Lieux et formes de pouvoir / Lugares y formas de poder : Pouvoir et contrepouvoir au Chili - Espagnol - Terminale STMG

Lieux et formes de pouvoir / Lugares y formas de poder : Pouvoir et contrepouvoir au Chili - Espagnol - Terminale STMG

digiSchool vous propos un cours d'Espagnol de Terminale STMG sur la notion lieux et formes de pouvoir, à propos du pouvoir et du contrepouvoir au Chili.

Vous retrouverez dans le document une partie sur la dictature d'Augusto Pinochet Ugarte, et une autre partie sur le pouvoir du peuple au Chili.

Téléchargez gratuitement ce document d'espagnol "Lugares y formas de poder", pour le Bac STMG.

Lieux et formes de pouvoir / Lugares y formas de poder : Pouvoir et contrepouvoir au Chili - Espagnol - Terminale STMG

Le contenu du document

 

Cette fiche va te permettre d’étayer tes connaissances sur l’histoire du Chili entre 1973 et 1990.  

Pour l’épreuve d’expression orale du baccalauréat en espagnol, tu vas devoir développer une notion étudiée dans l’année (Mythes et héros, Espaces et échanges, Idée de progrès, Lieux et formes du pouvoir). Les thèmes abordés en classe peuvent être de nature très variée, c’est pourquoi en étudiant cette fiche, tu auras des arguments et des exemples précis pour évoquer les pouvoirs et contrepouvoirs au Chili pendant la période de la dictature du général Pinochet. Dans une première partie tu trouveras des informations sur la dictature de Pinochet, et dans une seconde partie tu découvriras comment le peuple a pu dire « non » à ce régime, et emprunter le chemin de la démocratie.

Enfin, tu trouveras une liste du vocabulaire qui pourrait te servir à préparer ta synthèse de notion, et un quizz qui te permettra de voir si tu es devenu incollable sur le Chili entre 1973 et 1990.

 

LA DICTATURE D’AUGUSTO PINOCHET UGARTE

 

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Portrait d’Augusto Pinochet

Augusto Pinochet Ugarte est né le 25 novembre 1915 à Valparaiso au Chili et mort en décembre 2006 à Santiago du Chili. Il était militaire et fut le chef de la dictature qu’il instaura entre 1973 et 1990.

Le 11 septembre 1973, le régime du président socialiste Salvador Allende, qui avait été élu démocratiquement trois ans auparavant, est renversé par un coup d'État militaire. 

Très tôt dans la journée, le palais présidentiel de la Moneda était assiégé. Le chef de l'État fit évacuer son personnel et sa famille et resta retranché dans le palais. Il refusait de quitter le pouvoir et il prononça même une allocution à la radio dans laquelle il affirmait ne pas vouloir démissionner. Mais en fin de journée, resté seul au palais, il finit par se suicider. 

 

La junte militaire déclara alors l'état de siège.  Un couvre-feu fut instauré. Augusto Pinochet, chef de l'armée de terre, prit la tête du pays et allait y rester dix-sept ans. La dictature militaire de Pinochet fut marquée par des arrestations, des tortures et des disparitions d’opposants au régime, et fut très critiquée, aussi bien au Chili que dans le reste du monde pour ces nombreuses violations des droits de l’Homme (près de 38 000 personnes ont été torturées, plus de 3 200 ont été tuées ou portées disparues, et des dizaines de milliers d’opposants ont été arrêtés.). De nombreux chiliens durent s’exiler pour fuir la répression.

 

Parmi les victimes emblématiques de la dictature, on peut citer l’auteur compositeur et interprète chilien Víctor Jara et sa chanson « Manifiesto », dont nous parlerons de manière plus complète dans la seconde partie de cette fiche.

En 1988, Pinochet organise un referendum national afin de rester en poste jusqu'en 1997. Une coalition de plusieurs partis lui étant défavorables mène une vigoureuse campagne (La campagne du « NON »). En juillet 1989, la population se prononce à 85,7% en faveur de changements constitutionnels démocratisant la vie politique chilienne. Le 14 décembre 1989, des élections permettent de déterminer un successeur à Pinochet qui quittera ses fonctions à la fin de son mandat, en mars 1990. Le démocrate-chrétien Patricio Alywin Azocar, candidat unique de l'opposition, remporte une victoire facile. Le nouveau président entrera en fonction en mars 1990 alors que Pinochet demeurera malgré tout commandant en chef de l'armée de terre.

C’est seulement en 1998 que Pinochet sera arrêté à Londres suite à une plainte internationale pour génocide, mais il mourra 8 ans plus tard sans même avoir été jugé.

 

LE POUVOIR DU PEUPLE

 

Le contrepouvoir au Chili est représenté par la voix du peuple, on peut même dire les voix du peuple, puisque dans cette deuxième partie nous allons voir comment un artiste d’une part, et le peuple chilien d’autre part, se sont opposés de manière pacifique à la dictature de Pinochet, avec un funeste destin pour l’un, et une victoire politique et un chemin vers la démocratie pour les autres.

 

VICTOR JARA

 

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Victor Jara

Víctor Lidio Jara Martínez, auteur, compositeur, interprète et metteur en scène de théâtre chilien, est né le 28 septembre 1932 et mort le 16 septembre 1973. 

Il représente une référence internationale de la chanson engagée. Il fut militant du Parti Communiste Chilien et c’est pour cela qu’il fut torturé et assassiné par les forces de la répression de la dictature de Pinochet le 16 septembre 1973 (soit quelques jours après le coup d’Etat de Pinochet qui avait eu lieu le 11 septembre de la même année).

