Lieux et formes de pouvoir / Lugares y formas de poder : Pouvoir et contrepouvoir au sein du foyer - Espagnol - Terminale STMG

Lieux et formes de pouvoir / Lugares y formas de poder : Pouvoir et contrepouvoir au sein du foyer - Espagnol - Terminale STMG

digiSchool vous propose un cours d'espagnol de Terminale STMG à propos de la notion Lieux et formes de pouvoir : les violences conjugales.

Dans ce document vous retrouverez la notion de pouvoir et contrepouvoir au sein du foyer. Dans une première partie vous découvrirez quelques chiffres concernant la violence conjugale. Puis vous verrez un peu de vocabulaire.

Téléchargez gratuitement cette leçon Lugares y formas de poder pour le Bac STMG.

Lieux et formes de pouvoir / Lugares y formas de poder : Pouvoir et contrepouvoir au sein du foyer - Espagnol - Terminale STMG

Le contenu du document

 

Cette fiche va te permettre d’avoir davantage d'informations sur un triste phénomène encore bien trop répandu de nos jours :  la violence conjugale en Espagne et en Amérique latine.

Pour l’épreuve d’expression orale du baccalauréat en espagnol, tu vas devoir développer une notion étudiée dans l’année (Mythes et héros, Espaces et échanges, Idée de progrès, Lieux et formes du pouvoir). Les thèmes abordés en classe peuvent être de nature très variée, c’est pourquoi en étudiant cette fiche, tu auras des arguments et des exemples précis pour évoquer les pouvoirs et contrepouvoirs au sein du foyer en Espagne et en Amérique Latine.

Dans une première partie tu trouveras des informations sur les cas de violence conjugale en Espagne et dans les pays latinoaméricains, puis dans une seconde partie tu découvriras un film : “Te doy mis ojos”, qui raconte l'histoire d'une femme espagnole victime de ce problème de violence dans son couple, et qui va trouver la force de se sauver et de changer de vie.

Enfin, tu trouveras une liste du vocabulaire qui pourrait te servir à préparer ta synthèse de notion, et un quizz qui te permettra de tester tes connaissances sur le thème traité.

 

LA VIOLENCE CONJUGALE

 

EN ESPAGNE

La violence conjugale est un phénomène très répandu en Espagne. En effet, 44 femmes ont été assassinées en 2016, et 8 enquêtes sont en cours pour des cas de morts suspectes de femmes, ce qui pourrait augmenter le bilan déjà très lourd à 53 victimes l'année dernière, soit plus d'une par semaine...

Rien qu'en janvier 2017, 6 femmes ont perdu la vie sous les coups de leurs partenaires ou ex-partenaires. Au 1er janvier, une femme a été poignardée par son compagnon à Madrid.

Ces chiffres montrent bien une fois de plus que la violence de genre est un fléau qu'aucun gouvernement n'a su enrayer, et qu'il existe des dommages collatéraux qui parfois ne s'évaluent pas, comme par exemple le cas des enfants qui se retrouvent orphelins de mère (26 en 2016), ou celui de ce bébé de 45 jours mort sous les coups de son père en juin de l'année 2016.

En 2004, le Parlement espagnol a voté une loi pour protéger les femmes de la violence conjugale :

Loi Organique de Mesures de Protection Intégrale contre la Violence de Genre (Ley Orgánica de Medidas de Protección Integral contra la Violencia de Género)

Une loi organique a comme caractéristique principale d’être complémentaire de la Constitution d’un État, c’est-à-dire qu’elle précise ou norme certains points de la Constitution déjà établis. De manière générale, ces lois sont relatives aux libertés publiques, et aux droits fondamentaux ; elles posent les limites de leur application pour ainsi garantir leur accomplissement. 

En Espagne, le 28 décembre 2004, cette loi définit la violence conjugale comme : « une violence faite aux femmes pour le simple fait d'être femmes, pour être considérées par leurs agresseurs comme dépourvues des droits de liberté, de respect, et de la capacité de décision. » («se trata de una violencia que se dirige sobre las mujeres por el hecho mismo de serlo, por ser consideradas, por sus agresores, carentes de los derechos mínimos de libertad, respeto y capacidad de decisión».)

Voici pour information un tableau qui recense les femmes et les hommes morts sous les coups de leurs conjoints entre 2002 et 2016 selon l'Observatoire contre la Violence Domestique et de Genre (Observatorio contra la Violencia Doméstica y de Género) (pas de données pour les hommes entre 2014 et 2016).

 

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EN AMERIQUE LATINE

L'Amérique Latine est la région dans laquelle il y a le plus d'assassinats de femmes pour leur genre (c’est-à-dire pour le simple fait d’être des femmes). 14 des 25 pays les plus touchés par ce phénomène sont en Amérique Latine. En effet, selon l'Organisation Mondiale de la Santé (la Organización Mundial de la Salud) en 2013, 30% des femmes de tout le continent avaient subi des violences physiques ou sexuelles de la part de leurs compagnons et 38% des femmes assassinées le sont par leur compagnon ou ex compagnon. La violence domestique est la principale cause de mort chez les femmes de 15-44 ans, et on estime que 7 femmes sur 10 subissent ou subiront une forme de violence à un moment de leur vie.

Les Nations Unies (Naciones Unidas) indiquent qu'en comparaison avec les femmes qui n'ont pas connu ce type de violence, celles ayant subi des maltraitances physiques ou sexuelles ont plus du double de possibilités de faire une fausse couche, presque le double de possibilités de faire une dépression, et dans certaines régions 1,5 fois plus de possibilités de contracter le virus du sida.

