Incipit Excipit - Français - Première STMG

Incipit Excipit - Français - Première STMG

DigiSchool Bac STMG met à votre disposition aujourd'hui un cours de français sur l'incipit et l'excipit rédigé exclusivement pour vous par notre professeur de première STMG.

Vous étudierez dans un premier temps l'incipit et ses enjeux littéraires puis dans un second temps, l'excipit et ses enjeux littéraires, le tout à travers différents exemples.

Vous pouvez télécharger ce cours de français sur l'incipit et l'excipit de 1ère STMG gratuitement ci-dessous.

Incipit Excipit - Français - Première STMG

Le contenu du document

 

I. L’incipit

L’incipit d’un roman est son début. Il s’agit des premières pages du récit. Ce terme provient du latin incepere qui signifie commencer.

II. Les enjeux littéraires de l’incipit

L’incipit correspond au début de la situation d’énonciation. Il a deux fonctions principales : installer et plaire.

1.Installer

  • en présentant les personnages, leurs caractères, certaines relations que les personnages entretiennent entre eux.
  • en présentant le point de vue adopté par le narrateur.
  • en présentant le lieu où commence l’intrigue et son époque = le contexte spatio-temporel.
  • l’incipit peut commencer in medias res, c’est-à-dire au milieu des choses. Le récit commence alors que l’intrigue a déjà commencé. En somme, l’auteur donne l’impression que le récit aurait pu s’ouvrir sur un autre événement, précédant celui qui est en fait donné à lire. Par exemple, un roman ou un épisode de série peut s’ouvrir sur le fait que le protagoniste court, comme s’il tentait de s’échapper lors d’une course-poursuite. On en conclut que le personnage est mêlé à une histoire que nous ne connaissons pas encore mais qui a déjà commencé dans le monde fictif de la narration, dans la tête de l’auteur. Nous aurons sûrement accès à plus d’informations à l’aide d’une analepse (équivalent du flashback), de la présentation d’un document officiel (par exemple : un article de journal) ou d’un résumé établit par un personnage ou le narrateur lui-même.
  • présenter le style de l’auteur.

→ Donc, l’incipit répond aux questions : qui, quand, comment, où, pourquoi ? et transmet une certaine tonalité.

2. Plaire

  • donner quelques indices au lecteur quant à ce dont parlera l’intrigue = donner des indices, faire en sorte que le lecteur ait l’impression de découvrir et construire l’intrigue au fur et à mesure que les pages avancent.
  • susciter l’intérêt du lecteur.

III. L’excipit

1. Introduction

Ce mot est un néologisme (mot considéré comme nouveau car créé par la critique et non hérité du latin ou de l’ancien français selon une évolution naturelle de la langue). Il est utilisé en tant que contraire de l’incipit. Son début –ex- fait comprendre qu’il est plutôt tourné sur l’extérieur du roman, c’est-à-dire sa fin, le retour du lecteur dans le monde de la réalité, extérieur à la fiction. L’épilogue est un terme synonyme de l’excipit. En tendance, il est plus souvent utilisé pour référer à la fin d’une œuvre théâtrale alors qu’excipit est plus utilisé pour la fin d’un roman. En effet, les mots composés de –logue- provenant du grec logos proviennent plus souvent du théâtre et s’étendent ensuite au roman : monologue, dialogue, prologue.

2. Les enjeux littéraires de l’excipit sont :

  • de conclure l’intrigue, y mettre fin, c’est-à-dire assurer que ce qui avait causé des troubles à la situation initiale a disparu.
  • d’installer la situation finale, c’est-à-dire permettre la présentation de ce retour à la normale, de cette phase de calme ou du moins d’apaisement de certains problèmes.
  • de, possiblement, laisser quelques sources de tension. Par exemple, beaucoup de romans ou films d’aventures se terminent sur la résolution d’un problème mais laisse sous-entendre que cette solution n’est que palliative (c’est à dire que la résolution est superficielle, temporaire, basée sur une erreur) ou qu’un autre élément n’a pas été résolu. Cela ouvre la possibilité d’établir une suite du récit, dans un autre film ou un autre roman.
  • de sceller, fermer le devenir des personnages et l’univers du roman. L’auteur peut choisir de réaliser une fin fermée, c’est-à-dire que le lecteur n’a pas la moindre possibilité et liberté pour imaginer la fin du roman ou du moins un des aspects de cette fin. Tout est clair et immuable (ne peut bouger, ne peut changer). Par exemple, une fin comme un mariage, la fin du monde ou la mort du personnage peut conclure de façon univoque (une seule interprétation) le roman.
  • d’ouvrir sur le futur des personnages sans le sceller. On parle alors de fin ouverte. L’auteur peut laisser un indice plus ou moins explicite (clair) quant au fait qu’il est possible pour le lecteur de choisir quel type de fin il aimerait donner au roman. C’est au lecteur de se nourrir de cet indice pour développer sa propre fin ; ce qui donne souvent lieu à diverses théories de la part des lecteurs, tentant d’interpréter la fin ouverte et voulant savoir ce à quoi le cinéaste ou l’auteur pensait vraiment. Dans certains films assez connus comme Inception ou Are you here?, les fins sont dites ouvertes car un élément permet de comprendre que le destin des personnages n’est pas abouti. Dans Inception, cet élément est une petite toupie qui tourne, semant la confusion quant au monde dans lequel le personnage se trouve.

Une fin ouverte n’est pas l’équivalent d’une fin alternative. En effet, cette dernière est une deuxième fin, proposée par l’auteur ou le cinéaste pour donner le choix au lecteur ou au spectateur entre deux fins. Le film 99 francs, issu du livre de Frédéric Beigbeder, a un tel fonctionnement.

IV. Conclusion

L’incipit et l’excipit sont donc des passages obligés de l’œuvre romanesque, qui se commence et se termine forcément. L’auteur peut décider de jouer avec ces deux moments du récit, en ayant recours à différents types de fin, plus ou moins surprenantes car répondant d’une manière particulière aux attentes du lecteur. On notera notamment que parfois le début du roman ne correspondant pas au début de l’intrigue (début in medias res) et que parfois les fins donnent l’impression de ne pas en être car elles laissent l’avenir du personnage incertain ou car aucun événement réellement notable ne se produit. Il est alors intéressant d’étudier ces décalages.

Fin de l'extrait

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