Antiquité) et des personnages à la psychologie plus approfondie. La passion amoureuse reste toutefois le thème de prédilection.

Exemple :

Marie-Madeleine de La Fayette (1634 – 1693) – La Princesse de Clèves (1678).

 

 

LE XVIIIEME SIECLE

 

L'un des genres les plus prisés en ce XVIIIème siècle est le roman épistolaire.

Le roman épistolaire est appelé ''roman par lettres''. C'est une correspondance fictive entre plusieurs personnages – chaque lettre est datée et porte le nom de l'auteur et du destinataire – Sa particularité est que tous les protagonistes sont les narrateurs du roman.

Les lettres sont fictives, mais apportent une réelle vraisemblance à la lecture. Réalité et fiction se mélangent et on peut suivre l'évolution de l'intrigue à travers les points de vue des différents personnages.

Ce genre littéraire a permis à de nombreux auteurs de s'exprimer tout en évitant la censure ou la condamnation pour immoralité.

Exemples :

Montesquieu (1689 – 1755) – Les Lettres persanes (1721) ;

Jean-Jacques Rousseau (1712 – 1778) – La Nouvelle Héloïse (1761) ;

Pierre Choderlos de Laclos (1741 – 1803) – Les liaisons dangereuses (1782).

 

LE XIXEME SIECLE

 

Le réalisme et le naturalisme sont deux grands mouvements littéraires qui naissent au XIXème siècle. Bien que l'art en général soit concerné, ces deux courants font particulièrement du roman un genre littéraire à part entière.

 

LE REALISME

Mouvement artistique et littéraire, le réalisme apparaît en France vers 1830. Il se caractérise par le réel : représenter la réalité le plus fidèlement possible (quotidien, banalités de la vie, personnages aussi vraisemblables que possible). Le réalisme dénonce les mœurs d'une époque, décrit des thèmes d'actualité comme le travail, les relations conjugales, les conflits sociaux ou encore la prostitution.

L'auteur s'attache à décrire toutes les réalités : paysages, personnages, actions, lieux, etc.

Les fonctions de la description sont : raconter une histoire, informer, le lecteur, expliquer l'histoire, décrire dans le détail afin d'obtenir un effet des plus réalistes.

La description renforce l'impression de réel et aide le lecteur à s'immerger totalement dans le récit, c'est pourquoi l'auteur met un point d'honneur à décrire les lieux et les personnages, mais aussi des éléments insignifiants.

Le récit, bien que romancé, s'inspire de la vie quotidienne et parfois de faits divers. Il vise également les mœurs d'une époque afin de dévoiler les défauts et les vices de l'être humain.

Exemples

Stendhal (1783 – 1842) – Le rouge et le noir (1830) ;

Honoré de Balzac (1799 – 1850) – La Comédie humaine (1842) ;

Gustave Flaubert (1821 – 1880) – Madame Bovary (1857).

 

LE NATURALISME

Sorte de prolongement du réalisme, le naturalisme s'attache à décrire une réalité sans artifices. Il se distingue cependant par une analyse plus scientifique. Il apparaît à la fin du XIXème siècle où la science, notamment, la médecine, est au cœur des débats. L'auteur tient alors, lui aussi, suite à de nombreuses recherches et à de la documentation, à coucher sur le papier des hypothèses, et autres analyses scientifiques qui se vérifient de façon empirique (par l'expérience). La précision et le détail sont les maîtres mots du naturalisme.

Une simple observation du réel ne suffit plus aux naturalistes. 

Ils sont à la recherche de descriptions encore plus précises et détaillées.

Le naturalisme se reconnaît par l'omniprésence des descriptions plus que complètes.

Le lecteur devient acteur du roman ou de la nouvelle qu'il lit, avec le discours indirect libre.

Soucieux, du réel, l'auteur apporte de nombreux détails scientifiques, hypothèses et autres analyses empiriques (vérifiables par l'expérience).

À l'image de la société, les thèmes abordés sont la modernité, mais aussi – paradoxalement – la pauvreté, la maladie et la prostitution.

Exemples :

Émile Zola (1840 – 1902) – L'Assommoir (1877) ;

La Bête humaine (1890) ;

Germinal (1885).

 

 

LE XXEME SIECLE

 

Le roman moderne est une forme de récit qui se partage entre réalisme, parodie et innovation.

En ce début de siècle, on assiste à un tournant du genre romanesque qui souhaite se diriger vers la modernité, remettant ainsi en cause toutes les caractéristiques du roman même : narrateur, personnages, intrigue, etc.

La volonté d'un certain progressisme dans l'écriture transparaît.

L'Histoire, les guerres, le totalitarisme et les profonds bouleversements sociaux inspirent de nombreux auteurs qui veulent apporter leur vision du monde.

Exemples :

Marcel Proust (1871 – 1922) – À la recherche du temps perdu (publié de 1913 à 1927) ;

Louis-Ferdinand Céline (1894 – 1961) – Voyage au bout de la nuit (1932) ;

André Malraux (1901 – 1976) – La Condition humaine (1933), L'espoir (1937) ;

Albert Camus (1913 – 1960) – L'Étranger (1942), La Peste (1947). 

 

Vers 1950, arrive une nouvelle forme d'expression : le nouveau roman.

Les caractéristiques du roman traditionnel volent en éclats. On parle de société de consommation, le symbolisme des choses disparaît et on dépersonnalise les personnages, en les réduisant, par exemple, à une simple initiale.

 

- Le nouveau roman : œuvres d'un groupe d'écrivains des années 1950 qui remet en cause les caractéristiques du roman traditionnel.

Exemples :

Nathalie Sarraute (1900 – 1999) – L'Ère du soupçon (1956), Le Planétarium (1959) ;

Alain Robbe-Grillet (1922 – 2008) – Les Gommes (1953) ;

Michel Butor (né en 1926) – La Modification (1957). 

 

Au cours des décennies suivantes, le roman prend diverses directions et formes : fiction, polar, autobiographie, témoignage, etc.

Cette diversité témoigne de l'évolution des mentalités et d'une ouverture sur le monde.

Le roman devient synonyme de liberté.

 

Le roman a évolué en même temps que l'Homme et la société elle-même. Outil d'expression pour les auteurs, le roman devient un plaisir et un moyen d'évasion pour le lecteur.

Fin de l'extrait

Vous devez être connecté pour pouvoir lire la suite

Télécharger ce document gratuitement

Donne ton avis !

Rédige ton avis

Votre commentaire est en attente de validation. Il s'affichera dès qu'un membre de Bac STMG le validera.
Attention, les commentaires doivent avoir un minimum de 50 caractères !
Vous devez donner une note pour valider votre avis.

Nos infos récentes du Bac STMG

Communauté au top !

Vous devez être membre de digiSchool bac STMG

Pas encore inscrit ?

Ou identifiez-vous :

Mot de passe oublié ?