Aussi, l'ONU ajoute que dans la plupart des pays d'Amérique Latine, moins de 40% des femmes victimes de violence demandent de l'aide, et dans ce pourcentage, moins de 10% vont dénoncer leur agresseur à la police.

 

La République Dominicaine

Le 25 novembre, on célèbre le Jour International de l’Elimination de la Violence à l’égard des femmes (el Día Internacional de la Eliminación de la Violencia contra la Mujer).

Cette date a été établie par les Nations Unies en 1999 en souvenir de l'assassinat des 3 activistes politiques et sociales de République Dominicaine, les sœurs Mirabals, torturées et assassinées par la dictature de Trujillo en 1960.

 

L’Argentine 

En Argentine, on a comptabilisé plus de 2500 enfants devenus orphelins de mère entre 2008 et 2015, à cause d'assassinats de femmes. Aussi, une enquête a été réalisée sur 59 000 femmes dans tout le pays, et les résultats montrent que 79% des femmes interrogées ont été molestées au moins une fois dans les transports publics, 69% des femmes ont eu peur d'être violées au moins une fois, 99% ont vécu au moins une fois une situation de violence avec un conjoint, 95% ont été dans une situation qui aurait méritée d'être dénoncée et une sur 3 n'en a parlé à personne, et c'est une caractéristique qui augmente à mesure que diminue le niveau d'éducation des femmes interrogées.

 

La Bolivie 

Entre janvier et octobre 2016, on recense 30 407 cas de violence envers les femmes et 66 meurtres de femmes. 

 

Le Chili

Au Chili, on dénombre au moins 2.5 millions de femmes victimes de violence et seulement 4% d’entre elles portent plainte ou demandent de l’aide. 

La présidente Michelle Bachelet a signé un projet de loi sur le droit à la femme de vivre une vie sans violence. 

 

TE DOY MIS OJOS – ICIAR BOLLAÍN

 

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Te Doy mis Ojos  (titre français « Ne dis rien ») est l'histoire d'une famille de Tolède, ville du centre de l'Espagne. Pilar, la femme, est maltraitée par son mari. Un jour, elle décide de fuir et va chez sa sœur avec son fils Juan. Pilar raconte ce qui lui est arrivé à sa sœur et lui demande si elle peut aller récupérer quelques affaires chez elle à sa place, car elle a peur de croiser Antonio, son mari violent.

Quelques jours plus tard, Antonio va chercher Pilar mais elle a peur de sortir : ils se parlent donc à travers la porte de l'immeuble. Antonio supplie Pilar de revenir, il lui dit qu'il ne peut pas vivre sans elle, qu'il ne recommencera plus, qu'il est en train de changer car il suit un traitement psychologique.

Pilar se sent mal de ne rien payer chez sa sœur et de rester à ne rien faire, elle cherche donc un travail et en trouve un dans une église, où elle vend des entrées de musée. Antonio l'apprend et, tous les jours, il lui fait un petit cadeau, demande à la revoir et finalement Pilar cède et décide de redonner une chance à son mariage. Apprenant cela le jour de son propre mariage, la sœur de Pilar est très en colère. Elles se fâchent.

Entre Antonio et Pilar, tout va bien au début. Mais suite à une journée passée dans sa famille, Antonio se sent humilié par une réflexion de son frère et s'énerve sur Pilar pendant le voyage du retour chez eux. Il parvient cependant à se contrôler.

Peu de temps plus tard, Pilar reçoit une proposition pour un travail plus intéressant, à savoir guide dans le musée de l'église dans laquelle elle vend les entrées. On lui donne donc un rendez-vous pour un entretien à Madrid, elle l'accepte et en parle à Antonio qui se montre très réticent. Finalement, au moment du départ de Pilar, Antonio fait une crise de jalousie, commence à insulter sa femme et finit par la déshabiller et la jeter dehors, nue sur le balcon, pour que tout le monde la voit car, selon lui, c'est ce qu'elle cherche et ce qui lui plait.

Pour Pilar, cette humiliation est celle de trop : elle décide de quitter Antonio. Il tente de se suicider, mais Pilar ne cède pas et le quitte.

Ce film est très intéressant pour illustrer le parcours psychologique d'une femme victime de violence conjugale, et les réactions d'un homme violent. En effet, on y découvre le combat d'une femme qui au début est complètement sous l'emprise de son mari violent, mais qui peu à peu, en s'en éloignant, en fréquentant d'autres femmes plus libérées, plus fortes, ou plus chanceuses, va réussir à sortir de cet engrenage de la violence.

 

Voilà, la fiche sur la violence conjugale en Espagne et en Amérique Latine est terminée ! J’espère qu’elle t’aura apporté de quoi argumenter et illustrer ton propos lors de ton oral du baccalauréat. Pour finir, je te propose une petite liste de vocabulaire, elle pourra t’être très utile pour élaborer ta synthèse de notion en espagnol. Ensuite tu pourras tester tes connaissance grâce à un quizz !

 

VOCABULAIRE

 

La violence conjugale : la violencia conyugal

Le bilan : el balance

Un partenaire : una pareja / ex-partenaire: ex pareja

Un coup de poignard (de couteau): una puñalada

La violence de genre : la violencia de género

Un fléau : una lacra

Un gouvernement : un gobierno

Enrayer : atajar,

Un orphelin (de mère) : un huérfano (de madre)

Sous les coups de : a manos de

Subir des violences physiques ou sexuelles : sufrir violencias físicas o sexuales

Une fausse couche : un aborto

Un pourcentage : un porcentaje (40% : el cuarenta porciento)

République Dominicaine : República Dominicana

Maltraitée : maltratada

Les maltraitances : los malos tratos

Dénoncer son agresseur : denunciar a su agresor

Fin de l'extrait

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