Lieux et formes de pouvoir / Lugares y formas de poder : Pouvoir et contrepouvoir en Argentine - Espagnol - Terminale STMG

Lieux et formes de pouvoir / Lugares y formas de poder : Pouvoir et contrepouvoir en Argentine - Espagnol - Terminale STMG

digiSchool vous propose un cours d'espagnol de niveau Terminale STMG à propos de la notion Lieux et formes de pouvoir.

Le thème abordé dans ce document est le pouvoir et le contrepouvoir en Argentine, sous Jorge Rafael Videla Redondo. Vous retrouverez une partie sur la dictature militaire en Argentine. Puis une partie sur "Las madres y abuelas de la Plaza de Mayo", et enfin un peu de vocabulaire sur le sujet.

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Lieux et formes de pouvoir / Lugares y formas de poder : Pouvoir et contrepouvoir en Argentine - Espagnol - Terminale STMG

Le contenu du document

 

Cette fiche va te permettre d’étayer tes connaissances sur l’histoire de L’Argentine entre 1976 et 1981. Pour l’épreuve d’expression orale du baccalauréat en espagnol, tu vas devoir développer une notion étudiée dans l’année (Mythes et héros, Espaces et échanges, Idée de progrès, Lieux et formes du pouvoir). Les thèmes abordés en classe peuvent être de nature très variée, c’est pourquoi en étudiant cette fiche, tu auras des arguments et des exemples précis pour évoquer les pouvoirs et contrepouvoirs en Argentine pendant la période de la dictature militaire du général Vidéla. 

Dans une première partie tu trouveras des informations sur la dictature militaire et plus particulièrement celle menée par le général Videla entre 1976 et 1981, et dans une seconde partie tu découvriras comment un groupe de femmes a su se manifester de manière toujours pacifique pour exiger des informations sur ce qui était arrivé à leurs enfants disparus.

Enfin, tu trouveras une liste du vocabulaire qui pourrait te servir à préparer ta synthèse de notion, et un quizz qui te permettra de voir si tu es devenu incollable sur l’Argentine entre 1976 et 1981. 

 

LA DICTATURE MILITAIRE EN ARGENTINE

 

La dictature militaire en Argentine entre 1976 et 1983 a officiellement été appelée « Processus de réorganisation nationale » (Proceso de Reorganización Nacional). Durant cette dictature, il y a eu environ 30 000 « disparus » (Los desaparecidos), 15 000 fusillés, 9000 prisonniers politiques, 1.5 millions d’exilés et au moins 500 bébés enlevés à leurs parents desaparecidos et élevés par des familles proches du pouvoir.

 

LE CONTEXTE

Entre 1966 et 1973, il y avait déjà eu une période de dictature en Argentine : la dictature de la Révolution Argentine. Trois ans après la fin de celle-ci, la junte militaire (c’est un gouvernement de type dictatorial dirigé directement par l'armée), prit le pouvoir le 24 mars 1976 par un coup d’Etat contre le gouvernement d’Isabel Perón. Le général Videla dirigeait la junte.

Entre 1976 et 1983, quatre juntes se sont succédées, mais nous nous intéresserons plus particulièrement à la période de 1976 à 1981, années durant lesquelles le Général Videla dirigea le pays. Ce régime dictatorial fut notamment responsable de la mort et de la disparition d’environ 30 000 personnes connues comme « los desaparecidos ».

 

LE GENERAL VIDELA

Jorge Rafael Videla Redondo est né le 2 août 1925 à Buenos Aires en Argentine.

De 1952 à 1954, il a étudié à la Escuela Superior de Guerra (l’Ecole Supérieure de la Guerre) et obtient son diplôme d’Officier de l’Etat-major. Il travaille ensuite à au Secrétariat de la Défense entre 1958 et 1960 et dirige l’Académie Militaire jusqu’en 1962. Fin 1973, il est nommé Chef de l’Etat-major de l’Armée (Jefe del Estado Mayor del Ejército) et en 1975 il devient Commandant en Chef de l’Armée (Comandante en Jefe del Ejército). Enfin, le 24 mars 1976, il dirigea le coup d’Etat qui renversa la présidente María Estela Martínez de Perón. 

 

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Jorge Rafael Videla Redondo

 

Pendant sa dictature (1976-1981), il a poursuivi les partis politiques, s’acharnant particulièrement sur les socialistes et les communistes. Des milliers d’argentins furent assassinés. Les associations de Droits de l’Homme font état de 30 000 disparus (desaparecidos). Pour mener à bien son entreprise, il a même profité de la coupe du monde de football de 1978 qui avait lieu en Argentine (« Argentina 78 ») pour distraire l’attention publique et mondiale.

