Mythes et héros / Myths and heroes : Le Royaume-Uni et la Seconde Guerre Mondiale - Anglais - Terminale STMG

Mythes et héros / Myths and heroes : Le Royaume-Uni et la Seconde Guerre Mondiale - Anglais - Terminale STMG

digiSchool vous invite à découvrir gratuitement cette leçon  d'anglais niveau terminale STMG.  Cette leçon écrite par notre professeur, est sur le thème de l'oral d'anglais Mythes et héros . Ce document est consacré au Royaume-Uni pendant la seconde guerre Mondiale.

Mythes et héros / Myths and heroes : Le Royaume-Uni et la Seconde Guerre Mondiale - Anglais - Terminale STMG

Le contenu du document

Dans lea première partie de ce cours, notre professeur d'anglais revient sur l'entrée en guerre des anglais. Ensuite, vous verrez  le caractère mondial du conflit. Enfin, ce cours d'anglais sur le thème Mythes et héros se conclut par l'analyse décisions prises par le du Royaume Uni lors de cette seconde guerre mondiale. 

 

Introduction

La Seconde Guerre Mondiale est une période clé du XXe siècle, la charnière 2 ordres mondiaux, celui dominé par les grandes puissances coloniales européennes au début du XXe siècle et celui des « 2 grands » et de la Guerre Froide.

Comment le Royaume-Uni a-t-il géré cette période de profonds bouleversements ? Quelles étaient ses ressources et quel a été son rôle pendant la guerre ? Quels sont les événements et personnages clés qui permettent de comprendre l'histoire du Royaume-Uni pendant cette période clé?

Nous examinerons tout d'abord la situation sur le sol britannique puis nous élargirons notre perspective afin de prendre en compte la situation géopolitique mondiale.

 

La bataille d'Angleterre            

« What General Weygand has called The Battle of France is over. The Battle of Britain is about to begin » Winston Churchill, discours This was their finest hour, 18 juin 1940

Légende : portrait de Winston Churchill, By British Government

 

Apaisement et entrée en guerre

Les années 1930 au Royaume-Uni sont marquées par une politique d’apaisement (Appeasement), c'est à dire la volonté de faire des compromis avec les ambitions expansionnistes allemandes afin d'éviter une nouvelle guerre à tout prix. En effet les horreurs de la Première Guerre Mondiale étaient encore présentes dans tous les esprits. De plus, les partisans de cette politique de compromis pensaient que l'Allemagne pourrait à terme aider à juguler l'expansion des communistes en Europe continentale. L’Apaisement était prôné par le Premier Ministre britannique de l'époque, Neville Chamberlain.

Pour autant ce point de vue était loin de faire l'unanimité et certains Membres du Parlement, dont Winston Churchill étaient en total désaccord avec cette stratégie. Pour eux, l'Allemagne était la plus grande menace en Europe et constituait un problème urgent qu'il s'agissait de régler au plus vite. Mais ces quelques voix ne parvinrent pas à faire pencher la balance de l'opinion publique ni à influencer l'attitude diplomatique du Royaume-Uni.

Après l'invasion de la Pologne et l'attaque des forces d'Hitler contre la France, Chamberlain réalisa son erreur et démissionna de son poste de Premier Ministre. C'est Winston Churchill qui fut nommé pour le remplacer et qui allait diriger le pays pendant toute la durée du conflit. Le Royaume-Uni déclara officiellement la guerre à l'Allemagne nazie le 3 septembre 1939. Le même jour, un navire transatlantique britannique reliant Glasgow à Montréal, l'Athenia est coulé avec tous ses passagers par un sous-marin allemand, première victime d'un bras de fer sans merci pour le contrôle de l'Atlantique.

 

Le Blitz

Après la victoire de l'Allemagne nazie en France et l'armistice signée avec le régime de Vichy, Hitler peut désormais concentrer toutes ses forces dans la bataille d'Angleterre (Battle of Britain). En raison du caractère insulaire du pays et de la puissance de la Royal Navy, cette bataille fut essentiellement aérienne. Et devait être au départ un préambule à une invasion du Royaume-Uni par les troupes allemandes, l'opération Sealion.

La première étape fut le Blitz, nom donné à une série d'intenses bombardements menés par la Luftwaffe, l'armée de l'air allemande, contre l'île de Grande-Bretagne, entre juin et septembre 1940. Cette campagne toucha essentiellement Londres mais également Coventry, Plymouth, Birmingham, Exeter et Canterbury. Extrêmement destructeurs ces bombardements firent des milliers de victimes parmi la population civile britannique.

Légende : poster de propagande britannique pendant le Blitz

 

Cette opération de bombardements prolongés avait plusieurs objectifs : d'une part démoraliser la population britannique, anéantir les forces aériennes britanniques, la Royal Airforce, ainsi que les sites industriels aéronautiques de Grande Bretagne afin de s'assurer la suprématie des airs.

L'échec de la bataille d'Angleterre marqua la première vraie défaite des forces de l'Axe et marqua un tournant important dans le déroulement de la Seconde Guerre Mondiale.

