Revue de presse #6 - Bac STMG

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Voici pour vous un nouveau numéro de la Revue de presse #6 spécial Bac et sur le thème Saint Valentin !

Dans ce numéro, vous retrouverez des infos concernant le site de rencontre, Meetic, sur Cupidon et à propos du célèbre concours de cuisine Bocuse. Enfin, il y aura une rubrique spéciale sur le tennis.

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Revue de presse #6 - Bac STMG

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Edito

Après les résolutions de janvier, peuvent venir les désillusions de février mais heureusement ce mois bien froid est placé sous le symbole bienveillant de l’amour. De l’amour, on en trouve de toutes sortes : l’amour amical, l’amour rival, l’amour sentimental, l’amour narcissique, l’amour fraternel, l’amour passionnel, l’amour idéal, l’amour fantasmatique … Et c’est ainsi que nous nous intéresserons à comment on peut retrouver ce mot fourre-tout amour dans notre quotidien. Sous le regard surplombant de la Saint-Valentin, on se concentrera alors sur une publicité de Meetic, dont la vision des sentiments est assez particulière. On parlera aussi un petit peu de la figure de Cupidon, qui va envahir (si ce n’est déjà fait) toutes les boutiques que nous croiserons. Inspiré par une citation placée sur l’assiette végétale réalisée au concours de cuisine du Bocuse d’Or, on évoquera l’amour-compassion que les protecteurs de la cause animale défendent. Enfin, avec un peu de sport, on fera référence aux paires qui ont fait vibrer d’émotions la planète tennistique, répandant alors l’amour de la petite balle jaune, de la raquette et de son adversaire. Sous cet hospice de fair-play, on balance la citation de l’édition :

 

« Qu'aime l'amour ? L'infinité. Que craint l'amour ? Des bornes. »  Sören Kierkegaard.

 

OM : je t’M ? Meetic : droit au but ?

 

Il y a un an, Meetic nous gratifiait d’une publicité au sein de laquelle un jeune monsieur semblait se préparer pour un rendez-vous amoureux. Heureux et fier comme un champion, il sortait de la douche l’air assuré, lançait des regards à son miroir, levait les biceps tel un bodybuilder, se séchait les cheveux langoureusement, se parfumait les parties intimes, repassait ses vêtements choisis avec précaution et s’allumait même une bougie … jusqu’à ce que ses amis, tous vêtus d’un maillot de foot bleu clair (qui nous rappelle un certain club de foot français dont la fierté reste la victoire d’une ligue des champions), franchissent le pas de la porte, heureux, en célibataires.

Pourquoi vous parler de cette publicité et pourquoi maintenant ?

Tout d’abord, elle a attiré mon attention pour diverses raisons. Et, l’une d’entre elles, que Meetic n’aurait sûrement pas suspecté avec ses statistiques, c’est que j’ai reconnu un acteur (Samuel Brafman) que j’apprécie et que j’avais découvert dans la modeste mais fantastique série française : Le Visiteur du futur. Ensuite, j’avoue que je trouve toujours drôle et intrigant le fait que les publicitaires aient recours aux couleurs de l’Olympique de Marseille, comme si dans la mémoire collective, ce club était celui qu’on pourrait assimiler au ballon rond, à la simple vision d’un maillot. Et, ils n’ont pas tort, car à la seconde où je vois la bande de potes de Samuel Brafman entrer, une écharpe à la main et le sourire aux lèvres, qui s’articulent pour réaliser toutes sortes de cris de supporters, je sais que j’ai affaire à une bande de footeux qui, comme me le dit Meetic, à défaut de s’envoyer en l’air, va s’envoyer un match de foot et à défaut de relooker l’objet aimé, relookera le beau survet de Bielsa (à l’époque) ! Et c’est là que je note, avec admiration, que cet équipement, tant critiqué car étant loin de s’approcher de l’élégance de Pepe Guardiola, a tout de même réussi son pari marketing, comme nous le montre cette publicité de Meetic ou celle de Winamax (où Rémi, ce passionné de foot, a tout compris et est accompagné d’une belle blonde, qui l’aime tendrement).