En 1983, il fut jugé et condamné à la prison à perpétuité pour crimes contre l’humanité (crímenes de lesa humanidad) commis durant son régime, mais en 1990 il sortit de prison pour une grâce (un indulto) accordée par le président Carlos Menem. 

En 2010, la Cour Suprême annula la grâce et le renvoya en prison. Le 5 juillet 2012, il fut condamné à 50 ans de prison pour l’enlèvement systématique de bébés et d’enfants pendant sa dictature. C’est finalement le 17 mai 2013 qu’il meurt à la maison d’arrêt de Marcos Paz de Buenos Aires.

 

LA GUERRE SALE (LA GUERRA SUCIA)

Entre 1976 et 1983, l’Argentine s’est trouvée dans une période de confusion et de mécontentement politique. On a appelé cette période La Guerre Sale (La Guerra Sucia).

En 1976, après le renversement du gouvernement d’Isabel Perón par un coup d’État, le Général Jorge Rafael Videla prit le pouvoir et commença une lutte implacable contre les libéraux et les partisans de gauche. 

Durant cette période, une personne soupçonnée d’être opposante au gouvernement était arrêtée, mise en prison et dans la majeure partie des cas exécutée sans procès. Ces personnes sont appelées « los Desaparecidos » et, comme déjà évoqué précédemment, on estime que 30 000 argentins disparurent entre 1976 et 1983.

Aussi, la junte organisa la répression massive et systématique des opposants en-dehors de tout cadre juridique, via des disparitions forcées et les « vols de la mort » (los vuelos de la muerte) (les victimes étaient chargées dans des avions et jetées dans l’océan, et bien entendu, on ne retrouva jamais les corps, donc pas de corps, pas de crime). Le contre-amiral Luis María Mendía déclara d’ailleurs que, pour sauver l'« idéologie chrétienne et occidentale », la marine devrait, vêtue de civil, pratiquer la torture et mettre en place «un système d'élimination physique à travers les avions qui, en vol, jetteraient les corps vivants et drogués dans le vide, afin de leur donner ainsi une « mort chrétienne ».

De même, le général Ibérico Saint-Jean, gouverneur de Buenos Aires, déclara: «D’abord, nous tuerons tous les agents de la subversion, puis leurs collaborateurs et puis enfin leurs sympathisants ; ensuite viendront les indifférents et enfin pour terminer les indécis».

 

« LOS DESAPARECIDOS »

 

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Los desaparecidos, les disparus, sont ces personnes qui furent arrêtées, torturées et assassinées par le gouvernement dictatorial de la junte militaire instauré entre 1976 et 1983 en Argentine (mais aussi au Chili pendant la dictature de Pinochet, ou en Uruguay).

Les disparitions forcées étaient une méthode répressive pour éliminer les personnes accusées ou seulement soupçonnées d’avoir commis des actes contre le régime dictatorial, et pour semer la terreur pour que les citoyens ne fassent rien contre l’État. Les officiers chargés des arrestations se déplaçaient en voiture et arrêtaient les victimes de nuit chez elles. Les victimes étaient principalement des étudiants, des professeurs, des journalistes et des intellectuels. Une fois arrêtés, sans procès, ils étaient transférés dans des Centres Clandestins de Détention (Centros Clandestinos de Detención) où on les interrogeait en utilisant la torture, et on allait jusqu'à les déshumaniser. Après un certain temps (même plusieurs mois), bien souvent on les embarquait dans les vols de la mort.

Tout cela était secret, personne ne connaissait l’existence de ces centres, et les personnes qui la connaissait ne disait rien par peur des représailles. Les familles des victimes arrêtées illégalement ne savaient donc pas si elles devaient considérer leurs proches morts ou vivants parce qu’elles ne les virent plus jamais et personne ne leur donna d’information sur ce qui s’était passé après l’arrestation. C’est seulement après la restauration de la démocratie en 1983 que l’Argentine et le reste du monde ont su ce qui s’était passé pendant toutes ces années.

 

LAS MADRES Y ABUELAS DE LA PLAZA DE MAYO

 

C’est pour cette raison que les familles se mobilisèrent et fondèrent une association de dénonciation connue sous le nom des Mères de la Place de Mai (Madres de Plaza de Mayo), dont le symbole est un foulard blanc sur la tête.

