Histoire de l'argumentation - Français - Première STMG

Histoire de l'argumentation - Français - Première STMG

Digischool Bac Stmg vous propose un cours de français niveau 1ère STMG rédigé par notre professeur sur l'histoire de l'argumentation.

Ce chapitre est issu du thème "la question de l'homme dans les genres de l'argumentation du XVIème siècle à nos jours". Vous aborderez premièrement de l'humanisme,le classicisme, suivi du siècle des lumières ainsi que les engagements des écrivains à ce siècle. Enfin vous étudierez les combats des auteurs du XIXème siècle pour les valeurs humanistes.

Téléchargez gratuitement ci-dessous ce cours de français sur l'histoire de l'argumentation de Première STMG.

Histoire de l'argumentation - Français - Première STMG

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Histoire de l’argumentation

Présentation : Née dans l’Antiquité, l’argumentation s’incarne dans les discours de Platon, de Cicéron, de Sénèque… Elle questionne sur la place de l’homme dans divers domaines (société, politique, justice…). Au cours du Moyen Age, ces questionnements perdent de l’importance du fait de l’importance de la religion. Ce n’est qu’au XVIe siècle, avec l’Humanisme que l’argumentation va reprendre ses lettres de noblesse.

I. Le XVIe siècle : l’humanisme

Grâce à l’invention de l’imprimerie et à l’intérêt pour les ruines romaines au XVe siècle, les artistes et les intellectuels vont redécouvrir l’héritage de l’Antiquité grecque et romaine. De cette relecture des textes anciens nait un nouveau courant, l’humanisme, qui remet l’homme au centre de ses préoccupations.

Deux auteurs marquent cette période :

  • Montaigne avec Les Essais (1580) part de son expérience personnelle pour élargir sa réflexion et la transformer en expérience universelle pouvant servir à tous ses lecteurs. Il veut apporter un regard lucide sur le monde qui l’entoure. Selon Montaigne, il n’y a pas de vérité universelle : chacun doit cheminer vers sa propre sagesse qui nait de la confrontation avec les autres ;
  • Rabelais va inventer un monde de géants pour exprimer ses idées, en particulier dans le domaine de l’éducation. Avec Gargantua (1534), il remet en cause les méthodes pédagogiques du Moyen Age où il fallait apprendre des savoirs sans avoir d’esprit critique. Rabelais veut que les enfants apprennent à penser par eux-mêmes.

II. Le XVIIsiècle : le classicisme

Apparu au cours de la seconde partie du XVIIsiècle, le classicisme se caractérise par le règne de la raison : refus des attitudes extrêmes (passions, vices…) et recherche de l’équilibre. Dans Art poétique en 1674, Boileau met en forme les règles du classicisme qui peuvent se résumer par « ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément ».

Dans le classicisme, l’argumentation vise donc à instruire et à plaire. Les auteurs utilisent principalement l’apologue pour distiller une morale au lecteur et pour éclairer les comportements humains. Les principaux moralistes sont :

  • La Bruyère avec Caractères (1688);
  • La Fontaine avec Les Fables (1668-1694) ;
  • La Rochefoucauld avec Maximes (1665) ;
  • Pascal avec Pensées (1670) ;
  • Bossuet avec Sermons (1689).

Cette argumentation indirecte repose sur des sous-entendus, sur l’implicite. Il y a une connivence entre l’émetteur et le destinataire. Il s’agit davantage de persuader en utilisant davantage la sensibilité que les raisonnements.

III. XVIIIsiècle : les Lumières

Ce siècle marque l’apogée de l’argumentation en France. Les Lumières se battent contre l’obscurantisme religieux et revendiquent la rigueur intellectuelle. L’ouvrage emblématique de cette époque est L’Encyclopédie. La satire est très utilisée pour dénoncer les travers de la société comme dans :

  • Les lettres persanes de Montesquieu (1721) ;
  • Candide de Voltaire (1759).

IV. XIXsiècle : se battre pour des valeurs humanistes

Les auteurs du XIXsiècle vont défendre des valeurs plus humanistes. Par exemple, Victor Hugo utilisera son art pour prôner les valeurs de liberté, d’égalité ou de justice sociale sous toutes les formes possibles :

  • Théâtre avec Ruy Blas pour défendre les classes défavorisées ;
  • Roman avec Les misérables pour dénoncer les conditions de vie du peuple ou Le dernier jour d’un condamné pour défendre l’abolition de la peine de mort ;
  • Poésie avec Mélancholia pour dénoncer le travail des enfants.

De même, en 1898, Émile Zola va écrire une lettre ouverte au président de la République « J’accuse… ! ». Dans cette lettre, il prend la défense d’Alfred Dreyfus accusé à tort de trahison. Il va mettre ses talents de romancier et d’orateur au service de la vérité.

V. XXsiècle : l’engagement des écrivains

Les deux grands conflits mondiaux du XXe siècle entrainent une mobilisation des écrivains. Dès les années 1950, avec Jean-Paul Sartre et Albert Camus, une conception plus engagée de la littérature se développe. En effet, l’artiste ne peut pas faire abstraction de la réalité sociale qui l’entoure : il doit intervenir dans ses écrits.

Chez Albert Camus, cela s’incarne avec la notion d’absurde. Avec Le Mythe de Sisyphe (1942), il dénonce l’absurdité de la vie : l’homme nait pour mourir. Il part de ce principe pour inviter l’homme à se révolter et à lutter pour ses idéaux dans L’homme révolté (1951).

Jean-Paul Sartre, dans L’Être et le Néant (1943), développe l’idée de l’existentialisme : l’essence précède l’existence. Pour Jean-Paul Sartre, l’homme est complètement libre : ce sont ses choix qui déterminent l’homme.

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