 

Aspects mondiaux du conflit

Soutien américain

Lorsqu'on pense aux enjeux mondiaux du conflit pour le Royaume-Uni, on pense généralement en premier lieu à l'entrée en guerre des Américains. Malgré les appels répétés et de plus en plus insistants du Premier Ministre britannique Churchill aux Américains et à leur président Franklin Roosevelt, le soutien se fait attendre. Roosevelt a bien conscience du danger que représente l'Allemagne nazie mais il est gêné au Congrès par une majorité isolationniste qui considère que cette guerre ne concerne pas les Etats-Unis et par les lois sur la neutralité (Neutrality Acts) votées dans les années 30. Ainsi limité, Roosevelt parvient tout de même à faire passer un programme de prêt à l'armement pour soutenir la Grande Bretagne et les pays amis en mars 1941, le programme prêt-bail (Lend-Lease). Cette mesure de soutien est d'autant mieux acceptée par l'opinion publique américaine qu'elle permet de soutenir les alliés britanniques sans envoyer d'hommes au combat et en développant l'industrie américaine.

Ce qui va changer la donne, c'est bien sûr l'attaque de Pearl Harbor en décembre 1941, par l'aviation japonaise, alliée de l'Allemagne nazie. Après une telle attaque sur l'une de ses propres bases militaires, il est désormais clair que la guerre est mondiale et qu'aucune puissance ne peut s'en tenir à l'écart. Au lendemain de Pearl Harbor les États-Unis entrent en guerre et jettent toute leur puissance dans la bataille.

 

Soutien du Commonwealth

Nous avons vu dans une autre fiche (cf. Le Commonwealth) que dans les années 20 s'était créée une entité rassemblant le Royaume-Uni et ses dominions, c'est à dire ses colonies les plus autonomes : Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud et Irlande. Depuis le Statut de Westminster de 1931, ces dominions jouissaient d'une grande autonomie, notamment en matière de représentation diplomatique et de législation. Aucune loi venue de Londres ne pouvaient plus leur être imposée sans accord du Parlement local. Ainsi, la déclaration de guerre du Royaume-Uni contre l'Allemagne et ses alliés ne les entraînait pas de fait dans le conflit.

  • L'Australie et la Nouvelle-Zélande se joignirent immédiatement au Royaume-Uni et déclarèrent la guerre à l'Allemagne nazie dans les heures qui suivirent.
  • L'Afrique du Sud mit un peu plus de temps à entrer en guerre en raison des tensions internes entre son Premier Ministre Hertzog, non-interventionniste et la majorité parlementaire en faveur d'un engagement aux côtés du Royaume-Uni. Finalement le vote au Parlement pencha en faveur de la déclaration de guerre et le Premier Ministre désavoué fut remplacé par le leader du mouvement en faveur de la déclaration de guerre, Jan Smuts.
  • Le Premier ministre canadien, pour sa part, se déclara immédiatement au côté du Royaume-Uni mais soutint également que ce n'était pas à lui mais au Parlement de voter l'entrée en guerre. Ce fut chose faite quelques jours plus tard.
  • En revanche, l'Irlande resta neutre pendant toute la durée du conflit et ne prit pas part à la Seconde Guerre Mondiale.

 

L'empire en guerre  

Légende : affiche de propagande montrant des troupes venues de tous l'empire marchant sous l'Union Jack

 

A l'exception des dominions, toutes les territoires britanniques furent automatiquement entraînés dans la guerre déclarée par le Royaume-Uni à l'Allemagne nazie et à ses alliés. Cela constitua un avantage non négligeable en termes de ressources disponibles, qu'il s'agisse d'hommes ou de matières premières nécessaires à l'effort de guerre. On estime ainsi qu'environ 2,5 millions d'Indiens firent partie des troupe impériales qui jouèrent un rôle crucial lors des batailles en Méditerranée et en Afrique du Nord. Puis plus tard en Asie du Sud-Est.

Les colonies africaines et caribéennes envoyèrent également des hommes pour combattre aux côtés des britanniques, en dépit du racisme très présent à l'époque qui les empêchait de devenir officiers ou parfois même d'être entraînés au maniement des armes (cela ne se faisait pas d'encourager un Noir à tuer des Blancs). Ils firent donc partie d'unités logistique ou médicales.

Enfin, certaines colonies, parmi les plus petites comme le Bechuana, participèrent financièrement à l'effort de guerre en financement la construction d'avion grâce à de l'argent public ou à des collectes de fonds privés organisée pour soutenir la métropole dans son effort de guerre.

Mais cette extension géographique constituait aussi une forte contrainte en termes de logistique et de ressources à mettre en œuvre pour protéger l'empire. Non seulement fallait-il sauvegarder à tout prix les voies de communication vers l'Est afin que l'Angleterre ne se retrouve pas coupée de son empire, il fallait de plus assurer la défense des colonies contre les puissances impériales ennemies.

Dans le Pacifique Sud, par exemple, très éloigné géographiquement de Londres, l'ennemi principal était l'empire japonais. Dès 1940, Churchill avait prévenu les autorités australiennes et néo-zélandaises qu'avec la reddition de la France, il semblait hautement improbable que des troupes puissent être envoyées en renfort et que les USA constituaient leur meilleure chance d'appui extérieur.

Fin de l'extrait

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