Quoi qu’il en soit, toutes ces publicités, dans leurs plans, leurs répliques, leur choix d’acteur serait décryptables à souhait, permettant d’analyser notre mode de fonctionnement en tant que consommateur, tel qu’on réaliserait un commentaire de texte pour expliquer notre culture. Sans m’étendre trop à l’écrit sur la question, je terminerai en affirmant qu’alors que les experts ne regardent déjà plus la publicité Meetic, cherchant à savoir s’il s’agit d’une imitation du maillot de l’OM ou de celui de Napoli, Meetic prend tout de même la précaution de réaliser un plan peu esthétique, nous montrant un ballon de foot, au cas où on n’aurait pas compris … Le message doit être clair : aime l’OM ; supporte tes potes ; liberté, télé, fraternité...

Mais pourtant, le spectre de l’amour vient hanter le salon de la bande de copains et la publicité se termine par une semi-promesse enchanteresse : vous ne serez plus célibataire l’an prochain, auquel cas Meetic vous remboursera. Et, là, on en arrive à parler du deuxième intérêt de la publicité : celui de l’actualité. Un an après, connaissez-vous quelqu’un qui puisse nous faire un petit feedback de son expérience Meetic post Saint-Valentin 2016 ? Est-ce que le champion de foot que vous étiez est devenu un buteur des cœurs ou avez-vous obtenu une compensation financière suite au report du match ? 

 

Qui est Cupidon ?

 

Chaque année, vous ou l’un de vos amis joue le rôle de ce rebelle de la consommation de l’amour et crie au scandale de la mercantilisation du love par une fête célébrant, entres autres, un bébé potelé, en couches, faisant joujou avec un arc à flèches qu’il ne maîtrise guerre. Please, keep on going ! Mais, attention, Cupidon n’est pas tout à fait celui que vous croyez et je vais vous l’expliquer. 

Personnellement, j’ai découvert le petit malicieux via la BD belge éponyme (qui porte le même nom), Cupidon, qui était apparue au début des années 2000. J’avais bien compris qu’on le considérait comme un ange mais je me demandais un peu d’où une telle figure pouvait venir. Puis, j’ai connu un peu plus L’Énéide. En guise de petit cours rapide, L’Énéide est une épopée en vers, écrite par Virgile, poète romain. Elle retrace le parcours d’Énée, cousin de Paris et Hector (princes de Troie). La guerre de Troie prend fin alors quand le camp des Grecs (dans lequel on trouve Ulysse et Achille) est en train de réduire Troie en cendres. Enée fuit, l’épée de Troie à la main et se voit alors confier la mission de reconstruire une nouvelle cité pour son peuple qui, d’ailleurs, ne sera autre que Rome. Niveau construction de ville, la famille d’Énée était bien efficace. Enée parvient ainsi à son but et cette réussite est notamment due à la protection que certains dieux, et surtout déesses (car tout le conflit de Troie provient d’une gué-guerre entre Héra, Aphrodite et Athéna) lui ont apporté. Notamment, la maman d’Énée n’est autre que la sulfureuse déesse de l’amour Aphrodite et le frère du fuyard répond au nom de Cupidon. Et voilà pourquoi ce petit gosse est associé à l’amour ! C’est le fils d’Aphrodite. 

L’Énéide raconte que le bambin, dont le hochet est une flèche, protégea son frère de la puissante reine Didon en faisant naître en elle le sentiment d’amour à l’égard d’Énée, la rendant alors inoffensive vis-à-vis de ce dernier ; la pauvre se jetant d’ailleurs dans un bûché créé par ses soins lorsque le troyen l’abandonne pour continuer de chercher sa nouvelle cité. Et de là, vous comprenez un peu mieux les métaphores et maximes : feu ardent de l’amour, flammes du cœur, le bonheur des uns fait le malheur des autres, l’amour est un cadeau empoisonné, l’ange-démon … Oui, on s’autorise à penser que Cupidon n’est qu’un petit filou, pantin, servant les intérêts de sa maman, Aphrodite. Histoire qu’on n’ait pas trop envie de l’étriper, histoire qu’il vende des contes mythologiques, histoire qu’il vende à la Saint Valentin ... oui, il est impératif de le représenter de la façon la plus mignonne qu’il soit. 

