Emile Zola et le Naturalisme - Français - Seconde

Emile Zola et le Naturalisme - Français - Seconde

Nous vous invitons à consulter ce cours de Français niveau Seconde, rédigé par notre professeur, sur le Naturalisme et Emile Zola.

Vous étudierez les techniques d'écriture d'Emile Zola : les descriptions, le vocabulaire technique et l'argot de l'époque, mais aussi l'utilisation du discours indirect libre et la focalisation interne. Par la suite, vous aborderez les thèmes naturalistes, à savoir le monde du travai, l'ascension sociale et la déchéance sociale, la spychologie dominée par les instincts, ainsi que la mort, la maladie, les accidents et la souffrance. Enfin, vous vous intéresserez aux personnages des romans naturalistes.

Téléchargez gratuitement ci-dessous ce cours de Français pour la Seconde sur Emile Zola et le Naturalisme.

Emile Zola et le Naturalisme - Français - Seconde

Le contenu du document

 

 

LES TECHNIQUES D’ECRITURE

LA DESCRIPTION

Zola décrit les univers qu’il peint jusque dans les moindres détails. On sait que c’est à partir de ses enquêtes et de ses prises de notes au cours de ses visites dans les divers milieux de travail qu’il a appris tous ces détails. Ainsi son souci du détail va jusqu’à la description précise des machines présentes dans le monde ouvrier par exemple dans Germinal il écrit :

« Sans un bruit, d'un jaillissement doux de bête nocturne, la cage de fer montait du noir, se calait sur les verrous, avec ses quatre étages contenant chacun deux berlines pleines de charbon. Des moulineurs, aux différents paliers, sortaient les berlines, les remplaçaient par d'autres, vides ou chargées à l'avance des bois de taille. »

 

Il décrit ici avec un souci du détail et de la précision le mécanisme de l’ascenseur et l'organisation du lieu. Le fonctionnement de la mine devient parfaitement imaginable et imagé grâce à la description. On est plongé entièrement dans l'univers des ouvriers miniers du XIXe siècle. 

 

UN VOCABULAIRE TECHNIQUE ET ARGOT DE L’EPOQUE

Pour plonger le lecteur dans un univers qui paraît le plus réel possible, Zola emploie aussi le vocabulaire du peuple qu'il décrit et analyse. On trouve par exemple dans Germinal le lexique suivant qui est extrait de l'argot de l'époque : « Débiner (se), v. pr. Ecrouir, v. tr., Escarbille, n.f., Estaminet, n.m, Fagne, n.f., Faille, n.f., Faro, n.m., Fransquillon, n.m., Gosette, n.f., Grisou, n.m., Haver, v., Haveur, n.m., Hercher, v. intr., Herscher, v.intr., Porion, n.m., Reluquer, v. tr., Ringard, n.m., Rivelaine, n.f., Saligaud, n.m. Etc... » Ces mots qui ne font pas partie pour notre époque, du langage courant, sont pourtant l'argot qu'utilisent au quotidien les ouvriers dans les mines du XIXe siècle. 

 

LE DISCOURS INDIRECT LIBRE

Rappelons la définition du discours indirect libre. Il est marqué par l'absence de verbe pour introduire les paroles ou pensées rapportées. Aussi le locuteur (celui qui parle ou pense à ce moment du récit) n'est pas identifié explicitement, on ne nomme pas son nom dans une expression comme : « pensa Gervaise » par exemple. Ainsi le discours indirect libre laisse percevoir le récit depuis le point de vue des personnages. Le romancier emploi alors les mots et la syntaxe de ces personnages. On trouve par exemple dans l'Assommoir le passage suivant : « Dame ! il ne se serait plus dérangé, ça aurait joliment remplacé les dés à coudre de ce roussin de père Colombe ! Et les camarades ricanaient, disaient que cet animal de Mes-Bottes avait un fichu grelot, tout de même. » Ici, ce qui nous permet d'identifier le discours indirect libre ce sont : l'utilisation de l'argot, les phrases exclamatives qui laissent transparaître les émotions du personnage qui pense à ce moment-là, et l'expression « tout de même » qui ne peut traduire le sentiment de Zola mais du personnage dans la peau duquel il se met. Dans le discours indirect libre il y a donc un glissement du personnage à la place du narrateur. 

 

LA FOCALISATION INTERNE

La focalisation interne, c'est-à-dire l'écriture du récit du point de vue du personnage donne au lecteur le sentiment de participer à l'histoire avec le personnage principal.

 

LES THEMES NATURALISTES

Quant aux thèmes abordés, Zola s'intéresse à tous les milieux de la société française. Il étudie notamment le monde ouvrier et le petit peuple parisien. Quant à Balzac, (qui précède Zola dans l'histoire, écrivain réaliste et auteur de référence des naturalistes), il étudiera plutôt la bourgeoisie et l'aristocratie. On dit souvent par ailleurs, qu'en lisant l'intégralité des œuvres de Zola et Balzac on possède une peinture complète du XIXe siècle. On compte parmi les problématiques abordées ces axes essentiels :

 

LES MONDES DU TRAVAIL

Zola montre aussi bien des ouvriers (Étienne dans Germinal), des prostituées (Nana, dans le roman éponyme), des banquiers, des patrons, des commerçants (dans Thérèse Raquin), des paysans (dans La terre) ... etc.

 

L’ASCENSION SOCIALE ET LA DECHEANCE

Par exemple chez Balzac dans Les illusions perdues, on voit le héros Lucien, s'intégrer aux milieux du journalisme parisiens et à la fin de l’œuvre, il rentre pieds nus chez des amis sans argent ni logement. Il est finalement en échec. 

 

LA PSYCHOLOGIE DOMINEE PAR LES INSTINCTS

Dans Thérèse Raquin de Zola par exemple, il est très difficile pour les personnages de ne pas céder à leurs passions amoureuses. Ils ont des pulsions criminelles qu'ils accomplissent. 

 

LA MORT, LA MALADIE, LES ACCIDENTS, LA SOUFFRANCE

Les personnages meurent souvent, Coupeau dans l'Assommoir de Zola tombe d'un toit. La mère de Camille dans Thérèse Raquin devient paralytique... etc. La Maheude dans Germinal exprime aussi sa souffrance en se révoltant. 

 

LES PERSONNAGES DES ROMANS NATURALISTES

Les personnages ont des caractéristiques ordinaires par exemple dans Une Vie, Maupassant met en scène un personnage féminin parfaitement banal, Jeanne, qui se marie peu de temps après sa sortie du couvent, est trompée par son mari, souffre de tristesse et de difficultés financières, puis retrouve le goût de la vie selon les événements qui se déroulent. Dès lors, la vie des personnages se distingue bien de celle des grands personnages romantiques : Zola met en scène des criminels des prostituées, des alcooliques... etc. Il montre avant tout la misère et les causes de sa naissance. On est alors face à des anti-héros, c’est-à-dire à des héros qui n’ont rien d’admirables, ils suscitent au contraire la pitié. Dans la préface des Rougon-Macquart Zola écrit : « Et il ne faut point conclure, que le peuple tout entier est mauvais, car mes personnages ne sont pas mauvais, ils ne sont qu’ignorants et gâtés par le milieu de rude besogne et de misère où ils vivent. » Zola montre ainsi que des déterminismes et des influences héréditaires engendrent la personnalité de ses personnages. 

Fin de l'extrait

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