Jara fut arrêté avec des professeurs et étudiants le 11 septembre à l’Université Technique de l’Etat. Il est alors emmené au stade « Estadio Chile » (qui aujourd’hui s’appelle « Estadio Víctor Jara ») où il sera détenu et torturé jusqu’au jour de sa mort. Selon divers témoignages, on l’aurait torturé durant des heures, on lui aurait brisé les mains avec la crosse d’un révolver, pour ensuite le fusiller le 16 septembre.

Víctor Jara avait chanté la chanson « Manifiesto » :

« Yo no canto por cantar 

ni por tener buena voz, 

canto porque la guitarra 

tiene sentido y razón.

Tiene corazón de tierra 

y alas de palomita, 

es como el agua bendita 

santigua glorias y penas.

Aquí se encajó mi canto 

como dijera Violeta 

guitarra trabajadora 

con olor a primavera.

Que no es guitarra de ricos 

ni cosa que se parezca 

mi canto es de los andamios 

para alcanzar las estrellas, 

que el canto tiene sentido 

cuando palpita en las venas 

del que morirá cantando 

las verdades verdaderas, 

no las lisonjas fugaces 

ni las famas extranjeras 

sino el canto de una lonja 

hasta el fondo de la tierra.

Ahí donde llega todo 

y donde todo comienza 

canto que ha sido valiente 

siempre será canción nueva. »

 

Si tu devais parler de cette chanson le jour de ton oral, voici quelques pistes pour son analyse :

Tout d’abord, tu pourrais parler de la polysémie du titre ; d’une part, un manifeste est un document écrit à travers lequel on rend publique une déclaration ou une doctrine (on connait par exemple le très célèbre Manifeste du Parti Communiste de Karl Marx). D’autre part, « manifiesto » du verbe manifestar(se) en espagnol signifie « je (me) manifeste », c'est-à-dire « je m’oppose, je proteste ».

Aussi le fait que Jara chante à la première personne du singulier montre bien qu’il est impliqué personnellement dans ce qu’il dit, ce qui fait de lui un chanteur engagé. 

Enfin, on pourrait presque affirmer le côté prémonitoire de cette chanson puisqu’il dit « [el] que morirá cantando las verdades verdaderas » (« [celui] qui mourra en chantant les vérités vraies »), et tu connais désormais la fin tragique qu’a connue Víctor Jara.

 

LA CAMPAGNE DU « NON »

 

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Affiche du film « No »

D’autre part, c’est bien le peuple qui, 15 ans après la mort de Jara, et malgré le poids de la dictature qui a tué tout élan d'indépendance, d'autonomie ou de désobéissance, malgré le fait d’être paralysé par la peur d’une répression encore plus violente, va comprendre que chaque vote pour la liberté compte et qu'il ne tient qu'à eux de changer le cours de l'Histoire. C’est ce phénomène qu’illustre parfaitement le film de Pablo Larrain, primé à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes et premier film chilien à s'être retrouvé en nomination dans la catégorie du meilleur film étranger aux Oscars.

Voici le résumé du film « NO » de Pablo Larrain : En 1988, face à la pression internationale, le dictateur chilien Augusto Pinochet a voulu consulter l'opinion internationale par un beau geste, en apparence démocratique, mais en réalité parfaitement orchestré par ses soins : un référendum demandant au peule chilien s’il souhaitait que Pinochet reste au pouvoir encore 8 ans. Les dirigeants de l’opposition persuadent un jeune et brillant publicitaire, René Saavedra, qui vient de rentrer au Chili après une période d’exile au Mexique, de diriger une campagne qui apporte un « Non » à Pinochet pour son referendum. Saavedra relève un défi passionnant en acceptant de mener la campagne du Non et c’est donc ainsi qu’avec peu de moyens mais des méthodes innovantes, Saavedra et son équipe construisent un plan audacieux pour libérer le pays de l’oppression, malgré la surveillance constante des hommes de Pinochet.

No n’est pas seulement un film optimiste ; il faut déjà prendre en compte le fait que, bien qu’il relate une histoire vraie, le réalisateur avait tout de même pu prendre du recul sur les faits puisque le film a été réalisé 25 ans après les événements. Dans son film, Pablo Larraín mène une réflexion plutôt politique sur le destin du Chili, c'est-à-dire qu’il y a d’un côté le changement politique dont se nourrissent les médias, et de l’autre le marketing publicitaire sur lequel il repose, et il ne faut négliger aucun de ces deux aspects.

Aussi, le film montre la période de la guerre froide, au cours de laquelle l’Amérique Latine vécut sous l’emprise de régimes autoritaires avec la bénédiction et l’appui parfois actif des Etats Unis. 

 

VOCABULAIRE

 

Socialiste : socialiste

Elu démocratiquement : elegido democráticamente

Le chef de l'État : el jefe del Estado

Le pouvoir : el poder

La junte militaire : la junta militar

Le couvre-feu : el toque de queda

L'armée : el ejército

La dictature militaire : la dictadura militar (le dictateur : el dictador)

Arrestations : detenciones (una detención)

Tortures : torturas (la tortura)

Disparitions : desapariciones (la desaparición)

Un opposant : un opositor

Les droits de l’Homme : los derechos humanos

Le régime politique : el régimen político

S’exiler : exiliarse 

Un referendum national : un plebiscito nacional

La campagne du « NON » : la campaña del No

Un artiste : un artista

Le peuple chilien : el pueblo chileno

Pacifique : pacífico

Metteur en scène de théâtre : director de teatro 

Une chanson engagée : una cación comprometida

Un chanteur engagé : un cantante comprometido

Le Parti Communiste Chilien : el Partido Comunista Chileno

Le coup d’Etat : el golpe de Estado

Un témoignage : un testimonio (un témoin : un testigo)

La peur : el miedo

La répression : la represión

La liberté : la libertad

La démocratie : la democracia.

Fin de l'extrait

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