 

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En 1977, 14 femmes se sont regroupées devant la Pyramide de la Place de Mai. Tous les jeudis, les Mères marchent autour de la Pyramide de la Place de Mai (la Pirámide de Plaza de Mayo), située en face de la maison du gouvernement, et elles demandent à savoir ce qui est arrivé à leurs enfants et où sont passés leurs corps. Cette marche fut à l’initive de Azucena Villaflor qui elle aussi fut arrêtée et « disparue » avec deux autres Mères, leurs corps furent jetés dans l’océan.

Il existe aussi l’association des Grand-mères de la Place de Mai (las Abuelas de Plaza de Mayo) qui a pour but de retrouver et rendre à leurs familles biologiques les enfants qui sont nés pendant la détention des femmes enceintes. Ces enfants sont aujourd'hui adultes et n’imaginent pas être en réalité des enfants de disparus.

Abuelas de Plaza de Mayo est une organisation non gouvernementale créée en 1977 et dont l’objectif est de localiser et restituer à leurs familles légitimes tous les enfants disparus à cause de la dernière dictature argentine.

Dans les centres de détention de la dictature, de véritables maternités clandestines fonctionnaient. Il y avait même des listes de couples en attente d’une naissance, et environ 500 enfants furent pris comme « butin de guerre » par les forces de la répression. Certains enfants furent remis directement à des familles de militaires, d’autres abandonnés, d’autres encore vendus. Dans tous les cas, on annula l’identité de ces enfants, on les priva de vivre avec leurs vraies familles, et on leur ôta leurs droits et leur liberté.

Rien ni personne n’a jamais arrêté les Abuelas de Plaza de Mayo dans la recherche des enfants de leurs enfants. Elles ont fait des recherches comme des détectives, elles ont rendu visite tous les jours à des juges pour mineurs, orphelinats, elles enquêtaient sur les adoptions de l’époque, elles recevaient aussi des informations que certains leurs faisaient parvenir sur leurs éventuels petits-enfants.

Aujourd'hui, les Abuelas cherchent encore leurs enfants, petits-enfants devenus adultes, et même leurs arrières petits-enfants qui comme leurs parents se sont vus violer leurs droits à l’identité.

En plus de cela, les équipes de l’organisation font tout ce qui est en leur pouvoir pour que plus jamais ne se reproduisent de telles violations des droits des enfants, et pour exiger une sanction pour tous les responsables de ces terribles délits.

Les Madres y Abuelas de Plaza de Mayo ont été les plus ferventes défenderesses des Droits de l’Homme en Argentine pendant la période de la dictature militaire, et elles furent aussi le groupe le plus fort à avoir affronté la dictature de manière totalement pacifique.

 

Voilà, la fiche sur l’Argentine entre 1976 et 1983 s’achève ici ! J’espère qu’elle t’aura apporté de quoi argumenter et illustrer ton propos lors de ton oral du baccalauréat. Pour terminer, je te propose une petite liste de vocabulaire, elle pourra t’être très utile pour élaborer ta synthèse de notion en espagnol. 

 

VOCABULAIRE

 

La dictature militaire : la dictadura militar

Le dictateur : el dictador

Processus de réorganisation nationale : Proceso de Reorganización Nacional

Les disparus :Los desaparecidos

Les prisonniers politiques : los presos políticos

S’exiler : exiliarse

L’exile : el exilio

La dictature de la Révolution Argentine : la dictadura de la Revolución argentina

La junte militaire : la junta militar

Un coup d’Etat : un golpe de estado  

Le gouvernement : el gobierno

Le régime dictatorial : el régimen dictatorial

Chef de l’Etat Major de l’Armée : Jefe del Estado Mayor del Ejército

Commandant en Chef de l’Armée : Comandante en Jefe del Ejército

Renverser un gouvernement : derrocar un gobierno

Les crimes contre l’humanité : los crímenes de lesa humanidad

Une grâce : un indulto 

La prison : la prisión / la cárcel

La Guerre sale : la guerra sucia

Les vols de la mort : los vuelos de la muerte

Arrêter une personne : detener a una persona

Torturer : torturar

Assassiner : asesinar

Une victime : una víctima

Les Mères de la Place de Mai : las Madres de Plaza de Mayo

La Pyramide de la Place de Mai : la Pirámide de Plaza de Mayo

Grand-mères de la Place de Mai : las Abuelas de Plaza de Mayo 

Une organisation non gouvernementale : una organización no gubernamental

Butin de guerre : botín de guerra

Fin de l'extrait

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