 

Quel cœur pour Bocuse ?

 

Le Bocuse d’or est un concours de cuisine se déroulant à Lyon. Il tient son nom du pape de la cuisine lyonnaise (voire française) Paul Bocuse, dont le nom se retrouve un petit peu partout à Lyon, allant des différents établissements éponymes, qu’on retrouve sur la place Bellecour, à certains articles de magazines etc. 

Pour parler de ce grand concours, quelques journalistes utilisent les termes de J.O de la gastronomie car ce sont, en effet, des équipes nationales qui s’affrontent autour de diverses épreuves. Et, cette année, la surprise provenait du fait que l’une d’entre elles consistait à réaliser une assiette entièrement végétale, autrement dit végétalienne, autrement dit sans viande ni poisson ni lait ni miel ni œuf (aka vegan). Mais pourquoi parler de cela dans une revue de presse placée sous le signe de l’amour ? Et on vous répond alors que l’assiette végétale de la France (qui a d’ailleurs remporté le concours dans la catégorie : assiette végétale) était présentée avec un petit coffret, sur lequel on retrouvait une citation bien sentimentale (de Saint-Exupéry) : 

 

“On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux”.

Mais de quoi parlons-nous alors avec le mot “cœur” ? Cœur d’artichaut, comme le formule l’expression idiomatique ? Cœur de beurre, comme disent quelques grands-parents ? Cœur de porc, comme s’adonne à le cuisiner certains ? Parle-t-on du cœur, foyer des sentiments ou de l’organe juteux et sanguin ? Évoque-t-on le plaisir des papilles, l’amour gargantuesque de la nourriture ? Ou réfère-t-on à ce fameux amour du produit que prônent les cuisiniers : amour du produit, qu’on retrouve dans une assiette végétale, qui dans le respect le plus total du produit fait qu’on n’y goûte pas ceux dont les yeux rendent visible l’essentiel et dont le cœur ressent, dévoile ainsi que voit les sentiments. 

 

Je ne peux pas, j’ai tennis. 

 

Certes c’était lors d’un week-end de fin janvier et non de début février que s’est achevée une incroyable édition de l’Australie Open (de tennis).  Et, si nous la caractérisons d’incroyable c’est car elle a réuni deux paires hors-normes de finalistes. La première qui livrait son show était le duo familial des Williams. En effet, alors qu’on pourrait caractériser les deux frangines de presque vétérantes, chacune d’entre elle avait su mener sa barque pour atteindre la finale. Après ce match rétro, dont la plus jeune, Séréna, est sortie vainqueur, deux autres acteurs mettaient en scène un spectacle old school. Il s’agissait de Rafaël Nadal et de Roger Federer, dont la rivalité amicale avait déjà marquée le tennis à tout jamais. Et, pour inverser la logique féminine, c’est le plus âgé, Federer, qui a remporté le titre. Mais, plus qu’une question d’âge, plus qu’une question de liens marketing de rivalité, plus que le fait que les liens du sang se retrouvaient dans ceux des boyaux du cordage, c’est l’amour du jeu et le respect des légendes qui étaient mis à l’honneur ce week-end. Les spectateurs frissonnaient d’enthousiasme alors que les acteurs se gorgeaient de sensations tennistiques perdues depuis plus ou moins longtemps pour chacun d’entre eux. Ce trop-plein d’exaltation sportive a permis de démontrer que c’est l’amour de la performance et du dépassement de soi qui mène au fair-play, qu’on a retrouvé jusque dans les tweets des ex-adversaires des

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